Nº 2011/44 - Ottawa (Ontario) - Le 15 décembre 2011
Sous réserve de modifications
Depuis de nombreux mois déjà, le peuple syrien appelle à de véritables réformes démocratiques.
Le régime du président Assad a répondu à cet appel par une répression brutale et violente, qui aurait tué ou blessé, estime-t-on, près de 5 000 hommes, femmes et enfants.
Comme vous le savez, le gouvernement du Canada a agi en condamnant fermement la campagne de terreur menée par le président Assad.
Nous avons pris position, nous l’avons fait connaître, et nous avons agi avec rapidité, détermination et constance, dès le début de cette crise. Nous avons également imposé des sanctions strictes et ciblées contre le régime et ses partisans.
Ces sanctions, conjuguées à celles de nos partenaires internationaux, ont eu pour effet d’isoler le régime et elles donnent des résultats notables.
Les mesures que nous avons mises en place ne visent pas à rendre plus difficile la vie du peuple syrien, mais plutôt à faire savoir au président Assad et à ses sbires que leurs gestes sont tout à fait inacceptables. Le Canada accorde son soutien aux efforts de tous les peuples qui cherchent à exercer leurs libertés fondamentales, et nous espérons l’avènement d’une nouvelle Syrie, qui vivra dans la paix avec ses voisins et respectera les droits de son peuple.
Il n’y a pas que l’Occident qui exerce des pressions contre le régime du président Assad. En effet, des voisins de la Syrie, et d’anciens partenaires au sein de la Ligue arabe, ont adopté des mesures fermes et louables, notamment la suspension officielle de la participation de la Syrie à la Ligue arabe, et l’imposition de sanctions strictes contre le pays. Le message est on ne peut plus clair. Le régime Assad a perdu toute légitimité et son comportement odieux ne sera pas toléré.
Et ce message est plus opportun et pertinent que jamais.
Par ailleurs, la détérioration de la situation et les sanctions imposées à la Syrie par la Ligue arabe auront d’importantes répercussions sur le transport aérien commercial.
Il est donc possible que, à mesure que la situation se détériore, les Canadiens qui souhaitent quitter la Syrie aient de plus en plus de mal à trouver un vol.
De plus, les autorités syriennes imposent d’importantes restrictions aux déplacements des diplomates canadiens. Cela limitera leur capacité à se déplacer à l’intérieur du pays et, par là même, à fournir une aide consulaire adéquate aux Canadiens en cas d’urgence.
C’est pourquoi, aujourd’hui, nous exhortons une fois de plus les Canadiens à quitter ce pays. Pour les aider à cette fin, nous lançons un programme d’évacuation volontaire.
Du personnel mobilisé à l’échelle du gouvernement est prêt à apporter une aide consulaire spécialisée. L’ambassade du Canada à Damas pourra aussi aider les Canadiens en Syrie, y compris leurs conjoints et leurs enfants à charge, à obtenir les documents de voyage et les visas nécessaires, dès aujourd’hui et jusqu’au 14 janvier 2012. Nous suivrons en permanence la situation en Syrie par l’intermédiaire de notre ambassade, et nous informerons les Canadiens de son évolution.
Ces mesures visent à aider les Canadiens dès maintenant, et non pas plus tard, alors que nos ressources pour leur venir en aide pourraient se trouver réduites sans préavis.
Pour terminer, je tiens à réaffirmer, une nouvelle fois, que nous invitons fortement les citoyens canadiens, leurs conjoints et leurs enfants à charge à présenter dès maintenant une demande pour obtenir les documents de voyage requis, et à quitter la Syrie. Nous mettrons tout en œuvre pour accélérer le traitement des demandes en provenance de la Syrie, pendant qu’il est encore temps de partir.
Je sais qu’il s’agit d’une période difficile pour le peuple syrien, et que celui-ci doit affronter des épreuves inouïes dans sa lutte pour un avenir meilleur.
Je sais également que les personnes qui ont des êtres chers en Syrie nous aideront à leur transmettre ce message : il est temps de quitter la Syrie dès maintenant.
Je vous remercie.