Nº 2010/25 – Toronto (Ontario) – Le 30 avril 2010
Sous réserve de modifications
Je suis ravi d’être ici et de m’adresser aux délégués du 14e Forum pour le Partenariat avec l’Afrique, le premier à se tenir au Canada depuis la création du Forum en 2003.
Je suis d’autant plus heureux d’être ici que l’année 2010 est une année importante pour le Canada.
Le Canada est fier d’être l’un des quatre coprésidents du Forum, et très honoré d’accueillir les sommets des dirigeants du G8 et du G20 en juin.
En 2002, le Canada a accueilli le Sommet du G8 à Kananaskis, dans le cadre duquel les dirigeants ont adopté le Plan d’action du G8 pour l’Afrique. Ce Plan vise à soutenir les objectifs du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique et à servir de complément.
Pour le Canada, les relations avec l’Afrique ne sont certes pas nouvelles.
Grâce à notre appartenance commune au Commonwealth et à la Francophonie, de concert avec plusieurs nations africaines, ainsi qu’à nos solides liens interpersonnels, l’amitié et le partenariat qui existent entre nos pays sont historiques et fructueux.
Les sommets à venir, celui du G8 à Muskoka et celui du G20 ici à Toronto, arrivent à un moment important dans les relations entre l’Afrique et ses partenaires du développement.
Près de cinq ans se sont écoulés depuis le Sommet du G8 à Gleneagles, en Écosse, et les principaux engagements qui y ont été pris doivent maintenant être honorés.
Je suis fier de dire que le Canada a respecté l’engagement contracté à Gleneagles de doubler son aide à l’Afrique, et que nous avons rempli cet engagement un an avant l’échéance.
Ainsi, l’appui du Canada à l’Afrique s’est élevé à 2,1 milliards de dollars en 2008 2009.
En outre, nous avons entièrement délié notre aide alimentaire et nous sommes en train d’en faire autant pour l’ensemble de notre aide d’ici 2012.
Nous nous engageons à mettre en œuvre l’accord de L’Aquila sur la sécurité alimentaire, auquel le Canada a apporté une contribution de 600 millions de dollars.
Par ailleurs, le Sommet de Muskoka se tiendra au moment où nous en serons aux deux tiers de l’échéancier des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) des Nations Unies.
Certes, il y a eu des progrès notables dans certains domaines, mais il reste encore beaucoup à faire pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement, surtout en Afrique, avec seulement cinq ans avant la date cible de 2015.
Le prochain Sommet du G8 est l’occasion de faire le point sur les efforts déployés pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement et d’autres engagements.
À titre d’hôte, le Canada mettra de l’avant un programme pragmatique et axé sur les résultats, qui donnera suite aux engagements passés et qui définira des objectifs précis pour les dirigeants du G8.
Le G20 sera aussi un mécanisme important alors que nous poursuivons la réalisation de nos objectifs communs de prospérité économique mondiale.
Nous croyons que le G20 a été et continuera d’être un chef de file dans la recherche de solutions concrètes et crédibles aux défis économiques mondiaux. Nous soutenons pleinement le G20 dans son nouveau rôle de principal forum pour la coopération économique internationale.
Veiller à ce que le G8 et le G20 respectent leurs engagements et en rendent compte est une des priorités clés du Canada.
La réalisation de cette priorité en partenariat avec l’Afrique et la communauté internationale est au cœur de la crédibilité et de la légitimité du G8 et du G20.
Or, nous ne pouvons respecter nos engagements ou atteindre nos objectifs communs seuls. Nous aurons besoin de travailler avec des partenaires internationaux pour tracer la voie de la reprise et d’une nouvelle prospérité.
Depuis son lancement lors du Sommet du G8 de 2003 à Évian, en France, le Forum pour le Partenariat avec l’Afrique s’est avéré un moyen efficace par lequel les gouvernements et les institutions internationales peuvent contribuer au développement de l’Afrique et au programme de réformes politiques et économiques énoncé dans le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique.
Le Forum joue un rôle majeur dans la promotion de la responsabilité mutuelle ainsi que dans la surveillance du respect des engagements par les deux côtés du partenariat.
En outre, le Forum nous offre l’occasion de travailler ensemble, non seulement pour discuter des défis auxquels fait face le continent, mais aussi pour saisir les possibilités qu’offre une Afrique nouvelle et dynamique.
Nous ne devons pas perdre de vue certaines réalisations impressionnantes de l’Afrique :
Le Forum a tout ce qu’il faut pour devenir une tribune importante pour discuter de ces défis urgents et trouver des solutions novatrices, ainsi que pour élargir le soutien à ces solutions.
De même, le Canada a soutenu l’Afrique et est intervenu lorsque la région a été confrontée à des défis humanitaires.
Même si le Forum n’est pas un organisme d’aide humanitaire, en cette ère marquée par une insécurité alimentaire accrue et l’exposition aux catastrophes naturelles, il peut et doit servir de véhicule pour renforcer notre capacité collective à réduire la vulnérabilité de l’Afrique.
Je suis heureux de voir que vous vous pencherez ce matin sur les Objectifs du Millénaire pour le développement, en particulier sur la santé maternelle, néonatale et infantile qui sera le premier pilier du sommet des dirigeants du G8.
Lors de nos premières consultations de planification pour le Sommet de Muskoka, des partenaires africains nous ont dit que cette question urgente était celle qui mettait le plus à l’épreuve la capacité de l’Afrique d’atteindre les Objectifs du Millénaire.
Par la suite, le premier ministre Stephen Harper a annoncé que le Canada se fera le champion d’une nouvelle initiative importante visant à améliorer la santé des femmes et des enfants dans les régions les plus vulnérables de la planète.
Ma collègue, la ministre [de la Coopération internationale] Bev Oda, vous a parlé de cette initiative hier soir.
Le deuxième pilier du Sommet des dirigeants du G8 portera sur la paix et la sécurité.
Nous nous pencherons sur un problème d’un intérêt particulier pour l’Afrique, celui de savoir comment mieux aider les États et les régions vulnérables à renforcer leur capacité à prévenir les futurs conflits et à mobiliser les ressources civiles en faveur de la paix.
Lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères du G8, tenue en mars à Gatineau, au Québec, nous avons convenu que les approches régionales sont très importantes pour contrer plus efficacement le terrorisme et ses causes profondes.
Nous avons également discuté des moyens d’aider les pays africains et les institutions régionales à renforcer leurs capacités de lutter contre le terrorisme ainsi que les problèmes connexes que sont le crime organisé, le trafic de drogues et la piraterie.
En conclusion, je veux vous assurer que même en cette année si capitale pour le Canada sur la scène internationale, nous demeurerons constants et fidèles à notre engagement à l’égard de notre partenariat historique avec l'Afrique.
Je vous remercie.