Discours du secrétaire parlementaire Obhrai à la 25e Session ordinaire du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies

Le 26 mars 2014 - Genève, Suisse

Sous réserve de modifications

Nous remercions la haute-commissaire aux droits de l’homme [Navanethem Pillay] pour son rapport [Promoting Reconciliation and Accountability in Sri Lanka — en anglais].

Le Sri Lanka a connu une guerre civile grave et très longue qui n’a épargné personne. Bien que la reconstruction ait avancé, les progrès importants si essentiels pour assurer la responsabilisation et la réconciliation ne se sont pas réalisés.

Le Canada est profondément déçu de la réticence du gouvernement [sri-lankais] à simplement reconnaître la nécessité de tenir des enquêtes indépendantes et crédibles sur les violations passées du droit humanitaire international et des droits de la personne ou à prendre des mesures exhaustives pour donner suite aux recommandations de sa propre Commission des enseignements et de la réconciliation.

Le refus de s’attaquer à ces problèmes de responsabilisation vient renforcer d’autres tendances préoccupantes : les violations persistantes des droits de la personne, les attaques dirigées contre les minorités religieuses, le rétrécissement de l’espace démocratique et de l’accès à la justice.

Malheureusement, les mécanismes d’enquête nationaux se sont avérés ni indépendants ni efficaces. Le Canada appuie la recommandation du rapport en faveur d’un mécanisme international qui enquêterait sur toutes les violations présumées des droits de la personne et du droit humanitaire international pendant et après le conflit. Par ailleurs, nous sommes favorables à la participation active et soutenue du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.

En outre, nous déplorons les menaces proférées contre les personnes qui ont rencontré ou tenté de rencontrer les représentants d’organisations internationales lors de la visite de la haute-commissaire. Nous exhortons le gouvernement du Sri Lanka à établir un dialogue constructif.

Durant ma visite au Sri Lanka en novembre 2013, j’ai maintes fois entendu parler de la détérioration constante de la primauté du droit, et de l’affaiblissement de l’appareil judiciaire et d’autres institutions indépendantes. Nous aimerions savoir ce que vous [Mme Pillay] pensez de la situation.

Je vous remercie.