Discours du ministre Paradis : Rencontre organisée en reconnaissance de la lutte contre la poliomyélite

Le 8 avril 2014 – Ottawa, Ontario

Sous réserve de modifications

Bonsoir à tous.

Merci de vous joindre à nous.

Je tiens à remercier la Fondation Aga Khan Canada d’avoir organisé cette réception.

Je remercie également l’UNICEF pour son exposition de photos remarquable, qui illustre les activités de lutte contre la poliomyélite financées par le Canada en Afghanistan et au Pakistan.

C’est vraiment merveilleux de voir le travail qui est accompli.

Je crois que nous pouvons tous comprendre, d’une façon ou d’une autre, la menace que pose la poliomyélite.

Que nous soyons des parents.

Ou que nous fassions partie de ceux qui se rappellent les jours où la menace de cette maladie meurtrière planait sur nous aussi, au Canada.

Il y a longtemps que cette menace ne pèse plus sur le Canada.

Mais elle persiste dans d’autres pays.

Tous les enfants, où qu’ils soient, ont le droit de pouvoir envisager l’avenir avec espoir et optimisme.

C’est d’ailleurs ce qui motive l’effort mondial visant à éradiquer la poliomyélite une fois pour toutes.

Notre gouvernement est déterminé à faire disparaître cette maladie de la surface de la planète.

Pour ce faire, il nous faut toutefois travailler main dans la main.

Il nous faut acheter des vaccins et les administrer aux enfants dans les régions où sévit la maladie.

Il nous faut aussi sensibiliser les gens et faire comprendre aux collectivités l’utilité de la vaccination.

Nous pouvons y parvenir en intégrant l’immunisation aux systèmes de santé nationaux.

Par-dessus tout, nous devons mener à bien notre tâche le plus rapidement possible.

Par le truchement de l’Initiative de Muskoka lancée par le Canada, nous prenons des moyens en vue d’immuniser tous les enfants.

C'est une des nombreuses raisons qui ont incité le premier ministre Harper à tenir le Sommet sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants ce printemps.

La santé des mères et des enfants est en tête des priorités de développement du Canada.

Avant que le premier ministre Harper n'attire l'attention de la planète sur cet enjeu déterminant, nous avions du mal à réduire la mortalité chez les enfants et les décès parmi les mères.

Grâce à l’Initiative de Muskoka, et à l’action mondiale qu’elle suscite, les taux de mortalité maternelle diminuent.

Le nombre d’enfants qui peuvent célébrer leur cinquième anniversaire s’accroît par millions.

Cependant, nous n’avons pas encore atteint notre objectif commun.

Il est toutefois à portée de main.

En unissant nos efforts, nous pouvons prévenir les décès évitables chez les mères, les enfants et les nouveau-nés.

Nous pouvons sauver les millions de vies qui sont en jeu.

Le Canada est fier d'appuyer l'effort mondial consenti pour éradiquer la poliomyélite.

Avec nos partenaires, nous faisons d’énormes progrès partout dans le monde.

Comme vous le savez, les cas de poliomyélite ont diminué de plus de 99 % depuis vingt ans.

La poliomyélite est désormais endémique uniquement en Afghanistan, au Pakistan et au Nigéria.

Et même dans ces pays, le nombre de cas est plus faible que jamais.

Nous pouvons enfin entrevoir la disparition de cette terrible maladie.

Le Canada félicite tous ceux qui ont aidé le monde à en arriver là.

Je tiens en particulier à souligner le partenariat exceptionnel noué entre le Canada, d’une part, et le Rotary International, l’Organisation mondiale de la Santé et l’UNICEF, d’autre part.

Tous ces acteurs ont joué un rôle de premier plan dans l’éradication de la poliomyélite.

En 1988, le Canada était le premier pays à contribuer à l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite.

Tout au long des 25 années qui se sont écoulées depuis, il a offert un généreux soutien.

En Afghanistan, le Canada est en tête des donateurs qui contribuent à l’éradication de la poliomyélite.

Notre appui a aidé à vacciner plus de 12 millions d’enfants dans ce pays.

Lors du Sommet mondial sur les vaccins, le Canada s’est aussi engagé à consacrer 250 millions de dollars sur six ans à la lutte pour l’éradication de la polio.

Et dans la dernière année, il a versé plus de 100 millions de dollars à cette fin.

Cela dit, nous n'avons pas le loisir de nous reposer sur nos lauriers.

Surtout que nous sommes si près du but.

Nous devons enrayer la poliomyélite à tout jamais.

Au Pakistan, le nombre de cas s’est accru.

Et de nouveaux foyers d’infection ont été constatés dans la Corne de l’Afrique, au Cameroun, en Guinée équatoriale et en Syrie.

Ce sont là les plus importants obstacles à l’éradication.

C’est pourquoi je suis heureux d’annoncer aujourd’hui que le Canada s’est engagé à consacrer une somme supplémentaire de deux millions de dollars à la lutte contre la poliomyélite en Afrique de l'Est et dans la Corne de l'Afrique.

Cette somme permettra à l’Organisation mondiale de la Santé d’améliorer la surveillance et l’accès à l’immunisation.

Le Canada consent également un million de dollars afin d'aider l'UNICEF à combattre la poliomyélite en Somalie.

Le projet de cette organisation contribuera à l’achat de vaccins, qui seront administrés aux enfants des régions touchées.

Tant qu’il y aura des cas de poliomyélite dans le monde, la population tout entière devra être immunisée.

D'où la nécessité de distribuer chaque année des centaines de millions de doses de vaccin pour venir à bout de la maladie.

Nous sommes presque parvenus à mettre un terme à cette maladie, chose qui marquerait l’histoire, mais les défis qui demeurent ne sont pas simples à relever.

En majorité, les cas de poliomyélite sont enregistrés dans des régions isolées et difficiles d’accès.

En outre, les travailleurs qui vont vacciner les enfants en vue d’éradiquer la maladie courent toujours de graves dangers.

La vaccination est tout de même l’un des investissements les plus rentables que l’on puisse faire en santé mondiale, car elle épargne environ 2,5 millions de vies chaque année.

Pourtant, toutes les 20 secondes, un enfant meurt d’une maladie qu’un vaccin aurait pu prévenir.

La tâche n’est donc pas simple.

Je ne peux toutefois songer à de meilleurs partenaires pour nous y attaquer.

Je vous félicite tous pour les progrès remarquables que vous avez faits à ce jour.

Nous continuons de compter sur vous pour faire l’impossible afin d’enrayer la poliomyélite.

Sachez aussi que vous pouvez miser sur le fait que notre gouvernement demeurera un partenaire solide.

Je vous remercie.