Discours du ministre Baird devant les médias au sujet des demandes du Canada relativement au plateau continental

Le 9 décembre 2013 – Ottawa, Ontario

Sous réserve de modifications

Je vous remercie, Madame Aglukkaq [Leona Aglukkaq, ministre de l’Environnement, ministre de l’Agence canadienne de développement économique du Nord et ministre du Conseil de l’Arctique].

Nous soulignons aujourd’hui une étape dans les efforts historiques que déploie notre gouvernement pour définir les limites extérieures du plateau continental canadien, de manière à affirmer et à défendre notre souveraineté nationale.

Notre gouvernement continuera de mobiliser les ressources nécessaires pour s’assurer que le Canada obtienne une reconnaissance internationale de toute l’étendue de son plateau continental, tant dans l’Arctique que dans l’Atlantique.

Bref, nous avons l’obligation de revendiquer tout le plateau continental comme partie intégrante de notre grand pays.

C’est pourquoi nous avons mis à contribution les milieux scientifiques, techniques et juridiques de tout l’appareil gouvernemental, de manière à pouvoir établir avec certitude où commence et où finit le plateau continental du Canada.

Amener la collectivité internationale à reconnaître la limite extérieure de notre plateau continental et acquérir ainsi une certitude juridique à cet égard, voilà deux éléments essentiels à l’exploitation future des ressources extracôtières du Canada.

C’est donc un plaisir pour moi d’annoncer que le gouvernement a déposé une demande relativement à l’Atlantique auprès de la Commission des limites du plateau continental.

Nous avons aussi soumis des données préliminaires concernant la demande que nous présenterons en ce qui concerne l’Arctique.

Nos demandes décrivent la limite extérieure éventuelle de notre plateau continental dans l’océan Atlantique, y compris de vastes secteurs de la mer du Labrador, les Grands Bancs et les eaux au large de la Nouvelle‑Écosse.

Il s’agit d’une étendue totale d’environ 1,2 million de kilomètres carrés, soit à peu près l’équivalent du territoire de l’Alberta et de la Saskatchewan réunies.

En réfléchissant à l’immensité du territoire de notre pays sous la mer, vous conviendrez avec moi, je pense, que nous vivons une situation qui passera à l’histoire.

Notre gouvernement sait qu’il est vital d’amener la collectivité internationale à reconnaître les frontières extracôtières du Canada pour garantir sa prospérité économique durable, l’exercice de sa souveraineté et son intégrité même.

En fait, il s’agit là d’un patrimoine que nous laisserons à des générations de Canadiens après nous.

En ce qui concerne la demande que nous présenterons au sujet de la limite extérieure du plateau continental du Canada dans l’océan Arctique, notre gouvernement s’assurera de consacrer au dossier le temps, les efforts et les fonds nécessaires pour atteindre tous ses objectifs.

Nous avons donc demandé à nos fonctionnaires et à nos scientifiques d’entreprendre les travaux supplémentaires qui s’imposent pour que nous puissions présenter à la Commission une demande sur l’étendue complète du plateau continental dans l’Arctique, incluant le pôle Nord.

Nous sommes résolus à faire en sorte que toute la population du Canada bénéficie des formidables ressources qui existent dans le nord du pays.

Bien qu’ils ne soient pas à nos côtés aujourd’hui, j’aimerais souligner les efforts inlassables du ministre Oliver [Joe Oliver, ministre des Ressources naturelles] et de la ministre Shea [Gail Shea, ministre des Pêches et des Océans]. Ils ont tous deux mobilisé des ressources considérables de leur ministère pour rendre possible l’annonce d’aujourd’hui.

Je remercie tout particulièrement notre équipe gouvernementale, composée de représentants de Ressources naturelles Canada, du ministère des Pêches et des Océans et du ministère des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement, qui a été chargée de préparer notre demande.

Il n’y a pas à douter que cette documentation est de tout premier ordre; nos scientifiques ainsi que nos experts techniques et juridiques comptent parmi les meilleurs du monde et ils repoussent chaque jour plus loin les frontières du savoir.

Mesdames et Messieurs, l’annonce d’aujourd’hui marque une étape clé pour ce qui est d’établir l’étendue complète du plateau continental, d’affirmer note souveraineté dans le Nord et d’en tirer une contribution concrète à la prospérité économique durable de notre pays tout entier.

Nous traçons la dernière ligne sur la carte de notre pays, nous établissons nos dernières frontières et nous perpétuons l’audacieuse tradition des explorateurs qui ont défini l’histoire du Canada.

Je vous remercie.