Déclaration du ministre Paradis à l'occasion de la Journée mondiale de la santé

7 avril 2014 – Le ministre du Développement international et de la Francophonie, l'honorable Christian Paradis, a fait aujourd'hui la déclaration suivante :

« Pour les populations pauvres du monde, il existe de nombreuses possibilités d'avancer sur la voie de la prospérité et de l'autonomisation, mais, sans une bonne santé ni le bien-être nécessaire, il leur est difficile de les saisir. Des enfants victimes de malnutrition ne peuvent apprendre facilement ni progresser dans leurs études, et des adultes malades ne peuvent consacrer toute leur énergie à leur famille et à leur collectivité. Lorsqu'un adulte ou un enfant succombe à une maladie évitable, cette tragédie est ressentie par l'ensemble de la collectivité.

« Au cours des dernières décennies, la promotion de la santé et du bien-être des populations du monde en développement a beaucoup progressé. Si, en cette Journée mondiale de la santé, nous célébrons ce progrès, nous devons aussi nous pencher sur ce qui reste à faire.

« Pendant le dernier quart de siècle, grâce à une action internationale concertée, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a reculé de plus de 40 %, et celui des mères a presque diminué de moitié. De même, la mortalité attribuable au paludisme et à la tuberculose diminue constamment. Et, grâce à l'action soutenue de la communauté internationale pour éradiquer la polio, l'incidence de cette maladie a diminué de plus de 99 %.

« Si ces avancées ont été possibles, c'est en raison de la vaccination d'un plus grand nombre d'enfants, d'un large accès au traitement du VIH, d'une meilleure distribution des micronutriments et d'une coopération internationale plus efficace. Le Canada est fier d'avoir contribué à ces efforts.

« Toutefois, les défis sanitaires qui restent sont considérables. Dans le monde, près d'un milliard de personnes souffrent de faim chronique. Selon le rapport
de l'ONUSIDA pour 2013, à la fin de 2012, plus de 35 millions de personnes vivaient avec le VIH, et 2,3 millions de nouveaux cas avaient été recensés. Par ailleurs, le Partenariat Faire reculer le paludisme fait état d'environ 207 millions de nouveaux cas de paludisme en 2012.

« C'est dans le monde en développement que les enfants et les jeunes souffrent de certains des pires problèmes de santé. L'Organisation mondiale de la Santé estime que 6,6 millions d'enfants de moins de cinq ans meurent chaque année. Or, la plupart de ces décès résultent d'infections que l'on pourrait prévenir par l'accès à des services de santé, une bonne nutrition, la vaccination, une eau salubre et l'assainissement.

« Tous les investissements en santé sont utiles, certes, mais pour le Canada, c'est sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants qu'ils doivent se concentrer, là où l'aide internationale peut s'avérer la plus efficace. Les enfants incarnent l'avenir et, en protégeant leur santé par la nutrition, la vaccination et des services de santé de base, nous les aiderons à devenir des adultes sains et productifs. Pour leur part, les femmes jouent un rôle central, en tant qu'aidantes, chefs de file et entrepreneures. Il est donc essentiel d'assurer leur santé pour favoriser la croissance et la prospérité globales de leurs familles, de leurs collectivités et de leurs pays.

« Pour que la santé des femmes et des enfants demeure au cœur des priorités internationales, le premier ministre Stephen Harper tiendra un sommet sur ​​la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants en mai 2014, à Toronto. Pour les experts canadiens et les leaders mondiaux qui y participeront, ce sera l'occasion de faire le point sur les progrès à ce jour et de discuter de la voie à suivre. Au moment où commence une nouvelle étape dans la promotion de la santé à l'échelle mondiale, nous avons hâte de collaborer avec ces différents acteurs et de bénéficier de leurs connaissances. »

Christian Paradis
Ministre du Développement international et de la Francophonie