Discours du ministre Baird devant l’Asia Society de Hong Kong

Le 13 mars 2013 – Hong Kong

Sous réserve de modifications

Le Canada dans le siècle de l’Asie-Pacifique

Mesdames et Messieurs, je suis très heureux d’être revenu à Hong Kong et de poursuivre sur la lancée du récent voyage du premier ministre [Stephen] Harper.

Avec une présence de 295 000 citoyens canadiens, Hong Kong est véritablement « la ville du Canada en Asie ».

Je tiens tout particulièrement à remercier l’Asia Society de Hong Kong de m’avoir invité à m’adresser à vous aujourd’hui et d’avoir organisé une rencontre aussi impressionnante.

Je suis ravi de me retrouver ici à Hong Kong, qui est l’une de mes villes favorites dans le monde.

D’abord, permettez-moi de vous entretenir de l’évolution de l’engagement actuel et futur du Canada dans cette dynamique région du monde.

Je n’ai pas besoin de dire à quiconque dans cette salle ce que vous savez tous déjà : le centre de gravité du monde — économique, politique et démographique — se déplace vers l’Asie. Certains diront même, sans se tromper, qu’il s’agit en fait d’un retour vers l’Asie après un bref intermède de quelques centaines d’années.

Je peux vous dire que notre gouvernement est très emballé par les possibilités qu’offre la région pour notre prospérité à long terme.

Nous sommes conscients au plus haut point du fait que la croissance du commerce et des marchés contribue à sortir de la pauvreté des millions de personnes de la région et à favoriser l’émergence d’une classe moyenne à un rythme jamais vu dans l’histoire de l’humanité.

La montée de la classe moyenne en Asie se traduit par un accès accru à l’éducation et aux soins de santé. Les citoyens profitent de meilleurs emplois et de relations plus étroites avec le reste de la planète.

Les salaires sont à la hausse. Les populations urbaines se gonflent. Les libertés économiques et politiques rejoignent une part croissante des citoyens.

La montée de l’Asie transforme et enrichit des centaines de millions de vies humaines à un rythme effréné. Et cela signifie que tout le monde, aujourd’hui, a un enjeu de plus en plus important en Asie.

Je peux vous le confirmer : le gouvernement canadien l’a bien compris. Les entreprises canadiennes l’ont également bien compris et les Canadiens viennent ici de plus en plus fréquemment pour établir des partenariats et faire des affaires en Asie.

Nous comprenons que l’Asie regorge de possibilités nouvelles qui pourront stimuler la prospérité économique du Canada. Nous savons que le Canada doit jouer un rôle dynamique dans cette région du monde. Ce n’est ni un choix, ni une option, mais un impératif national.

L’expansion constante de l’Asie a des répercussions immédiates et profondes pour le Canada.

Permettez-moi de vous parler des raisons qui incitent notre gouvernement à inclure cette région dans la liste de nos priorités en matière de politique étrangère et de vous présenter les actions concrètes que nous menons sur quatre plans :

  • le commerce
  • le renforcement de nos relations avec nos partenaires
  • la gouvernance et la sécurité régionale
  • la promotion des valeurs canadiennes

Le programme commercial du Canada en Asie

Notre gouvernement a dirigé le programme commercial le plus ambitieux de l’histoire du pays.

Nous prenons des mesures musclées afin d’assurer la prospérité à long terme des Canadiens, et nous ne nous en excusons pas. Nous reconnaissons aussi que les relations commerciales donnent les meilleurs résultats quand elles sont mutuellement avantageuses.

Et les perspectives sont très favorables : les échanges commerciaux entre le Canada et l’Asie ont plus que doublé en une seule génération.

En outre, l’investissement au Canada en provenance d’Asie a augmenté de plus de 400 p. 100 au cours des vingt dernières années.

Le Canada peut selon nous jouer un important rôle d’appui à l’expansion économique et à la modernisation de la région. Il peut notamment répondre avec vigueur aux besoins de la classe moyenne en plein essor de l’Asie, en participant à la construction de villes et d’infrastructures civiles, en répondant aux besoins en matière de communications et de TI et en offrant des programmes d’éducation de premier ordre, des services financiers, divers services d’approvisionnement en énergie et en technologies écologiques ainsi que des produits agricoles et agroalimentaires, à mesure qu’évoluent et que s’améliorent les régimes alimentaires.

Les entreprises canadiennes démontrent clairement qu’elles sont en mesure de répondre aux exigences des économies asiatiques dans ces secteurs importants, et notamment à Hong Kong, où elles ont apporté des contributions majeures.

Par exemple, vous ne savez peut être pas que ce sont des ingénieurs canadiens qui ont mis au point 90 p. 100 des systèmes de surveillance et de contrôle de la circulation des principaux tunnels et autoroutes de Hong Kong, y compris le projet primé de la route 8, auxquels les sociétés canadiennes Delcan [Corporation], IBI [Group Inc.], Buckland & Taylor [Ltd] et RDWI [Rowan Williams Davies & Irwin Inc.] ainsi que l’Université Western Ontario ont toutes apporté des contributions importantes.

Par ailleurs, il est fort probable que la dernière fois où vous avez pris l’avion pour Hong Kong, votre pilote ait été formé à l’aide de simulateurs de vol canadiens produits par la société CAE [Inc.].

Nous réussissons même parfois à nous rendre jusque dans vos assiettes, au moyen d’exportations telles que les fruits de mer que nous venons de savourer.

Les entreprises canadiennes — grandes et petites — connaissent donc des succès de plus en plus nombreux à Hong Kong, et ce, dans tous les secteurs.

Nous reconnaissons cependant que nous vivons une période d’incertitude économique persistante et que nous devons en faire plus pour diversifier nos échanges commerciaux avec les économies asiatiques en croissance.

En effet, nous avons signé six accords de libre-échange avec neuf pays depuis 2006, mais nous n’en avons pas un seul avec un pays d’Asie. Nos liens avec la région en matière de commerce et d’investissement se resserrent de plus en plus, mais ils n’ont toujours pas atteint leur plein potentiel.

Nous savons que cette région ne saurait être tenue pour acquise. Nous ne pouvons nous permettre d’être complaisants envers nous-mêmes.

C’est la raison pour laquelle nous avons fait de nos échanges avec l’Asie une grande priorité de notre politique étrangère.

Sous la direction de mon éminent collègue, le ministre du Commerce international Ed Fast, le Canada mène des négociations pour conclure des accords commerciaux avec l’Inde, le Japon et la Corée du Sud, et a entrepris des pourparlers préliminaires avec la Thaïlande.

Nous nous sommes joints aux négociations du Partenariat transpacifique, auxquelles participent 10 pays de la région de l'Asie-Pacifique.

De plus, nous approfondissons nos liens commerciaux avec, entre autres, la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud, la région de l’ANASE [Association des nations de l’Asie du Sud-Est], et bien sûr avec Hong Kong.

Resserrer nos liens avec nos partenaires en Asie

Vous savez, tout comme nous le savons, que les relations sont un ingrédient essentiel de la conduite des affaires dans cette partie du monde.

Les relations revêtent une importance capitale. Elles permettent d'établir la confiance et la compréhension, d’éviter et de régler les différends, de cerner les possibilités de partenariat et de conclure des affaires.

J'ai appris que pour être efficace, la diplomatie, tout comme les affaires, repose sur l’établissement de relations solides. Pour ce faire, il nous faut assurer une présence visible en Asie.

C’est d’ailleurs en Chine que j’ai effectué il y a deux ans ma première visite bilatérale importante en tant que ministre des Affaires étrangères. Depuis, j’y suis retourné six fois et je continuerai à y revenir fréquemment. Cette présence fréquente va bien au-delà du symbolisme. Nous comprenons fort bien que c’est un engagement de haut niveau qu’il faut pour réussir.

Et c’est d’ailleurs un engagement partagé par le premier ministre Stephen Harper, mes collègues du Cabinet et les premiers ministres provinciaux, dont plusieurs ont visité Hong Kong l’automne dernier dans le cadre de la mission du Conseil de la fédération dans la Chine élargie.

Au cours des quatre dernières années seulement, nous avons effectué une centaine de visites en Asie, qu’il s’agisse de ministres du Cabinet ou du premier ministre.

Bien entendu, de simples visites régulières ne suffisent pas à établir une présence dans la région. C’est la raison pour laquelle nous investissons dans nos réseaux diplomatiques et autres en Asie.

Malgré la période de restrictions budgétaires que traverse notre pays, nous avons plus que doublé le nombre de bureaux du Canada en Chine et en Inde. Les ressources que nous consacrons à l’appui de notre présence en Asie n’ont jamais été aussi imposantes.

Nous ouvrirons des bureaux commerciaux et des missions diplomatiques là où nous en avons besoin présentement et ultérieurement.

Nous venons d’ouvrir un consulat à Bangalore [en Inde], nous avons renforcé notre présence à Chongqing [Chine] et nous ouvrons notre toute première ambassade à Yangon, en Birmanie. En outre, nous avons agrandi des missions déjà en place dans des pays représentant une priorité comme l’Indonésie et la Thaïlande. En fait, le Canada possède le deuxième plus important réseau de bureaux en Inde. Nous comptons 11 points de service dans l’ensemble de la Chine et nous espérons élargir ce réseau encore davantage.

Nous reconnaissons aussi et mettons à profit le rôle positif que le secteur privé, les universités et la société civile du Canada peuvent jouer de par leur présence à l’étranger.

Ces importants réseaux et acteurs canadiens sont en mesure de communiquer les valeurs et de promouvoir concrètement les intérêts du Canada et ainsi stimuler l’emploi et la prospérité dans les collectivités où ils mènent des activités.

Contribuer à la coopération en matière de sécurité en Asie

Nous savons que l’Asie revêt une importance cruciale pour la création de débouchés économiques pour les Canadiens, et nous savons également que les occasions d’affaires sont stimulées par des marchés stables et sûrs dans des régions où règne la paix. La sécurité et la prospérité sont indissociables.

Nous contribuons de façon importante à assurer la paix et la sécurité dans la région.

Nous avons relevé au niveau ministériel notre participation au Dialogue de Shangri-La et nous participons régulièrement à l’exercice Rim of the Pacific. Notre gouvernement s’est résolument engagé à intensifier la coopération entre les forces des pays partenaires et à améliorer l’état de préparation des forces militaires. Nous participons activement au Groupe de travail sur la lutte contre le terrorisme de l’APEC et avons coprésidé l’année dernière un forum régional de l’ANASE sur la lutte contre le terrorisme.

Nous avons mis en place des consultations régulières sur la lutte contre le terrorisme avec la Chine et l’Inde en vue de renforcer notre coopération. Nous aidons des États à prévenir le terrorisme et à y répondre en offrant de la formation, de l'équipement ainsi qu’une aide technique et juridique.

Nous contribuons aussi aux efforts que déploient nos partenaires pour lutter contre le passage de clandestins partout en Asie du Sud-Est avant que ceux-ci ne débarquent sur nos côtes.

Nous appuyons la création d’unités portuaires multipartites de renseignements en Indonésie, au Cambodge et en Thaïlande. La formation et l’équipement offerts par le Canada ont déjà contribué à lutter contre d’impitoyables groupes du crime organisé qui s’attaquent aux personnes vulnérables.

Nous nous efforçons de prévenir des bouleversements aussi divers que des crises financières ou des catastrophes naturelles et humanitaires avant qu’elles ne se produisent. Ces mesures sont bien moins coûteuses que celles qui doivent être prises après coup.

C’est pourquoi, par exemple, aux Philippines, le Canada contribue à la mise en place d’un système d’alerte rapide pour déceler et réduire les risques et renforcer la résilience collective face aux conséquences des catastrophes naturelles.

Au Vietnam, nous participons au renforcement des mesures nationales prises pour prévenir, atténuer ou gérer les catastrophes naturelles.

Nous contribuons également aux efforts déployés par la Banque asiatique de développement pour protéger les pays en développement des pires aspects de la crise économique mondiale.

Nous demeurons cependant préoccupés par une menace bien plus grave : le terrorisme nucléaire. Ce dernier constitue un enjeu important en matière de sécurité internationale. C’est pourquoi nous avons investi dans des projets de sécurité nucléaire et radiologique dans la région et travaillons à un projet au Vietnam visant à convertir un réacteur afin qu’il utilise des matières nucléaires à usage non militaire. Nous contribuons aussi à assurer la sécurité de ces matières.

Bien entendu, dans cette région, il faut rester attentif aux provocations de la Corée du Nord. Il s’agit de l'une des plus importantes menaces pour la sécurité en Asie et ailleurs dans le monde. Les troisièmes essais nucléaires du mois dernier constituent un nouvel exemple de l’insouciance du régime et de l’accent néfaste que met ce dernier sur la mise au point d’armes de destruction massive plutôt que sur la satisfaction des besoins fondamentaux de sa population. Les liens de ce régime avec l’Iran sont aussi préoccupants.

Le Canada continuera de collaborer avec des partenaires en vue d’apporter une réponse internationale ferme aux provocations de la Corée du Nord. Nous avons été heureux de l’appui de la Chine à l’adoption, la semaine dernière au Conseil de sécurité des Nations Unies, de nouvelles sanctions musclées à l’égard de la Corée du Nord. Nous devons parler d’une seule voix sur cet enjeu et isoler Pyongyang tant et aussi longtemps que le régime n’aura pas reconnu à quel point le monde prend ce problème au sérieux.

Un Programme de valeurs – Promouvoir la liberté, la démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit

Le quatrième aspect de l’engagement du Canada en Asie est la promotion des valeurs fondamentales et des avantages concrets qu’elles procurent. Tout en continuant à chercher de nouvelles occasions de créer des emplois et de favoriser la croissance et la prospérité à long terme, nous reconnaissons que la mise en œuvre d’une politique étrangère engagée et fondée sur des valeurs est un jeu d’équilibre délicat.

Et comme vous pouvez l’imaginer, cela peut représenter un défi dans de nombreuses régions du monde. Cependant, quand nous réussissons à tirer notre épingle du jeu, les résultats sont remarquables.

Et c'est ce qui se produit dans des pays comme la Birmanie, où la population est engagée dans une lutte pour revendiquer ses droits individuels, exprimer ses points de vue et faire connaître ses préoccupations, et avoir son mot à dire quant à la façon dont elle est gouvernée.

Il n’y a pas si longtemps, j’ai rencontré pour la première fois mon homologue birman et j’ai alors demandé à son gouvernement de voir à donner suite à l’engagement qu’il a pris d’effectuer des réformes par la prise de mesures concrètes.

À l’époque, le Canada imposait toujours les sanctions les plus rigoureuses au monde contre le régime birman.

Au bout du compte, le pays a pris une série progressive de mesures importantes répondant ainsi aux demandes pressantes du Canada et d’autres pays. Des prisonniers ont été libérés, l’assignation à résidence d’Aung San Suu Kyi a été levée et des élections partielles, dans l’ensemble libres et justes, ont été tenues.

Nous sommes parfaitement conscients du fait qu’il reste encore un long chemin à parcourir en Birmanie et que la situation demeure fragile, mais nous sommes prêts à appuyer le pays dans ce cheminement.

Nous ouvrirons bientôt notre toute première ambassade canadienne en Birmanie et nous comptons fournir un service complet de délégué commercial rattaché à l’ambassade. Nous avons aussi entrepris un projet d’échanges parlementaires pour mettre l’expérience canadienne à profit pour ce qui est de renforcer l’appareil législatif à Naypyidaw.

La Birmanie est un bon exemple de la conciliation des valeurs et des intérêts canadiens : l’approche fondée sur des principes du Canada a contribué à favoriser la réforme qui, en retour, a favorisé l’émergence de nouvelles possibilités économiques pour des entreprises canadiennes et la société civile.

Notre engagement à appuyer la Birmanie et sa population sur la voie de la démocratisation a aussi servi à démontrer à nos partenaires en Asie que le Canada privilégie une approche globale et constructive à l’égard de la région.

Notre engagement témoigne en outre de notre détermination à agir rapidement et résolument dans le but d’approfondir nos relations et de mobiliser des ressources concrètes au besoin.

Enfin, il montre aussi que nous travaillerons en étroit partenariat avec le secteur privé du Canada pour élargir nos échanges et faire en sorte que l’approfondissement de nos relations puisse s’avérer mutuellement avantageux.

Je pourrais aussi vous mentionner bien d’autres exemples pour l’ensemble de la région. Et je pourrais aussi attirer votre attention sur la création récente de notre Bureau de la liberté de religion qui est chargé de promouvoir la liberté de religion et de croyance dans le monde entier — et qui s’inscrit dans l’action de notre gouvernement en faveur de la liberté et de la prospérité.

En somme, il s’agit de retenir que la réalisation des possibilités économiques, les nôtres ou celles d’autres pays, repose sur la création de sociétés libres, transparentes et ouvertes.

Le Canada et Hong Kong

Finalement, j’aimerais glisser un mot sur la relation spéciale et l’attachement particulier qui existe entre le Canada et Hong Kong.

Hong Kong continue à démontrer de façon convaincante que la libéralisation économique, assortie d’un engagement envers la primauté du droit et la bonne gouvernance, constitue la clé du succès.

À cette étape cruciale de la transformation de l’Asie — en ce début du siècle de l’Asie-Pacifique — Hong Kong se dresse comme un phare et une source d’inspiration pour le monde.

Pour ces raisons, le Canada encourage et appuie fortement Hong Kong dans sa détermination à poursuivre sur la voie du renforcement continu de la démocratie. Nous croyons fermement que la politique « un pays, deux systèmes » a toujours sa pertinence et nous croyons également qu’il s’agit d’un exemple crucial pour la région.

Je sais qu’il n’est nul besoin de vous rappeler à quel point le Canada et Hong Kong entretiennent depuis longtemps une relation positive et en plein essor.

Il n’est pas exagéré de considérer Hong Kong comme une sorte de prolongement du Canada en Asie, tout comme on peut dire que les habitants de Hong Kong peuvent considérer le Canada comme leur foyer naturel en Amérique du Nord.

Peu importe que nous pensions aux 2 000 Canadiens qui ont combattu pour défendre l’île au cours de la bataille de Hong Kong, au demi-million de Canadiens originaires de Hong Kong résidant au Canada, aux quelque 300 000 Canadiens vivant à Hong Kong, ou aux 180 sociétés canadiennes installées physiquement à Hong Kong, il est clair que notre relation est fondée sur des liens marqués par une amitié toute particulière et des intérêts mutuels durables.

Cette relation est plus importante que jamais.

Hong Kong continue de jouer son rôle historique et déterminant de porte d’entrée vers la Chine continentale. Pour le Canada, ce rôle est crucial. La Chine est récemment devenue notre deuxième marché d’exportation en importance après les États-Unis, mais nous devons développer encore plus à fond cette relation commerciale.

En tant que plaque tournante du commerce et centre financier international de premier plan, Hong Kong sert aussi maintenant de plus en plus de tremplin pour la grande région de l’Asie.

Ce rôle de plateforme pour le commerce et les investissements s’exerce dans les deux sens. Les sociétés canadiennes tirent parti des qualités uniques de Hong Kong pour réaliser des possibilités fructueuses dans la région et Hong Kong joue aussi un rôle clé dans le flux des investissements asiatiques sur les autres marchés mondiaux.

La relation d’affaires entre Hong Kong et le Canada sera d’autant plus renforcée par l’accord sur la double imposition signé à l’occasion de la visite du premier ministre Harper en novembre 2012. Cet accord consolidera aussi le rôle de Hong Kong à titre de plateforme pour le Canada en vue d’établir des liens en matière de commerce et d’investissement avec le reste de l’Asie.

Le Canada accorde une grande importante à sa relation avec Hong Kong et se réjouit à la perspective d’approfondir toujours davantage son partenariat avec lui.

Je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de m’entretenir avec vous aujourd’hui.