Discours de la ministre des Transports, l’honorable Lisa Raitt, s’exprimant au nom du ministre Baird, à la 38e session de l’Assemblée de l’Organisation de l’aviation civile internationale

Le 24 septembre 2013 - Montréal (Québec)

Sous réserve de modifications

Monsieur le Président, Monsieur le Secrétaire général.

Madame la Première ministre, Monsieur le Maire.

Messieurs les ministres du Transport, chefs de délégations, amis et distingués invités.

Au nom du gouvernement du Canada, j’ai l’immense plaisir de vous accueillir à Montréal, l’une des plus belles villes du monde ainsi que l’emplacement naturel de cette importante institution.

Il y a 69 ans, en 1944, l’OACI [Organisation de l’aviation civile internationale] a été créée pour promouvoir le développement sûr et ordonné de l’aviation civile internationale dans le monde. Les membres fondateurs, dont le Canada, se sont engagés à défendre le principe selon lequel l’OACI pourrait contribuer grandement à préserver, entre les nations et les peuples du monde, l’amitié et la compréhension par l’entremise du développement de l’aviation civile et des avantages qui en découlent.

Quiconque a bénéficié de l’aviation a aussi tiré parti de la collaboration mondiale et de la mise en commun des idées et des innovations en matière de politiques et de réglementation qui se tiennent dans cette ville et dans cet édifice, ainsi que des industries et des entreprises qui ont élu domicile à Montréal.

Nous savons tous que d’importantes discussions auront lieu et que de grandes décisions seront prises au cours des deux prochaines semaines, à l’occasion de cette assemblée triennale.

Durant une grande partie de l’histoire de l’OACI, l’aviation civile a joué un rôle important dans le soutien de l’économie mondiale. Lorsque l’industrie aéronautique est en difficulté, il en va souvent de même pour l’économie mondiale.

Et près de 70 ans après que ses membres fondateurs eurent travaillé ensemble à son établissement, l’OACI continue de mener ses activités de façon efficace et efficiente.

Grâce à l’OACI, le transport aérien est plus sécuritaire et plus pratique.

Grâce à l’OACI, le transport aérien est moins vulnérable aux attaques terroristes.

Et grâce à l’OACI, l’industrie aéronautique crée un plus grand nombre d’emplois et davantage de retombées économiques pour les collectivités, les régions et les gouvernements nationaux.

Voilà pourquoi le Canada appuie fermement une OACI solide, pertinente, efficiente et efficace.

C’est également pourquoi le partenariat que nous avons établi avec l’OACI est si productif.

Et c’est pourquoi, aujourd’hui, notre engagement envers cette importante institution est plus ferme que jamais.

Le Canada et l’OACI

Comme vous le savez tous, le Canada, le Québec et Montréal, ville de renommée mondiale, ont été extrêmement fiers d’accueillir l’OACI depuis sa création en 1947 en tant qu’institution permanente.

L’année en cours a été particulièrement importante pour la relation entre l’organisation et notre pays. En effet, en mai dernier, le gouvernement du Canada et l’OACI ont signé l’Accord de siège supplémentaire qui permettra à l’OACI de garder son siège social à Montréal, son foyer naturel, pour une période additionnelle de 20 ans après 2016. Je suis heureuse d’annoncer que le Canada a terminé le processus de ratification de cette entente. Le Canada a récemment versé 1,4 million de dollars pour moderniser les installations de conférence de l’OACI. Nous avons aussi amélioré et accéléré les services que nous et nos partenaires offrons aux représentants de l’OACI. Ce genre d’effort de la part des trois niveaux de gouvernement réunis au sein d’Équipe Montréal démontre ce que nous, Canadiens, pouvons faire lorsque nous nous y employons avec ardeur.

Je tiens à vous dire combien nous sommes fiers de travailler main dans la main avec l’OACI et d’être le pays hôte de cette grande organisation.

Outre les ententes institutionnelles qui profitent à l’OACI, aux délégations permanentes et au personnel, Montréal offre une qualité de vie sans égale. Elle abrite également une foule d’organisations, d’institutions de recherche, d’entreprises et d’établissements d’enseignement internationaux, ainsi qu’une industrie aéronautique florissante qui, en bonne partie, s’est établie ici en raison de la présence de l’OACI dans cette ville. Nous sommes reconnaissants à la communauté internationale d’avoir reconnu les avantages que Montréal pouvait offrir à l’OACI.

Au cours de l’année qui vient, le Canada entend accroître son soutien à l’organisation en créant une fonction de liaison spécialisée pour faciliter l’établissement et l’intégration des délégués et du personnel étrangers et de leur famille.

Ordre du jour de la 38e Assemblée

L’ordre du jour de cette 38e Assemblée est ambitieux et, dans certains domaines, porte sur des questions difficiles, en particulier celle des émissions dans le secteur de l’aviation.

L’OACI doit maintenir la dynamique acquise lors de la Conférence de haut niveau sur la sécurité aérienne, de la [12e] Conférence sur la navigation aérienne et de la [6e] Conférence [mondiale] sur les transports aériens, et cela, de façon à améliorer constamment les normes, les pratiques recommandées ainsi que les documents d’orientation sur la sûreté, la sécurité et les aspects économiques. Le Canada estime que l’OACI doit continuer à jouer un rôle crucial dans ces domaines.

L’avenir

Si l’aviation telle que nous la connaissons aujourd’hui existe, c’est grâce à l’innovation, et l’aviation a façonné de nombreuses facettes du monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Personne n’aurait pu prévoir la façon dont évolueraient l’aviation, l’économie mondiale et la société. Le défi de l’OACI consiste à promouvoir l’innovation dans le secteur de l’aviation de façon à répondre à des besoins et à des attentes qu’il est encore difficile aujourd’hui d’imaginer. Le défi consiste à continuer d’appliquer un principe immuable selon lequel, en collaborant entre pays, en partageant des idées, en les débattant et en trouvant des compromis et un consensus, nous pouvons faire en sorte que l’aviation continue à enregistrer un bilan enviable en matière de sécurité, et à se développer, au bénéfice de tous nos citoyens.

De nombreuses questions qui figurent à l’ordre du jour de cette 38e Assemblée n’ont rien de facile. L’innovation l’est rarement. J’encourage fortement les pays membres de l’OACI à s’inspirer des idéaux fondateurs de l’aviation au cours de leurs délibérations. Nous devons tous nous efforcer d’améliorer des normes déjà strictes en matière de sûreté et de sécurité, et de renforcer la viabilité économique de notre secteur en cette période difficile pour l’économie mondiale.

En conclusion

Mesdames et Messieurs, notre monde moderne dépend d’un système d’aviation civile internationale sûr, sécuritaire et efficace. C’est cet objectif qui a motivé les membres fondateurs de l’OACI et qui doit nous inspirer aujourd’hui, pour que l’aviation civile puisse continuer à exercer son rôle important dans le monde, aujourd’hui comme demain.

Une fois de plus, c’est un honneur pour moi de pouvoir vous souhaiter la bienvenue à tous et de saluer la contribution de l’OACI, à l’heure où celle-ci poursuit son important travail dans le secteur de l’aviation civile internationale.

Je vous souhaite à tous une assemblée fructueuse et j’espère que vous apprécierez votre séjour ici, à Montréal.

Je vous remercie.