Les Canadiens donnent généreusement aux victimes de la sécheresse en Afrique de l'Est

Le Canada donne suite à son engagement à l'égard de la sécurité alimentaire

Le 5 octobre 2011

Aujourd'hui, l'honorable Beverley J. Oda, ministre de la Coopération internationale, a annoncé le montant total préliminaire des dons versés par les Canadiens aux organismes de bienfaisance canadiens enregistrés qui viennent en aide aux victimes de la sécheresse en Afrique de l'Est.

« Les Canadiens ont de nouveau démontré leur compassion et leur générosité en continuant à soutenir la population de l'Afrique de l'Est victime de cette sécheresse catastrophique, a déclaré la ministre Oda. Le gouvernement du Canada est fier de s'associer aux Canadiens pour aider les personnes affectées par cette catastrophe. Il poursuit son travail avec ses partenaires sur le terrain afin de diriger son aide vers les personnes qui en ont le plus besoin, y compris les femmes et les enfants. »

Le gouvernement du Canada versera au Fonds d'aide aux victimes de la sécheresse en Afrique de l'Est une somme équivalant aux dons qui ont été faits par les Canadiens à des organismes de bienfaisance canadiens enregistrés entre le 6 juillet et le 16 septembre 2011.

Le montant total préliminaire, en date du 4 octobre, est évalué à un peu plus de 70 millions de dollars. Le montant total des contributions devrait être calculé d'ici la mi-octobre.

Le gouvernement, par l'intermédiaire de l'ACDI, utilisera le Fonds pour apporter des secours aux personnes de l'Afrique de l'Est qui sont touchées par la sécheresse. L'ACDI allouera les sommes recueillies par l'entremise du Fonds à des organisations humanitaires canadiennes et internationales d'expérience.

La ministre Oda a fait cette déclaration dans le cadre d'un discours à la Conférence de McGill sur la sécurité alimentaire mondiale, où elle a insisté sur les engagements en matière de sécurité alimentaire internationale du Canada.

« Je suis fière d'annoncer que le Canada est le premier pays du G8 à remplir son engagement de L'Aquila, a indiqué la ministre Oda. La contribution du Canada permettra d'obtenir des résultats en matière de développement agricole durable et en recherche et développement, qui sont nécessaires pour créer de nouvelles semences et cultures résistantes à la sécheresse. »

En remplissant son engagement de L'Aquila, le gouvernement du Canada, grâce à l'ACDI, vient appuyer les pays pour qu'ils améliorent leur approvisionnement et leur sécurité alimentaire à long terme. La contribution du Canada aide les petits exploitants agricoles, surtout les femmes, à augmenter le rendement agricole, à améliorer la nutrition des enfants grâce à une diète diversifiée, et à renforcer les moyens de subsistance agricole afin que les familles puissent subvenir à leurs besoins alimentaires. Le Canada investit également dans la recherche agricole dans le but de stimuler des avancées scientifiques à l'égard de la production de récoltes de manière à ce que les populations aient accès à des aliments adéquats, sains et nutritifs.

La ministre a souligné comment, dans les interventions et dans le renforcement de la sécurité alimentaire à long terme, la nutrition est toujours au cœur de la programmation du Canada. De plus, la ministre a mis en évidence que la nutrition constitue un pilier clé de l'Initiative du G8 de Muskoka pour améliorer la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, et que le Canada est un chef de file dans le mouvement mondial pour l'amélioration de la nutrition, qui vise à régler la sous-nutrition par l'intermédiaire d'un éventail de secteurs, y compris l'agriculture et l'alimentation, la santé, la protection sociale et l'éducation.

Pour obtenir plus d'information sur le discours de la ministre à la Conférence de McGill sur la sécurité alimentaire, veuillez consulter le site Web de l'ACDI.

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Renseignements :

Justin Broekema
Attaché de presse de la ministre de la Coopération internationale
Téléphone : 819-953-6238
Courriel : justin.broekema@acdi-cida.gc.ca

Bureau des relations avec les médias
Agence canadienne de développement international (ACDI)
Téléphone : 819-953-6534
Courriel : media@acdi-cida.gc.ca

Fiches d'information

Sécheresse en Afrique de l'Est

La sécheresse qui s'abat actuellement sur l'Afrique de l'Est a des répercussions dévastatrices sur des millions de personnes. Les populations sont confrontées à la malnutrition sévère, aux mauvaises récoltes et à la mort des animaux d'élevage.

Jusqu'à maintenant, le gouvernement du Canada, par l'intermédiaire de l'ACDI, a versé cette année un total de 72,35 millions de dollars afin d'appuyer les opérations humanitaires à Djibouti, en Éthiopie, au Kenya et en Somalie. Ces fonds aident à répondre aux besoins humanitaires immédiats de plus de 13 millions de personnes qui sont actuellement touchées par la sécheresse qui frappe la région.

Voici les projets financés grâce au financement additionnel de 50 millions de dollars annoncé par le Canada en réponse à la sécheresse en Afrique de l'Est, ce montant s'ajoutant aux 22,35 millions de dollars versés par l'ACDI plus tôt en 2011 :

Fonds d'aide aux victimes de la sécheresse en Afrique de l'Est

Pour souligner la générosité des Canadiens, le gouvernement du Canada a annoncé, le 22 juillet 2011, qu'il constituait le Fonds d'aide aux victimes de la sécheresse en Afrique de l'Est.

Le gouvernement du Canada versera au Fonds une somme équivalant au total des dons admissibles faits par les citoyens canadiens entre le 6 juillet et le 16 septembre 2011 à des organismes de bienfaisance canadiens enregistrés qui viennent en aide aux victimes de la sécheresse.

L'argent amassé grâce au Fonds sera remis par l'ACDI à des organisations humanitaires canadiennes et internationales bien établies afin qu'elles puissent offrir des secours aux personnes touchées.

Le montant total préliminaire, en date du 4 octobre, est évalué à un peu plus de 70 millions de dollars. Le montant total des contributions devrait être calculé d'ici la mi-octobre.

Engagement du Canada à l'égard de la sécurité alimentaire et du développement agricole durable

Le Canada est fier d'annoncer qu'en date d'avril 2011, il est le premier membre du G8 à avoir décaissé la totalité des 1,18 milliard de dollars qu'il s'était engagé à verser dans le cadre de l'Initiative de L'Aquila sur la sécurité alimentaire (IASA).

En 2009, au Sommet du G8 à L'Aquila, le premier ministre avait annoncé que l'engagement du Canada à l'égard de l'IASA s'élèverait à 1,18 milliard de dollars échelonnés sur trois ans et destinés au développement agricole durable, ce qui comprend 600 millions de dollars de ressources supplémentaires.

Dans le respect de cet engagement, l'ACDI, au moyen de la Stratégie sur la sécurité alimentaire, collabore avec des partenaires clés et des pays partenaires pour combler non seulement les besoins immédiats dans les secteurs de la sécurité alimentaire* et de l'agriculture, mais également les besoins à moyen et long terme, en appui aux plans pris en charge par les pays. Parmi les partenaires multilatéraux clés, on compte :

  • Mécanisme de financement en faveur des pays vulnérables de la Banque mondialeLa contribution du Canada se traduit par du soutien aux deux volets de financement suivants : le programme mondial de sécurité alimentaire et agricole et le programme mondial de réponse en cas de crise alimentaire. En vertu du volet sur la sécurité alimentaire et agricole, les pays en développement auront accès à des fonds publics et privés pour appuyer les plans d'action dirigés par les pays visant à accroître la sécurité alimentaire par l'entremise du développement agricole durable à moyen et long terme. En ce qui concerne le volet sur la réponse en cas de crise alimentaire, les pays les plus durement touchés par la hausse et l'instabilité des prix des aliments peuvent demander de l'aide pour répondre aux besoins immédiats à court terme, par exemple, les programmes d'alimentation dans les écoles, les programmes fournissant des semences et de l'engrais, ou les petits projets d'infrastructures ayant pour objectif d'améliorer la productivité agricole. La contribution totale du Canada s'élève à 230 millions de dollars; l'ACDI fournit 182 millions de dollars et le ministère des Finances Canada fournit 48 millions de dollars.
  • Fonds international de développement agricole (FIDA)Les efforts du FIDA sont axés sur la recherche de solutions aux problèmes liés à la sécurité alimentaire, particulièrement pour les petits producteurs agricoles. Il aide plus de 340 millions de petits producteurs agricoles à améliorer leurs pratiques commerciales, à remettre leurs terres en état, à accéder au financement et à développer leurs marchés. La contribution totale du Canada au FIDA s'élève à 75 millions de dollars, ce qui classe le Canada au cinquième rang des plus grands donateurs pour les trois années à venir.
  • Initiative « Achats au service du progrès » du Programme alimentaire mondial (PAM)L'initiative « Achats au service du progrès » est un programme novateur dans le cadre duquel on peut se procurer rapidement des aliments peu coûteux auprès des agriculteurs locaux. Ces derniers bénéficient aussi du programme, car ils apprennent à produire et à vendre des cultures plus durables. Par ricochet, cela contribue à renforcer le développement des marchés locaux. La contribution du Canada à l'égard de ce programme est destinée à des projets mis à l'essai au Ghana et en Afghanistan.
  • Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (GCRAI)Le GCRAI est un partenariat mondial en matière de recherche pour le développement. Il consiste en un réseau de centres de recherche agricole internationaux et de membres fondateurs qui unissent leurs efforts pour réduire la pauvreté et la faim, améliorer la santé humaine et la nutrition, et renforcer la résilience des écosystèmes. Le GCRAI est la plus importante organisation de recherche agricole au monde; elle compte 15 centres de recherche internationaux et ses membres travaillent dans plus de 100 pays. En plus du financement de base du Canada, l'ACDI investit dans deux programmes pionniers du GCRAI : le programme HarvestPlus et le programme Changements climatiques, agriculture et sécurité alimentaire. Le premier est axé sur la recherche visant à réduire la carence en micronutriments au moyen de croisements entre des cultures essentielles (p. ex., la pomme de terre, les fèves, le riz, le blé, le maïs et le manioc) pour produire des variétés à valeur nutritive élevée (27 millions de dollars). Le second constitue une nouvelle initiative de recherche visant à surmonter les contraintes liées aux changements climatiques qui affectent la sécurité alimentaire et agricole, et ce, en examinant de nouvelles méthodes permettant d'aider les populations rurales vulnérables à s'ajuster à cette menace mondiale. (5,5 millions de dollars)
  • L'apport total du Canada de 1,18 milliard de dollars destinés au développement agricole durable pour la période de 2008-2009 à 2010-2011 a contribué aux résultats suivants:
    • En 2009, l'apport continu de l'ACDI pour soutenir le programme national du gouvernement du Mozambique sur le développement de l'agriculture a permis d'aider 378 043 producteurs agricoles à avoir accès à des services publics de vulgarisation agricole, notamment au sujet de la technologie et des marchés, et d'irriguer 2 062 hectares de terres.
    • En 2010, la contribution du Canada au FIDA a permis d'aider de petits producteurs agricoles, particulièrement des femmes, à améliorer leurs pratiques commerciales, à remettre leurs terres en état, à accéder au financement et à développer leurs marchés. Le Canada et le FIDA ont tous deux à cœur de jouer un rôle crucial pour améliorer à long terme la sécurité alimentaire et la nutrition. De plus, le soutien du Canada au FIDA contribue à réduire les effets des sécheresses sur les petites productions agricoles.

Qu'est-ce que la sécurité alimentaire?

Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la sécurité alimentaire existe lorsque les gens ont accès à une quantité suffisante d'aliments sains et nutritifs pour vivre en santé. Ces aliments peuvent être produits à l'intérieur du pays, ils peuvent être importés ou être fournis au moyen de l'aide alimentaire.

Près d'un milliard de personnes dans le monde ne mangent pas à leur faim ou sont sous-alimentées. La situation est attribuable à une combinaison de facteurs comme la croissance démographique, l'instabilité des prix des aliments, des frais de transport et de production, ainsi que les difficultés économiques et la diminution de l'investissement mondial dans l'alimentation et le développement agricole.

Pour les hommes, les femmes et les enfants qui ont faim, le manque d'accès à une quantité suffisante d'aliments sains et nutritifs est un obstacle majeur à la réduction de la pauvreté et peut avoir des effets dévastateurs sur leur santé et limiter leur capacité d'apprendre à l'école et de gagner leur vie.

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