Journée mondiale du paludisme

Le 25 avril 2013

Le paludisme a un effet dévastateur sur les familles, les collectivités et les économies locales. Le paludisme est impitoyable, particulièrement pour les enfants qui vivent en régions éloignées, où les soins de santé de base sont à peu près inexistants. Sans traitement, le paludisme peut entraîner la mort de 24 à 48 heures après l’apparition des symptômes. Or, dans bien des cas, il faut aux gens plus de temps pour se rendre à une clinique ou à un hôpital.

L’essentiel de la lutte contre le paludisme doit donc passer par la prévention et la prestation d’un traitement efficace au sein des collectivités. Les initiatives de traitement communautaire prennent diverses formes, y compris la distribution de moustiquaires de lit imprégnées d’insecticide — un domaine où le Canada est depuis longtemps un chef de file mondial.

Le Canada s’emploie principalement à faciliter l’accès aux traitements pour les pauvres. De façon plus générale, le Canada cherche à renforcer la capacité des travailleurs en santé communautaire de première ligne à diagnostiquer et à traiter les maladies qui sont les principales causes de mortalité chez les enfants de moins de cinq ans, c’est-à-dire le paludisme, la pneumonie et la diarrhée. Ce travail s’inscrit dans le cadre de son engagement international à améliorer la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.

En tant que chef de file dans les efforts déployés par la communauté internationale pour traiter le paludisme et d’autres maladies qui touchent les enfants, le Canada est fier de travailler en partenariat avec des organisations canadiennes et internationales d’expérience pour prévenir et traiter le paludisme :

  • Le Canada appuie sans réserve le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme qui, depuis sa création, a distribué 310 millions de moustiquaires de lit imprégnées d’insecticide à des familles avec de jeunes enfants. Sans ces efforts, appuyés par le Canada, quelque 8,7 millions de personnes seraient mortes de l’une ou l’autre de ces trois maladies.
  • Le Canada a contribué à améliorer les capacités des travailleurs de la santé de première ligne en Éthiopie, au Ghana, au Malawi, au Mali, au Mozambique et au Niger à diagnostiquer et à traiter le paludisme, la pneumonie et la diarrhée.
  • De même, l’appui du Canada a contribué à former 7 700 travailleurs en santé communautaire en Indonésie, en Ouganda, en République démocratique du Congo, en Sierra Leone et en Zambie pour qu’ils puissent offrir des services de santé essentiels pour lutter contre la pneumonie, le paludisme et la diarrhée. Ce projet cible les 20 % les plus pauvres de la population dans des régions où les taux de mortalité des enfants et des mères sont élevés.

En dépit de son importante contribution à la lutte contre le paludisme, le Canada doit reconnaître qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir. En effet, le paludisme cause encore chaque année la mort de 660 000 personnes. Le paludisme demeure l’une des principales causes de décès chez les enfants des pays en développement. Chaque année, pour le seul continent africain, près de 540 000 enfants meurent du paludisme. Le Canada est heureux de travailler avec ses partenaires et les collectivités touchées pour éradiquer le paludisme et clore ainsi un sombre chapitre de l’histoire de l’humanité.

Julian Fantino
Ministre de la Coopération internationale