Déclaration du ministre Paradis : Journée des droits de l'homme

Le 10 décembre 2013

Selon les Nations Unies, la Journée des droits de l’homme est notre droit commun fondamental, notre anniversaire à tous. Nous, les sept milliards d’habitants de la Terre, sommes tous nés libres et égaux. Les droits de la personne appartiennent à tous les êtres humains, sans exception. Pourtant, encore aujourd’hui, dans plusieurs pays du monde, ils ne sont ni reconnus, ni respectés, ni garantis. Pour cette raison, les gens sont exposés à la pauvreté, à l’exploitation et à l’insécurité, surtout les femmes, les enfants, les personnes handicapées et d’autres groupes marginalisés.

Le Canada veille à ce que toutes ses activités de développement international respectent les droits de la personne. Cela vaut qu’il s’agisse de financer des organisations qui rendent plus équitable l’accès à l’éducation et aux services de santé ou encore de travailler avec les gouvernements de pays en développement en vue d’adopter des lois destinées à protéger les droits des femmes et des enfants.   

Nous célébrons cette année le 20e anniversaire de la création du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), qui a pour mission de promouvoir la protection des droits de la personne dans le monde entier. Le Canada appuie fièrement le travail du HCDH depuis 2005. En Colombie, par exemple, où le Canada est le plus important donateur, le HCDH a contribué à la mise en application d’une politique nationale ayant pour objet la lutte contre la violence sexuelle à l’égard des filles et des femmes. Le HCDH a également plaidé en faveur de l’établissement de services psychologiques et de santé s’adressant expressément aux victimes de violence sexuelle et de violence fondée sur le sexe.

Il convient aussi de souligner les efforts accomplis par le Canada pour améliorer la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants. Dans le cadre de ceux-ci, le premier ministre a récemment annoncé que le Canada collaborera avec des partenaires internationaux afin d’améliorer les systèmes d’établissement des statistiques de l’état civil et d’enregistrement des faits d’état civil dans les pays en développement. Dans les pays à faible revenu, où la nécessité d’obtenir ces renseignements est la plus grande, les naissances et les décès ne font souvent pas l’objet d’un enregistrement. Or, l’enregistrement des actes d’état civil permet d’accorder une identité juridique aux gens afin qu’ils puissent exercer les droits auxquels tout être humain a droit, tels que celui de recevoir des services d’éducation et de santé de base.

L’enregistrement des actes d’état civil fait aussi en sorte que, lorsque le Canada promet de verser 650 millions de dollars sur trois ans au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, comme je l’ai annoncé plus tôt ce mois-ci, les investissements atteignent les personnes qui en ont le plus besoin, en particulier les groupes marginalisés, qui sont les plus difficiles à rejoindre. Grâce au soutien du Canada, le Fonds mondial a permis aux personnes qui en avaient le plus besoin de bénéficier d’un meilleur accès à des médicaments essentiels à la survie et a sauvé environ 8,7 millions de vies à ce jour, soit quelque 100 000 vies par mois ces dernières années.

Le respect des droits de la personne est une valeur fondamentale du Canada. Jusqu’ici, les Canadiens peuvent être fiers des efforts que leur gouvernement déploie pour promouvoir les droits de la personne pour tous, en particulier les populations les plus vulnérables, marginalisées et pauvres.

Christian Paradis
Ministre du Développement international et ministre de la Francophonie