Discours du ministre Paradis : Conférence sur les ressources extractives et le développement durable organisée par le Canada et le Forum économique mondial

Le 1er mars 2014 – Toronto, Ontario

Sous réserve de modifications

Je vous remercie pour ces bons mots.

Et merci à tous d’être ici aujourd’hui.

J’aimerais souligner la présence de:

  • Son Excellence Marisol Espinoza, vice-présidente du Pérou;
  • Luis Alberto Moreno, président de la Banque interaméricaine de développement;
  • l’honorable Alhaji Inusah Fuseini, ministre des Terres et des Ressources naturelles du Ghana;
  • Robert Schafer, l’homme aux nombreux titres, notamment deuxième vice-président de l’Association canadienne des prospecteurs et entrepreneurs, président de son comité international, et président de l’Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole.

J’aimerais également remercier Alex Wong, directeur principal du Forum économique mondial d’organiser avec nous la deuxième Conférence sur les ressources extractives et le développement durable.

Je suis heureux de coparrainer cet événement avec un organisme qui, comme nous, est engagé envers le développement responsable des ressources.

Un organisme qui, comme nous, estime que le développement durable des ressources peut profiter aux populations de la planète qui sont dans le besoin.

Il est pertinent à plusieurs égards qu’une telle conférence ait lieu ici, au Canada.

Nos richesses naturelles nous ont aidés à bâtir une économie durable et diversifiée qui est en pleine croissance.

Notre secteur des ressources naturelles est fort d’une expérience et d’une expertise qui ont soutenu notre croissance économique.

Bon nombre de nos routes, de nos chemins de fer et de nos réseaux électriques et de communication sont des sous-produits d’un secteur de l’extraction des plus prospères.

Ce secteur a également permis de créer des centaines de milliers d’emplois partout au pays.

D’ailleurs, je suis originaire d’une ville minière.

J’ai donc été aux premières loges pour constater que cette industrie ne rapporte pas seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan humain et social.

Le Canada a la réputation d’être un chef de file mondial en matière de développement responsable des ressources.

Nous nous sommes dotés de stratégies solides qui stimulent la croissance économique et la diversification.

De stratégies qui favorisent une conduite responsable des entreprises.

Des stratégies qui veillent à la durabilité de l’environnement.

Des stratégies qui soutiennent l’engagement de la collectivité. Ainsi, toutes les parties intéressées peuvent tirer profit du développement des ressources naturelles.

Le Canada peut être fier de ses antécédents dans ce domaine.

Il peut être fier de ses minéraux, de ses métaux et de son énergie. Ce sont les symboles de notre réussite.

Le Canada peut également être fier que bon nombre de pays – surtout dans le monde en développement – se tournent vers lui pour obtenir des conseils.

Ils nous demandent notre avis pour savoir quelle est la meilleure façon de gérer leurs propres ressources naturelles.

Pourquoi? Parce que nous savons pertinemment que bien géré, le secteur de l’extraction est susceptible de transformer tout un pays.

Il est susceptible de sortir des millions de gens de la pauvreté.

Les statistiques accumulées ces dernières années en sont la preuve.

En 2011, la valeur des exportations de pétrole et de minéraux en provenance d’Afrique, d’Asie, d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud a atteint plus de 1,4 billion de dollars.

Cela représente plus de dix fois la valeur de l’aide au développement international accordée pendant la même année.

Ces exportations se sont traduites par des emplois.

Des emplois qui ont amélioré la subsistance de millions de personnes.

Cela est vrai pendant que les entreprises d’exploitation des ressources naturelles sont sur place, mais également après leur départ.

Les ressources naturelles sont une occasion à saisir.

C’est pourquoi le développement des industries extractives doit se faire efficacement et de manière responsable.

Comme le développement des ressources est lié à une croissance économique marquée, il a aussi à voir avec le développement tout court.

Il est lié aux emplois, à l’éducation et à la formation.

Il est lié à un meilleur accès à des services de santé pour les mères et les enfants – ce qui est une priorité pour le Canada.

Et il est lié à des revenus meilleurs et à une répartition plus équitable de la richesse pour que chacun puisse récolter le fruit de son travail.

C’est pourquoi le Canada met l’accent sur l’amélioration de la transparence et de la responsabilité.

C’est la seule façon de garantir que tous les citoyens bénéficient des rendements à long terme.

À cet effet, le Canada versera 10 millions de dollars au Fonds d’affectation spéciale sur la transparence établi par la Banque interaméricaine de développement.

Ce fonds permettra d’améliorer la responsabilité et la transparence des institutions.

Il appuiera aussi la gouvernance responsable des ressources en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Le Canada versera également une aide financière de 10 millions de dollars au cours des cinq prochaines années à la Facilité africaine de soutien juridique.                             

La Facilité aidera au moins 20 gouvernements africains en leur offrant une expertise juridique.

Elle aidera aussi ces gouvernements à mieux négocier et examiner des contrats complexes.

Cette facilité est la première initiative réalisée dans le cadre du Programme de coopération avec les industries extractives pour un développement économique amélioré.

Ce programme est également connu sous le nom du programme EXCEED.

Enfin, le Canada versera la somme de 1,2 million de dollars sur deux ans au Projet sur la transparence du secteur de l’extraction.

Ce soutien aidera le gouvernement de l’Indonésie à se conformer aux normes de l’Initiative pour la transparence dans les industries d’extraction.

Le Canada croit que la durabilité est un élément clé d’un secteur prospère.

Pour que la durabilité demeure au centre du développement des ressources, le Canada versera 1,1 million de dollars à l’Institut international du développement durable.

Cet institut aide les pays en développement à renforcer leur régime de développement minier.

Il favorise une approche intégrée afin d’accroître la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique et la sécurité de l’approvisionnement en eau.

Si l’on veut que tous les citoyens profitent du développement de leurs ressources naturelles, la gouvernance doit être solide et les approches, durables.

Cela pourrait vouloir dire plus de routes et plus de réseaux électriques.

Dépenser davantage pour que les enseignants et les médecins se perfectionnent.

Ouvrir l’accès à l’éducation et à la formation.

Ou investir dans la médecine, les soins infirmiers et les centres de santé.

Cet élément particulièrement important lors de la lutte contre la tuberculose dans les régions minières.

Cette maladie, bien que guérissable, tue encore 1,3 million de personnes chaque année, la plupart dans les pays en développement.

Les travailleurs migrants propagent la maladie lorsqu’ils retournent dans leurs collectivités et leurs familles.

La Banque mondiale estime que le coût actuel de l’épidémie de tuberculose, dans le secteur minier sud-africain seulement, est d’environ 886 millions de dollars par année.

Le Canada mène la lutte contre la tuberculose.

Nous avons récemment promis de verser 650 millions de dollars au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

J’étais fier de prendre cet engagement, qui représente une augmentation de plus de 20 % par rapport à notre engagement précédent.

Aujourd’hui, je suis également fier d’annoncer que le Canada fournira près d’un demi-million de dollars à la Clinton Health Access Initiative. 

Le Canada agira à titre de facilitateur entre le secteur public, les organisations non gouvernementales et le secteur privé.  

Ensemble, ces groupes travailleront pour lutter contre la propagation de la tuberculose et ses effets dévastateurs.

Mesdames et Messieurs, la croissance durable du secteur privé et la réduction de la pauvreté vont de pair.

L’une ne va pas sans l’autre.

Notre outil le plus puissant pour combattre la pauvreté partout dans le monde, c’est la croissance économique durable.

Pour créer des emplois, stimuler la croissance et atteindre la prospérité dans les pays en développement, nous devons mobiliser le secteur privé.

Nous devons aborder des problèmes vieux comme le monde sous un nouvel angle.

Nous devons nous concentrer là où les retombées seront les plus grandes.

Le Canada a la réputation d’être un chef de file mondial pour ce qui est du développement responsable des ressources.

En poussant l’innovation et en travaillant avec le secteur privé, nous misons sur l’expertise canadienne et nous obtenons des résultats qui sauvent des vies.

Nous aidons des pays à passer de partenaires du développement à partenaires commerciaux autosuffisants et prospères.

Des partenaires qui sont en mesure de subvenir aux besoins de leurs citoyens.

De plus en plus de pays en développement voient le secteur de l’extraction comme un véhicule de croissance économique.

Nous avons tous un rôle à jouer pour les aider à croître et à prospérer.

Le Canada se concentre sur la croissance économique durable et sur la gestion responsable des ressources.

Nous devons optimiser l’importance du développement du secteur de l’extraction.

Pour y arriver, nous travaillerons en plus étroite collaboration avec le secteur privé pour atteindre des objectifs mondiaux de développement.

Avec votre aide, nous pouvons faire en sorte que le secteur de l’extraction contribue à bâtir un monde plus prospère, plus sûr et plus juste.

Merci.