Journée internationale des enfants victimes innocentes de l'agression

Le 4 juin 2013

À l'échelle mondiale, plus de 250 000 enfants soldats prennent part à des conflits armés. Nombre d'entre eux ont été kidnappés et contraints de combattre; d'autres se sont joints à des groupes rebelles en raison de la pauvreté et de la famine. Et des millions d'autres risquent d'être soumis aux pires conditions de travail, à l'exploitation sexuelle, à la traite de personnes ou à d'autres formes de violence. Les conflits peuvent également accentuer les effets qu'ont les catastrophes naturelles sur les enfants. Par exemple, plus de 130 000 enfants, la plupart de moins de cinq ans, ont perdu la vie en 2009 pendant la sécheresse en Somalie.

Les filles et les jeunes femmes sont particulièrement vulnérables. Selon les estimations, 150 millions de filles de moins de 18 ans ont été victimes d'actes de violence sexuelle. En raison de tous ces actes de violence, d'exploitation et d'abus, les enfants ne peuvent contribuer de façon importante à leur collectivité et ainsi mettre fin au cycle de pauvreté intergénérationnelle.

Pour ces raisons, le Canada a fait de la sécurité et de la protection des enfants et des jeunes un volet important de ses efforts déployés à l'échelle internationale. Les initiatives sont axées sur trois thèmes principaux :

  • Renforcer et mettre en œuvre des cadres nationaux pour mieux protéger les droits des enfants et des jeunes, particulièrement ceux des filles, qui courent un risque d'être victimes de violence, d'exploitation et d'abus. Cette initiative comprend l'appui du Canada visant à s'attaquer aux facteurs qui rendent les enfants et les jeunes vulnérables au trafic d'êtres humains. De même, le soutien canadien offert à l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) aide la Commission de l'ANASE pour les femmes et les enfants ainsi que la Commission intergouvernementale des droits de la personne à respecter leur mandat, lequel consiste à promouvoir l'égalité entre les femmes et les hommes, et à protéger les droits des femmes et des enfants.
  • Veiller à ce que les écoles soient exemptes de violence et de mauvais traitements et soient des lieux d'apprentissage accueillants pour les enfants. Par exemple, le Canada a investi dans un programme de l'UNICEF en Colombie, lequel favorise la participation active des enfants et des adolescents à l'élaboration des programmes d'éducation et des plans municipaux et provinciaux qui protègent leurs droits et en font la promotion. La participation des enfants et des jeunes, ainsi que les démarches d'aide entre les pairs à l'intérieur et à l'extérieur de l'école, contribuent souvent considérablement à leur capacité d'autodéfense.
  • Appuyer les efforts destinés aux jeunes à risque afin qu'ils participent pleinement et de façon constructive à la société et trouvent d'autres solutions que la violence et la criminalité. Par exemple, le soutien canadien offert à l'UNICEF au Soudan et au Soudan du Sud a permis à plus de 58 000 enfants touchés par un conflit d'avoir un meilleur accès à des services de protection, d'éducation, de réintégration et de santé de base. En outre, plus de 160 000 enfants touchés par un conflit ont pu profiter de soutien psychosocial par l'entremise d'activités récréatives adaptées aux jeunes. Plus de 1 200 enfants ont également été libérés des forces armées et d'autres groupes connexes, retrouvant ainsi leur famille. Aussi, plus de 800 officiers et commandants de ces groupes ont reçu de la formation liée aux droits des enfants.

Le Canada continuera d'appuyer les mesures visant la protection des enfants à l'échelle mondiale. De nombreux donateurs, pays en développement et organismes internationaux mettent davantage l'accent sur la sécurité et la protection des enfants les plus vulnérables, en particulier les filles. Aujourd'hui, à l'occasion de la Journée internationale des enfants victimes innocentes de l'agression, nous reconnaissons que des efforts internationaux supplémentaires peuvent faire avancer ce mouvement auquel le Canada est fier de participer.

Julian Fantino
Ministre de la Coopération internationale