Déclaration du ministre Paradis à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le travail des enfants

Le 12 juin 2014 – Aucun enfant ne devrait être privé de son droit à l’éducation, à l’amusement et à un mode de vie sain et digne. Toutefois, le travail des enfants vole l’enfance d’un trop grand nombre de jeunes. Au lieu d’aller à l’école, ces enfants passent de longues heures à effectuer des tâches nuisibles et dangereuses, par exemple l’épandage de pesticides, la conduite de machines lourdes ou la recherche de métaux précieux à mains nues à même le sol, afin de soutenir leur famille ou, dans le pire des cas, de subvenir à leurs propres besoins.

En 2012, 100 millions de garçons et 68 millions de filles, certains n’ayant pas plus de cinq ans, ont été victimes du travail des enfants. Parmi ces jeunes, environ la moitié effectuait des tâches dangereuses pouvant causer des maladies, des blessures, des traumatismes mentaux ou la mort. Dans ses formes extrêmes, le travail des enfants comprend l’esclavage, les activités illégales comme le trafic de drogues et la prostitution, et les conflits armés. Les orphelins ou les enfants séparés de leur famille sont les plus vulnérables à ce type d’exploitation et de maltraitance.

Aucun enfant ne devrait avoir à vivre ainsi. Le gouvernement du Canada s’engage à protéger les enfants et à éliminer le travail nuisible chez les enfants. Nous collaborons avec des partenaires internationaux, dont l’Organisation internationale du Travail, afin de combattre le travail des enfants partout dans le monde.

Par l’intermédiaire de sa Stratégie sur les enfants et les jeunes, le Canada œuvre pour faire en sorte que les enfants de tous les âges grandissent pour devenir des adultes sains et productifs. Grâce aux efforts que nous faisons pour la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, priorité absolue du Canada en matière de développement, les enfants peuvent obtenir les services de vaccination, d’alimentation et de santé dont ils ont besoin pour survivre et pour s’épanouir de leur naissance jusqu’à l’âge de cinq ans. Mais nous ne pouvons pas les abandonner après cela. C’est pourquoi nous collaborons avec les pays en développement pour mettre en place un système de protection de l’enfance visant à veiller à la sécurité de tous les garçons et de toutes les filles. C’est également pour cette raison que nous améliorons l’accès à des services essentiels, dont une éducation de qualité et des occasions d’apprentissage qui aideront les enfants et les jeunes à devenir des membres productifs et positifs de la société. Enfin, nous exhortons les gouvernements à renforcer leurs lois, politiques et cadres réglementaires en vue de protéger les jeunes qui travaillent et de prévenir les pires formes de travail des enfants.

Aujourd’hui, le Canada réitère son engagement de protéger tous les enfants contre la discrimination, la violence et l’exploitation, ce qui inclut les pires formes de travail des enfants. Il s’engage également à les aider à obtenir l’accès à des services essentiels, comme la santé et l’éducation, afin qu’ils aient le meilleur départ possible dans la vie.

L’honorable Christian Paradis
Ministre du Développement international et de la Francophonie