Déclaration du ministre Paradis : Journée mondiale de la pneumonie

Le 12 novembre 2013

La pneumonie tue plus d’enfants de moins de cinq ans que toute autre maladie. Environ deux millions d’enfants en meurent chaque année, et 99 % d’entre eux vivent dans des pays en développement. Sans les antibiotiques nécessaires pour la traiter rapidement et efficacement, cette infection pulmonaire peut entraîner la mort en un ou deux jours.

Le Canada reconnaît l’impact dévastateur de la pneumonie sur la santé des enfants, et il lutte contre cette maladie en fournissant des vaccins et des traitements antibiotiques abordables à l’échelon des collectivités.

À titre d’exemple, le Canada a à cœur depuis longtemps la santé des mères et des enfants et il est le principal donateur de l’Initiative catalytique de l’UNICEF pour sauver un million de vies. Cette dernière a permis de former 53 000 travailleurs de la santé communautaire en Éthiopie, au Ghana, au Malawi, au Mali, au Mozambique, au Niger et en Tanzanie. Elle vise à permettre aux enfants de recevoir rapidement des soins de santé efficaces lorsqu’ils souffrent de paludisme, de pneumonie ou de diarrhée. Environ 5,5 millions de traitements ont été offerts à des enfants souffrant de ces maladies.

Cette année, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’UNICEF ont lancé le Plan d’action mondial intégré pour prévenir et combattre la pneumonie et la diarrhée. Le Plan présente une carte routière destinée aux gouvernements afin qu’ils puissent traiter ces maladies. En outre, la célèbre revue médicale The Lancet a publié une série d’articles sur la pneumonie et la diarrhée infantiles qui portent sur les forces et les lacunes des efforts déployés à l’échelle mondiale pour réduire les incidences de ces maladies. Afin de donner un nouvel élan à la dynamique mondiale relative à la lutte contre ces maladies mortelles, le Canada a récemment annoncé qu’il verserait 74 500 000 $ à l’OMS pour améliorer les diagnostics et les traitements de la pneumonie, du paludisme et de la diarrhée en Afrique subsaharienne.

À la rencontre du G8 en 2010, le Canada a apporté une contribution majeure à l’amélioration de la santé des femmes et des enfants lorsqu’il a lancé l’Initiative de Muskoka sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants. Cette dernière a mobilisé des engagements internationaux de 7,3 milliards de dollars américains en nouveaux apports de fonds sur une période de cinq ans, y compris 1,1 milliard de dollars venant du Canada. Au moyen de cet engagement, le Canada et ses partenaires visent à prévenir le décès de 64 000 mères et de 1,3 million d’enfants de moins de cinq ans. La réduction de la charge de morbidité liée à la pneumonie fait partie de cet engagement. Depuis 2007, nos efforts en matière de développement ont permis de former plus de 102 000 travailleurs de la santé communautaire pour qu’ils puissent diagnostiquer et traiter la pneumonie et fournir plus de 4,3 millions de traitements à des enfants souffrant de cette maladie.

En finançant l’Alliance GAVI et son mécanisme de garantie de marché, le Canada contribue à développer de nouveaux vaccins pour protéger les enfants contre la pneumonie. Cet engagement financier des donateurs permet de subventionner l’achat de vaccins à un prix déterminé, ce qui motive les sociétés pharmaceutiques à investir dans la production à grande échelle de ces vaccins pour les offrir dans les pays en développement. On s’attend à ce que l’initiative permette de prévenir le décès d’environ 7 millions d’enfants d’ici 2030 grâce à l’élaboration de vaccins antipneumococciques. À ce jour, environ 10 millions d’enfants de 27 pays ont été vaccinés.

En cette Journée mondiale de la pneumonie, les Canadiens peuvent être fiers des réalisations du Canada dans le cadre de la lutte contre cette maladie si dévastatrice pour les jeunes enfants.

Christian Paradis
Ministre du Développement international et ministre de la Francophonie