Les hauts représentants de l’Arctique se sont réunis à Whitehorse

Le 23 octobre 2013 - Les hauts représentants auprès du Conseil de l’Arctique ont tenu leur première réunion sous la présidence canadienne du Conseil de l’Arctique à Whitehorse, au Yukon, du 21 au 23 octobre 2013.

Le Conseil de l’Arctique est la première tribune intergouvernementale pour les questions arctiques. Il réunit des représentants des huit États de l’Arctique et de six organisations autochtones ayant le statut de participants permanents.

Le mandat du Canada à la présidence du Conseil de l’Arctique a pour thème « Le développement au service de la population du Nord ».

« Durant la présidence canadienne, le Conseil mettra l’accent sur des initiatives qui apporteront des changements à la vie des habitants du Nord, a déclaré la ministre de l’Environnement, ministre de l’Agence canadienne de développement économique du Nord et ministre du Conseil de l’Arctique, l’honorable Leona Aglukkaq, également présidente du Conseil de l’Arctique. Je remercie tous les délégués des efforts qu’ils déploient pour faire de l’exploitation responsable des ressources, de la navigation sécuritaire dans l’Arctique et des communautés circumpolaires durables les principales priorités du Conseil. »

Les six groupes de travail spécialisés et les quatre groupes d’étude du Conseil de l’Arctique ont fait le point, à l’intention des hauts représentants, sur les progrès accomplis vers la concrétisation des priorités énoncées par les ministres du Conseil de l’Arctique à la réunion ministérielle de Kiruna, en mai 2013.

Le président des hauts représentants de l’Arctique, M. Patrick Borbey, a déclaré ce qui suit : « Je me réjouis des avancées réalisées par le Conseil. Les hauts représentants ont approuvé quatre projets et un rapport final et discuté des façons de renforcer le Conseil et d’améliorer sa coordination. »

Les hauts représentants de l’Arctique ont approuvé un rapport du Programme de lutte contre les contaminants dans l’Arctique, qui portait sur la saine gestion de l’environnement et l’entreposage sûr des pesticides périmés dans le nord de la Russie.

Ils ont aussi approuvé des projets qui seront réalisés par le Groupe de travail sur le développement durable. Ceux-ci porteront sur le bien-être mental, l’adaptation aux changements climatiques, l’égalité des sexes et le cancer dans les populations autochtones circumpolaires. Les hauts représentants de l’Arctique et les participants permanents ont aussi donné des instructions aux groupes de travail et d’étude, y compris en vue de la création d’un forum commercial circumpolaire.

Le Conseil de l’Arctique est déterminé à informer les populations du Nord des résultats de son travail. À Whitehorse, le Groupe de travail sur la conservation de la flore et de la faune arctiques a publié un rapport intitulé Life Linked to Ice (« La vie tributaire des glaces »; en anglais seulement). Ce document fournit des renseignements utiles aux décisionnaires sur les conséquences pour la biodiversité des changements considérables subis par les glaces de mer.

Le Conseil et le Groupe de travail sur la conservation de la flore et de la faune arctiques, en partenariat avec l’Institut pour la science du Yukon, organisent une séance d’information publique sur le thème « Les eaux arctiques et la biodiversité en période de changement : la conservation de la flore et de la faune arctiques ». Cette rencontre a lieu à 19 h, le 23 octobre, au Centre d’interprétation de la Béringie du Yukon.

Un document d’information suit.

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Document d’information - Le Conseil de l’Arctique

Qu’est-ce que le Conseil de l’Arctique?

Le Conseil de l’Arctique est la principale instance intergouvernementale à promouvoir la coopération, la coordination et l’interaction entre les États de l’Arctique, les communautés autochtones de l’Arctique et d’autres habitants de la région sur des enjeux arctiques communs, en particulier le développement durable et la protection de l’environnement arctique.

Qui participe à ses travaux?

Les États suivants sont membres du Conseil de l’Arctique : le Canada, le Royaume du Danemark, les États-Unis, la Finlande, l’Islande, la Norvège, la Russie et la Suède.

De plus, six organisations chargées de représenter les populations autochtones de l’Arctique ont le statut de participants permanents. La catégorie de participant permanent a été créée pour permettre la participation active ainsi que la consultation pleine et entière des populations autochtones de l’Arctique au Conseil. Ces organisations sont les suivantes : Association internationale des Aléoutes, Conseil des Athabascans de l’Arctique, Conseil international des Gwich’in, Conseil inuit circumpolaire, Association russe des peuples autochtones du Nord et Conseil saami (aucun des sites Web disponible en français).

Que fait-il?

Le travail du Conseil se poursuit principalement dans le cadre de six groupes de travail.

Il arrive également que le Conseil mette sur pied des groupes d’étude ou d’experts auxquels il confie une tâche précise. Les groupes d’étude et d’experts actuels sont les suivants :

  • le Groupe d’étude sur la lutte contre le noir de carbone et le méthane;
  • le Groupe d’étude chargé de faciliter la création d’un forum commercial circumpolaire;
  • le Groupe d’étude sur le renforcement de la coopération scientifique dans l’Arctique;
  • le Groupe d’étude sur la prévention de la pollution marine par les hydrocarbures dans l’Arctique.

Quelles sont certaines de ses réalisations importantes récentes?

Par l’intermédiaire de ses groupes de travail, le Conseil de l’Arctique réalise régulièrement des études environnementales, écologiques et sociales globales et novatrices. Trois de ces récentes études portaient sur :

Le Conseil a aussi servi de forum pour la négociation de deux accords importants et juridiquement contraignants entre les huit États de l’Arctique. Le premier, à savoir l’Accord de coopération en matière de recherche et de sauvetage aéronautiques et maritimes dans l’Arctique, a été signé à Nuuk, au Groenland, lors de la réunion ministérielle de 2011. Le deuxième, l’Accord de coopération en matière de préparation et d’intervention en cas de pollution marine par les hydrocarbures dans l’Arctique, a été signé à Kiruna, en Suède, lors de la réunion ministérielle de 2013.

Comment fonctionne-t-il?

Les évaluations et les recommandations du Conseil de l’Arctique sont le résultat des travaux de recherche et d’analyse réalisés par les groupes de travail. Ses décisions doivent faire l’objet d’un consensus entre les huit États membres. Cela veut dire que tous les États membres doivent appuyer ses initiatives. Le Conseil prévoit également la consultation et la participation pleines et entières des participants permanents à ces prises de décisions.

Les réunions des ministres du Conseil de l’Arctique se tiennent tous les deux ans. La présidence est alors confiée à un autre pays. Les États membres assument sa présidence à tour de rôle. Le premier pays à avoir présidé le Conseil de l’Arctique a été le Canada (de 1996 à 1998), suivi des États-Unis, de la Finlande, de l’Islande, de la Russie, de la Norvège, le Royaume du Danemark et de la Suède. À l’heure actuelle, et pour la période de 2013 à 2015, le Canada en exerce à nouveau la présidence.

Observateurs

Le Conseil de l’Arctique accorde le statut d’observateur à des États non arctiques de même qu’à des organisations intergouvernementales, interparlementaires, régionales, internationales et non gouvernementales qui, selon le Conseil, peuvent contribuer à ses efforts. Les observateurs au Conseil de l’Arctique (site Web en anglais seulement) apportent surtout une contribution au Conseil par leur participation aux activités des groupes de travail.

Que ne fait-il pas?

Le Conseil de l’Arctique est une tribune de discussion et de coopération : il n’a pas de budget pour l’exécution de programmes. Tous les projets et toutes les initiatives sont financés par les États.

Le Conseil de l’Arctique ne met pas à exécution ni ne peut faire appliquer ses directives, les conclusions de ses évaluations ou ses recommandations. C’est là une responsabilité qui incombe à chaque État membre en particulier.

Par ailleurs, son mandat, tel qu’il est énoncé dans la Déclaration d’Ottawa, exclut formellement la sécurité militaire.