No 2011/18 - Ottawa (Ontario) - Le 24 mai 2011
Sous réserve de modifications
Je viens de quitter la première réunion du Comité du Cabinet chargé de la sécurité nationale, qui est présidé par le premier ministre Stephen Harper.
J’ai informé les membres du Comité de la situation en Syrie.
Et je suis ici pour annoncer qu’aux termes de la Loi sur les mesures économiques spéciales, le Canada imposera immédiatement des sanctions économiques aux membres du régime syrien actuel.
Nous prenons ces mesures parce que le régime refuse obstinément de mettre fin à la répression violente qu’il exerce à l’endroit de manifestants pacifiques, et à cause de la menace que cela pose dans la région.
Cette horrible répression doit cesser. Elle constitue une grave violation de la paix internationale.
Selon les informations reçues, plus d’un millier de personnes ont été tuées par les forces militaires et les forces de sécurité syriennes depuis le 15 mars. Des centaines d’autres ont été blessées. Et on estime à 10 000 le nombre de personnes qui ont été arrêtées
La communauté internationale ne reste pas les bras croisés. Le Canada non plus.
Les mesures que nous prenons feront en sorte que ceux qui sont associés au régime syrien actuel, que l’on croit interdits d’entrée au Canada, seront empêchés d’y venir.
Ces mesures interdiront aussi l’exportation du Canada vers la Syrie des biens et de la technologie qui font l’objet de contrôles à l’exportation.
Cela comprend les armes, les munitions et les produits militaires, nucléaires et stratégiques destinés à être utilisés par les forces armées, la police et d’autres instances gouvernementales en Syrie.
Toutes les ententes et les initiatives bilatérales de coopération avec la Syrie sont suspendues.
Le Canada recommande toujours d’éviter tout voyage en Syrie.
Ces sanctions imposent une série de mesures ciblées à l’endroit du régime syrien, et à l’endroit d’autres personnes et entités désignées.
Elles interdisent à toute personne au Canada et aux Canadiens à l’étranger de se livrer au commerce de biens appartenant à des personnes figurant sur la liste dressée par le gouverneur en conseil.
Il est interdit de fournir des services financiers aux personnes dont le nom figure sur la liste et de mettre quelque bien que ce soit à leur disposition.
Ces mesures sont conformes aux priorités de la politique étrangère du Canada.
Les sanctions que nous mettons en place ciblent le régime syrien actuel, et ne visent aucunement à punir le peuple syrien.
Le peuple syrien a clairement exprimé son désir d’avoir un système de gouvernement plus transparent. Son appel à une société plus démocratique a été entendu.
Nous demandons avec instance aux autorités syriennes de respecter le droit du peuple syrien à la liberté de réunion et d’expression.
Nous exhortons les autorités syriennes à cesser immédiatement le recours à la force contre les manifestants pacifiques.
Le Canada condamne avec force les agissements du régime actuel.