Discours du ministre Paradis : Investir dans le secteur minier en Afrique : Transformation, défis et occasions à saisir

Le 3 février 2014

Je remercie Gaston pour cette aimable présentation.

Et je remercie le Bureau commercial du Canada d’avoir organisé ce forum de discussion.

J’ai eu l’occasion de participer à plusieurs activités semblables et, chaque fois, je suis impressionné par le calibre des entrepreneurs que le Canada exporte dans le monde.

Je suis heureux d’être au Cap pour assister à la 20e édition de la Conférence d’Indaba sur l’investissement dans le secteur minier africain.

Et pour constater, une fois de plus, la force de la présence canadienne sur la scène internationale.

J’ai toujours été fermement convaincu qu’avec les bons outils à leur disposition, les entrepreneurs canadiens peuvent relever n’importe quel défi.

Et vous m’avez prouvé à maintes reprises que j’avais raison.

Dans la même veine, vous pourrez constater cette semaine la présence de plusieurs spécialistes de mon ministère, de Ressources naturelles Canada et d’Exportation et développement Canada.

Un groupe aussi diversifié traduit bien l’approche pangouvernementale du Canada en ce qui concerne la mise en valeur du secteur extractif en Afrique.

Et les représentants des entreprises minières canadiennes présents dans la salle seront heureux d’apprendre que sept membres du Service des délégués commerciaux du Canada sont ici.

Ils sont venus de sept des neuf pays africains dont les marchés sont prioritaires et qui sont inclus dans le Plan d’action sur les marchés mondiaux de notre gouvernement.

Dans tous ces pays, le secteur de l’extraction — principalement les mines — a été jugé comme étant prioritaire pour les Canadiens.

Au cours de cette grande conférence sur les mines, la Mining Indaba, je vous encourage à vous entretenir avec nos délégués commerciaux des possibilités qui s’offrent dans leurs pays respectifs.

Ils vous aideront à conclure des partenariats fructueux avec des pays africains, car ils cherchent à capitaliser sur l’énorme richesse de leurs ressources naturelles.

Le Canada possède une riche histoire en matière d’exploitation des ressources naturelles pour la croissance économique.

Nos minéraux, nos métaux et notre énergie ont contribué à l’édification d’une économie nationale durable, diversifiée et croissante.

Nous avons tiré de nombreuses leçons et nous avons une vaste expertise à offrir à d’autres pays qui possèdent des richesses naturelles similaires.

Notre propre expérience montre qu’un secteur extractif prospère permet d’enregistrer non seulement d’importants gains économiques, mais aussi d’importants gains humains et sociaux.

En fait, ce secteur a le potentiel de transformer les pays en développement.

Il peut fournir de l’emploi à un nombre considérable de gens.

Surtout lorsque vous tenez compte des entreprises locales et des services locaux qu’une nouvelle initiative ou un nouveau site génère.

Bien qu’une mise en valeur adéquate du secteur extractif africain joue un rôle important sur le plan de la croissance économique des pays, elle joue aussi un rôle à l’égard de leur développement.

Ce secteur représente des emplois, une meilleure éducation et de la formation.

Il représente un meilleur accès à des services de soins de santé pour les mères et les enfants — une priorité canadienne.

Il représente aussi de meilleurs revenus et une meilleure répartition de la richesse pour tous, afin que chacun puisse recueillir les fruits de la croissance économique générée par le développement responsable des ressources naturelles de leur pays.

Au cours des conversations que vous aurez cette semaine, je vous invite à vous rappeler ce que je viens de vous dire — rappelez-vous la perspective de développement.

Gardez à l’esprit l’importance de créer des emplois et de générer des revenus qui pourront être réinvestis dans les services de santé et d’éducation de base dont les gens ont besoin.

Et souvenez-vous de l’importance d’améliorer non seulement une collectivité pendant que vous y faites des affaires, mais aussi de l’aide que votre présence lui aura apportée en contribuant à maximiser et à maintenir ses gains.

Comme je l’ai mentionné, le Canada possède une vaste expérience dans ces domaines.

Notre industrie extractive florissante nous a permis de construire des autoroutes, des lignes de chemin de fer et des réseaux électriques et de communications.

Elle nous a aidés à développer des technologies propres et à créer des centaines de milliers d’emplois au pays et à l’étranger.

Aujourd’hui, le Canada est reconnu comme un chef de file dans le secteur des mines parce que nous avons fait preuve de toute la diligence requise pour mettre en œuvre des lois environnementales, des conditions de travail sécuritaires et des régimes d’imposition équitables.

Nous possédons les capitaux, la technologie et l’expertise entrepreneuriale pour aider les nations africaines à mettre en œuvre leur vision pour ce secteur en évolution rapide.

Dans le cadre de la Vision de l’exploitation minière en Afrique, les leaders africains ont déterminé que la mise en valeur responsable de leur secteur extractif est une priorité.

Et les États africains ont précisé leurs besoins et leurs priorités en ce qui concerne les dépôts de minéraux, de pétrole et de gaz, nouveaux et existants, du continent, et la manière dont ils veulent qu’ils soient gérés.

Par conséquent, nous devons suivre la voie qu’ils nous indiquent.

Nous devons écouter.

Et nous devons chercher à conclure des partenariats qui nous mèneront dans la voie définie dans la Vision de l’exploitation minière en Afrique.

Des partenariats qui répondent aux besoins précis de l’Afrique, et ce, sur tous les plans — localement, régionalement et nationalement.

À cet égard, c’est donc avec plaisir que je souhaite vous parler de trois projets d’envergure que le Canada appuie.

Le premier projet est axé sur le renforcement des capacités du secteur de l’énergie. D’une durée de cinq ans, il aidera le gouvernement de la Tanzanie à développer son secteur croissant du gaz naturel et à former des partenariats public-privé pour la production d’électricité.

Le deuxième projet vise l’amélioration de l’emploi par l’acquisition de compétences. D’une durée de six ans, ce projet aidera les Mozambicains à acquérir les compétences nécessaires pour répondre aux exigences d’un secteur extractif en pleine croissance.

Et le troisième projet, d’une durée de deux ans, a aidé le gouvernement du Mozambique à créer une politique sur la responsabilité sociale des entreprises.

Outre ces projets, je suis heureux d’annoncer la création du programme Extractives Cooperation for Enhanced Economic Development, ce que nous appelons au Canada le programme EXCEED. Ce programme visera la mise en œuvre de nouveaux projets multipays innovateurs en Afrique.

Et il mettra à profit l'expertise technique canadienne en vue d’aider les pays africains à renforcer leur capacité d’optimiser les avantages qu’ils tirent de leurs propres ressources naturelles.

De vastes efforts semblables encouragent les collectivités à prendre en charge la mise en valeur des ressources naturelles.

Le programme EXCEED procurera un nouveau mécanisme de financement pour accroître la participation du Canada au secteur de l’extraction en Afrique. Il permettra d’ajouter aux investissements que le Canada fait dans d’autres institutions, comme l’Institut canadien international pour les industries extractives et le développement, ainsi que le Centre africain de développement de l’industrie minière.

Ce qui en retour peut accélérer la croissance économique de diverses façons, lesquelles procurent des avantages à tous les citoyens.

Et cela crée des possibilités d’investissement pour des entreprises canadiennes, comme la vôtre.

Nos objectifs sont de créer des économies fortes qui fournissent des emplois valorisants, et de bâtir des collectivités autosuffisantes où toutes les familles et tous les gens prospèrent.

Ces objectifs ne seront pas atteints en un claquement de doigt.

Toutefois, le fait de participer à une conférence comme Mining Indaba, où nous pouvons échanger des idées et des pratiques exemplaires, nous rapproche des résultats attendus.

Le Canada a un rôle important à jouer dans cette transformation.

Vous avez un rôle important à jouer.

Votre expertise est en demande ici, et partout sur le continent africain.

Je crois que la croissance économique durable, dirigée par le secteur privé, et la diminution de la pauvreté sont les deux côtés d’une même pièce.

Et notre gouvernement continuera à vous appuyer à mesure que vous percerez ces nouveaux marchés.

Je souhaite que votre conférence soit couronnée de succès.

Je vous remercie.