Déclaration du ministre Paradis lors de la Journée internationale de la fille

Le 11 octobre 2013

L'histoire montre qu'il n'a jamais été facile d'être une fille. Bien que nous ayons assisté à une amélioration constante quant à la façon dont les filles sont traitées et à leur statut, elles demeurent confrontées à de très grandes inégalités partout dans le monde.

Dans de nombreux pays, les filles n'ont pas accès à une éducation de qualité, à une bonne nutrition et à des services de santé de base. Elles sont également très touchées par la pauvreté, la violence et la discrimination. Au cours de la prochaine décennie, plus de 140 millions de filles seront contraintes de se marier précocement — la plupart d'entre elles, avant d'avoir atteint 18 ans.

Les restrictions imposées à de nombreuses filles dans le monde en développement sont préoccupantes en soi, mais la situation apparaît encore plus alarmante si l'on songe au puissant impact qu'ont des filles en santé et éduquées sur la prospérité économique des familles et des collectivités.

Les droits des filles font partie des droits de la personne et, en améliorant leur conditions de vie, on ouvre la voie à un avenir plus sûr et plus brillant pour tous. L'accès à une éducation de qualité est l'un des meilleurs outils que nous puissions offrir. Des filles éduquées sont plus en santé. Elles se marient plus tard et sont plus susceptibles de planifier les naissances.

Le gouvernement du Canada attache beaucoup d'importance aux droits des filles et déploie d'immenses efforts pour appuyer l'autonomisation des filles dans les pays en développement. Tous nos programmes destinés aux enfants et aux jeunes mettent un accent particulier sur les filles.

À titre d'exemple, les programmes d'éducation du Canada en Afghanistan ont dispensé une éducation de base à quelque 145 000 enfants — dont 80 % sont des filles. Nous avons également contribué à la formation de plus de 8 000 professeurs afghans, dont un pourcentage important sont des femmes. Dans le cadre de l'Initiative de Muskoka sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, nous améliorons également la santé des mères et de leurs enfants, l'accent étant mis sur les mères de moins de 18 ans.

En cette Journée internationale de la fille, je vous encourage à vous renseigner davantage sur les inégalités auxquelles les filles sont confrontées et sur les moyens à prendre pour contribuer à l'effort mondial déployé pour améliorer leurs conditions de vie.

Christian Paradis
Ministre du Développement international et ministre de la Francophonie