La ministre Oda et des chefs d’entreprises canadiennes collaborent pour réduire la pauvreté dans le monde

Le 5 mars 2012

L'honorable Beverley J. Oda © ACDI-CIDA/CP Images/Stephanie Lake
L'honorable Beverley J. Oda, ministre de la Coopération internationale, lors de la table ronde intitulée Le Canada et le secteur privé : Réduire la pauvreté ensemble, au Centre MaRS, à Toronto, le lundi 5 mars 2012.

Aujourd'hui, la ministre de la Coopération internationale, l'honorable Beverley J. Oda, a animé une table ronde avec des dirigeants du secteur privé et des partenaires du développement sur la façon dont la participation du secteur privé canadien au développement international peut accroître l'efficacité de l'aide internationale du Canada.

« Les discussions d'aujourd'hui ont porté sur le partage des connaissances, a indiqué la ministre Oda. Nous avons mis en commun nos points de vue sur la façon dont les entreprises canadiennes peuvent collaborer de façon concrète avec l'Agence canadienne de développement international (ACDI) pour réduire plus efficacement la pauvreté dans le monde. »

L'honorable Ed Fast et l'honorable Beverley J. Oda © ACDI-CIDA/CP Images/Stephanie Lake
L'honorable Ed Fast, ministre du Commerce international et ministre de la porte d'entrée de l'Asie-Pacifique, écoute les propos de l'honorable Beverley J. Oda, ministre de la Coopération internationale, lors de la table ronde intitulée Le Canada et le secteur privé : Réduire la pauvreté ensemble, au Centre MaRS, à Toronto, le lundi 5 mars 2012.

Les discussions étaient axées sur la capacité du secteur privé à accroître l'efficacité et la rapidité des activités de développement menées par l'ACDI dans les pays en développement. Les participants ont discuté des initiatives fructueuses d'engagement du secteur privé menées à l'heure actuelle entre l'industrie et les organisations non gouvernementales. Ils ont également proposé de nouvelles possibilités d'innovation pour aider l'ACDI et ses partenaires du développement à travailler ensemble.

L'ACDI s'appuiera sur les discussions d'aujourd'hui pour déterminer comment seront intégrées l'expertise et les idées innovatrices du secteur privé dans les approches mises en place pour relever les défis mondiaux en matière de développement.

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Pour de plus amples renseignements, les représentants des médias sont priés de communiquer avec :

Justin Broekema
Attaché de presse de la ministre de la Coopération internationale
Téléphone : 819-953-6238
Courriel : justin.broekema@acdi-cida.gc.ca

Bureau des relations avec les médias
Agence canadienne de développement international (ACDI)
Téléphone : 819-953-6534
Courriel : media@acdi-cida.gc.ca

Fiche d'information

Engagement du Canada et du secteur privé

Les entreprises canadiennes ont une forte présence à l'étranger, dans divers secteurs, y compris dans les secteurs de la finance et des ressources, comme dans les industries extractives (les mines, le pétrole et le gaz). Les investissements canadiens dans ce secteur représentent un moteur important de la croissance économique de nombreux pays en développement. Les entreprises canadiennes font figure de chef de file pour ce qui est d'offrir leur savoir-faire de renommée internationale et de réaliser des investissements socialement responsables pour soutenir le développement à long terme.

L'ACDI possède plus de trois décennies d'expérience dans lesquelles puiser pour faire la promotion du développement du secteur privé. Ce travail vise à améliorer le climat pour le commerce et les investissements et à donner accès aux débouchés économiques, qui stimulent la croissance du secteur privé dans les pays en développement.

L'ACDI travaille de plus en plus avec les acteurs du secteur privé, qui deviennent alors ses partenaires du développement. Ce travail peut inclure des partenariats avec des entreprises canadiennes, internationales et locales, qui conjuguent leurs efforts pour améliorer l'efficacité de l'aide canadienne.

Exemples de l'engagement du secteur privé

Le Canada est reconnu à l'échelle internationale comme un chef de file dans le domaine de l'engagement du secteur privé, grâce aux initiatives qu'il a élaborées pour mettre à profit les idées et les ressources du secteur privé afin de trouver des solutions novatrices aux défis mondiaux en matière de développement. Voici quelques exemples de l'expérience du Canada dans ce domaine :

  • En 2005, le gouvernement du Canada a lancé le Fonds d'investissement du Canada pour l'Afrique (FICA) dans le but premier de fournir un capital de risque public et privé aux entreprises du secteur privé, afin de favoriser la croissance économique et le développement en Afrique. Le FICA a mis à profit le potentiel du partenariat public-privé pour promouvoir le développement, utilisant des fonds publics pour obtenir des investissements supplémentaires de la part de tiers et d'investisseurs privés. Le financement du FICA provient d'un crédit spécial du Conseil privé. Ce financement ne fait pas partie de l'aide au développement officielle; il constitue donc une ressource additionnelle pour l'ACDI.

  • Géré par le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, le Programme de coopération pour l'investissement (PCI), anciennement appelé le Programme de coopération industrielle de l'ACDI, soutient les investissements directs bénéfiques sur le plan du développement qui sont effectués par des entreprises canadiennes dans des pays en développement.

  • Dans le cadre de l'engagement qu'il a pris à l'égard de la sécurité alimentaire, lors du Sommet du G8 à L'Aquila en 2009, le Canada a investi (50 millions de dollars) dans le volet Secteur privé du Programme mondial pour l'agriculture et la sécurité alimentaire (en anglais) de la Société financière internationale. Le Programme utilise des prêts, des garanties de prêt, des investissements en actions et des services-conseils pour aider à combler le manque de financement à long terme auquel se heurtent les petites et moyennes entreprises agricoles et les fermiers dans les pays pauvres.

  • Pour honorer ses engagements à l'égard du financement accéléré, le Canada a mis en place un mécanisme de financement pour la lutte contre le changement climatique (291,5 millions de dollars) qui fournit du financement concessionnel et une assistance technique en faveur de projets sur le changement climatique menés dans les pays en développement qui ne pourraient autrement être réalisés, car les obstacles que présente le marché empêchent les commanditaires et d'autres financiers d'effectuer ces investissements.

  • Le défi du G-20 pour le financement des PME (20 millions de dollars), qui a été lancé lors du Sommet des dirigeants du G20 à Toronto, consistait à solliciter des propositions novatrices et adaptables auprès du secteur privé pour trouver des façons d'accroître l'efficacité des gouvernements et des institutions publiques dans la mobilisation de capitaux privés pour les petites et moyennes entreprises dans les pays en développement.

  • Le Mécanisme de garantie de marchés pour le programme de vaccin antipneumococcique (en anglais) (200 millions de dollars américains) avait été administré par le Canada pour répondre à une importante défaillance du marché : les entreprises du secteur privé n'avaient aucun intérêt à investir dans les programmes de vaccination destinés aux pays en développement, car elles n'étaient pas certaines d'obtenir un retour sur leurs investissements. On estime que l'introduction de ce vaccin contre la pneumonie permettra de sauver plus sept millions de vies d'ici 2030. La pneumonie est l'une des premières causes de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans.

  • Le Canada dirige actuellement l'initiative d'incitation aux investissements privés dans l'agriculture (en anglais), laquelle vise à régler les problèmes de sécurité alimentaire. Bill Gates a récemment salué publiquement le leadership qu'a exercé le Canada dans le cadre de cette initiative, lors du Sommet du G20 à Cannes.