Allocution du ministre d’État Lebel, au nom du ministre Cannon, à l’occasion de l’événement relatif au périmètre

No 2011/12 – Montréal (Québec) - Le 13 mars 2011

Sous réserve de modifications

Nous avons la chance d’être accueillis ici par l’Agence des services frontaliers du Canada aujourd’hui. C’est l’un des lieux où l’Agence assure la circulation efficace et sûre des conteneurs qui arrivent au port de Montréal, un carrefour important de l’activité commerciale du Canada.

Sur le million de conteneurs qui entrent au port de Montréal chaque année, un grand nombre est destiné aux États-Unis, tandis que d’autres apportent des marchandises importées des États-Unis au Canada.

Inutile de dire que le Canada et les États-Unis ont un intérêt commun à ce que les marchandises qui entrent dans des ports importants comme celui-ci ne présentent aucun danger et soient sécuritaires, de façon à ce que le commerce légitime puisse circuler librement entre nos deux pays et à ce que les menaces soient maîtrisées le plus rapidement possible.

Cela signifie que nous devons travailler avec nos alliés, et tout particulièrement avec nos amis du Sud. Le Canada et les États-Unis ont des liens d’amitié étroits et ils s’entraident depuis longtemps pour atteindre leurs objectifs communs : la compétitivité économique, la création d’emplois et des frontières sûres et sécuritaires.

Le 4 février, le premier ministre Stephen Harper et le président Barack Obama ont annoncé une vision commune de la sécurité et de la compétitivité économique à l’intérieur du périmètre. Dans une déclaration commune, ils ont rappelé que le Canada et les États-Unis « sont des alliés indéfectibles, des partenaires économiques essentiels et des amis fidèles ».

Dans cette déclaration, le premier ministre et le président ont exprimé leur intention d’amener nos deux pays à collaborer à l’élaboration d’une stratégie intégrée pour la sécurité du fret, afin que des méthodes d’inspection compatibles soient appliquées aux marchandises et au fret avant leur départ des ports étrangers à destination du Canada ou des États-Unis. De sorte que dès leur entrée sur le territoire de l’un ou l’autre pays, nous puissions, ensemble, accélérer les passages subséquents aux points d’entrée terrestres de nos deux pays. 

Cette collaboration plus étroite entre le Canada et les États-Unis n’est que l’un des multiples domaines auxquels nos représentants des deux côtés de la frontière travailleront ensemble au cours des prochains mois.

Mais pour réussir, nous voulons savoir sur quels axes prioritaires les Canadiens voudraient que nous fassions porter nos efforts. C’est pourquoi je suis ravi d’être ici aujourd’hui afin de lancer officiellement les consultations publiques sur le processus lié au périmètre de sécurité et de la compétitivité économique Canada–États-Unis qu’ont annoncées le premier ministre Harper et le président Obama.

Nous voulons savoir ce que pensent les groupes qui ont un intérêt à ce que la frontière soit sûre et ouverte au commerce. 

Nous voulons connaître l’avis des personnes les plus concernées par les objectifs que nous visons, c’est-à-dire les propriétaires des petites entreprises dont l’activité dépend de la sécurité et de l’efficacité du port de Montréal, et les travailleurs qui sont aux premières lignes, ici et aux autres points d’entrée au Canada. Nous voulons avoir l’avis de tous les Canadiens qui ont intérêt à ce que notre frontière soit ouverte et sécuritaire parce que ce sont eux qui l’utilisent — et non le gouvernement.

D’ici au 21 avril, nous invitons les Canadiens à soumettre leurs commentaires sur le site Internet plandactionfrontalier.gc.ca

Nous rendrons publics les résultats de ces consultations, qui nous aideront à formuler un plan d’action dans les mois à venir. 

Au fil des décennies, des générations de Canadiens et d’Américains ont bâti un partenariat dont ils peuvent être fiers — un partenariat qui fait l’envie et l’admiration du monde entier. 

Je suis convaincu que les Canadiens profiteront de cette possibilité nouvelle de faire leur propre contribution à l’avenir de notre frontière ainsi qu’à la sécurité et à la prospérité des citoyens de nos deux pays, aujourd’hui et au cours des années qui viennent. 

Je vous remercie.