Le Canada fait ressortir l'importance d'appuyer la mise en valeur durable des ressources naturelles comme moyen de réduire la pauvreté en Afrique

Le 16 décembre 2013

Maputo (Mozambique) — Aujourd'hui, Lois Brown, secrétaire parlementaire du ministre du Développement international et ministre de la Francophonie, Christian Paradis, a assisté à la troisième Conférence des ministres responsables de la mise en valeur des ressources minérales, tenue par l'Union africaine à Maputo (Mozambique). Lors de la conférence, Mme Brown a participé au lancement du Centre africain de développement de l'industrie minière (CADIM), une initiative pour laquelle le Canada est le principal donateur.

« La création d'une croissance économique durable, menée par le secteur privé, est le principal moyen de briser le cycle de la pauvreté, a indiqué Mme Brown. S'il est géré de la bonne manière, le secteur de l'extraction peut apporter des revenus substantiels aux gouvernements. Par la suite, ces derniers peuvent réinvestir dans les infrastructures et les services essentiels, dont la santé et l'éducation. Cela peut également profiter aux entreprises locales, ce qui favorise la création d'emplois. »

Approuvée en février 2009 pendant un Sommet de l'Union africaine, la Vision minière pour l'Afrique cherche à utiliser les ressources minérales de l'Afrique comme outil de transformation économique et sociale et appuie le développement transparent, équitable et optimal des ressources minérales de l'Afrique. En janvier 2013, le premier ministre Stephen Harper a annoncé que le gouvernement du Canada versait 15,3 millions de dollars sur cinq ans pour appuyer le Centre par l'entremise de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique. L'engagement pris par le Canada d'aider les pays africains à optimiser les retombées de leur secteur de l'extraction contribue à faire en sorte que ces retombées soient bénéfiques aux populations et qu'elles améliorent leur qualité de vie en général.

« Le soutien du Canada au Centre africain de développement de l'industrie minière permettra d'offrir des conseils stratégiques aux pays africains sur la façon de gérer, de manière durable et transparente, leurs ressources naturelles, a ajouté Mme Brown. Il s'agira d'élaborer des codes, des lois et des systèmes fiscaux clairs et uniformes pour l'industrie minière, lesquels faciliteront tant les investissements que la participation des entreprises locales au développement du secteur de l'extraction. »

La croissance économique durable est l'une des priorités du Canada en matière de développement. Le Canada reconnaît que la mobilisation des ressources, des compétences et des capacités d'innovation du secteur privé contribue à réduire la pauvreté partout dans le monde.

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Document d'information

Le Centre africain de développement de l'industrie minière

La Vision minière pour l'Afrique est le programme africain de développement des ressources minérales. Approuvée en février 2009 pendant un Sommet de l'Union africaine, la Vision minière pour l'Afrique cherche à utiliser les ressources minérales de l'Afrique comme outil de transformation économique et sociale, et appuie le développement transparent, équitable et optimal des ressources minérales de l'Afrique.

En 2011, l'Union africaine a établi le Centre africain de développement de l'industrie minière (CADIM) pour contribuer à mettre en œuvre le plan d'action Vision minière pour l'Afrique, et a confié à la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CENUA) le mandat d'être l'hôte du Centre et de coordonner ses activités. En janvier 2013, le premier ministre Stephen Harper a annoncé que le gouvernement du Canada versait 15,3 millions de dollars sur cinq ans pour appuyer le Centre par l'entremise de la CENUA.

Le CADIM sera :

  • un centre d'information à guichet unique sur les pratiques exemplaires en matière de politique sur l'exploitation et la gestion durables des ressources minières, de même que sur l'échange d'information et le réseautage, afin d'appuyer les pratiques d'exploitation minière durable et les activités de développement;
  • un forum continental pour les pays, les intervenants et les donateurs pour discuter de façons novatrices d'accroître la contribution de l'exploitation minière au développement durable et à la réduction de la pauvreté en Afrique;
  • un point de convergence pour déterminer les besoins des États membres dans la gestion du secteur minier et déployer l'expertise voulue;
  • une source d'expertise technique pour aider les pays africains à gérer leur secteur minier de manière responsable et transparente;
  • un centre de recherche pour promouvoir l'harmonisation de la politique minière entre les États membres.

Lors de sa participation à la Conférence des ministres responsables de la mise en valeur des ressources minérales, organisée par l'Union africaine, la secrétaire parlementaire a également pris part à un débat d'experts sur les moyens de mettre à profit la Vision minière pour l'Afrique. Elle a aussi présidé une table ronde sur l'autonomisation économique des femmes en Afrique, qui réunissait des chefs d'entreprise et des dirigeants communautaires africains et canadiens.

En outre, Mme Brown a profité de l'occasion pour s'entretenir avec un certain nombre de ses homologues de l'ensemble du continent africain, afin de resserrer la collaboration entre le Canada et l'Afrique pour exploiter de façon durable, au profit de la population, l'immense potentiel que recèlent les ressources naturelles de l'Afrique.