Le ministre Fantino prononce une allocution lors de la rencontre intitulée Nutrition pour la croissance : combattre la faim grâce au commerce et à la science, le 8 juin 2013

Le 8 juin 2013 

L'allocution prononcée fait foi

En ma qualité de ministre de la Coopération internationale, je suis heureux de me joindre à vous aujourd'hui.

Le Canada estime que la nutrition est actuellement l'un des problèmes de développement les plus urgents.

L'amélioration de la nutrition peut transformer la vie de millions de femmes et d'enfants ainsi que celle de leur famille.

Le Canada attache une importance fondamentale à la nutrition; il est d'ailleurs un leader en la matière depuis longtemps.

Il y a trois ans, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a lancé l'Initiative de Muskoka sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants alors qu'il présidait le Sommet du G8.

Depuis, nous avons fait de la nutrition un élément clé de nos efforts dans le cadre de cette initiative.

Je suis heureux de poursuivre le leadership exercé par le Canada dans le dossier de la nutrition en annonçant des investissements de plus de 145 millions de dollars, lesquels contribueront à l'obtention de meilleurs résultats sur le plan de la nutrition.

Toutefois, je suis préoccupé par ce qui semble être une course au sommet. Le nombre d'annonces de contributions prend plus d'importance que le nombre de réalisations. Ces dernières sont nombreuses et les résultats sont concrets.

L'accent devrait être mis sur les résultats.

Faire des annonces de contributions constitue la partie facile de l'exercice, et c'est souvent la partie qui retient plus l'attention.

Le Canada est heureux de constater que d'autres intervenants souhaitent en faire davantage, et nous nous attendons à ce que ces engagements se traduisent par des résultats concrets.

Tous les représentants réunis ici aujourd'hui — peu importe s'ils proviennent des gouvernements, du secteur privé, du milieu scientifique ou de la société civile — ont tous un rôle fondamental à jouer.

Nous devons démontrer un engagement accru envers l'amélioration de la nutrition et, surtout, envers l'obtention de résultats concrets. Il faut absolument saisir cette occasion.

Bien entendu, toutes nos interventions doivent reposer sur la responsabilisation.

Il s'agit d'une priorité pour le Canada, comme en a été témoin notre premier ministre lorsqu'il a coprésidé la Commission de l'information et de la redevabilité pour la santé de la femme et de l'enfant des Nations Unies.

Entre autres, il faut mieux comprendre la mesure dans laquelle nous investissons collectivement dans l'amélioration de la nutrition.

Voilà pourquoi le Canada dirige l'élaboration d'un processus commun qui permettra de mieux suivre les fonds que les donateurs affectent à des projets axés sur la nutrition.

Le Canada serait heureux d'être l'hôte d'une réunion qui aiderait à renforcer les résultats de nutrition dans les divers pays du monde.

Après tout, investir dans la nutrition est l'un des meilleurs choix qu'un pays peut faire.

Les résultats obtenus aujourd'hui seront transmis de génération en génération.

En remplissant nos engagements au cours des jours, des semaines et des mois à venir, nous pouvons mettre fin aux conséquences dévastatrices et irréversibles de la malnutrition sur le développement de l'enfant.

Merci.