Discours du sénateur Larry Smith : Annonce de financement pour l'Université McGill

Le 17 avril 2014 - Montréal, Québec

Sous réserve de modifications

Merci de votre aimable présentation, M. Madramootoo.

Bonjour à tous.

Mme Goldstein et Mme Marquis, distingués membres du corps professoral, étudiants. 

Je suis heureux d'être ici alors que nous soulignons de nouveau l'extraordinaire partenariat que le gouvernement et l'Université McGill a établi au fil des ans.

Le fait d'être ici évoque pour moi beaucoup de bons souvenirs du temps où j'étais étudiant en droit dans les années 1970.

L'Université avait alors la réputation d'être l'un des meilleurs centres de recherche au Canada, et elle l'est toujours.

Grâce aux efforts qu'elle fait pour faire progresser la recherche et le savoir, concevoir de nouvelles technologies et inciter les gens à agir, l'Université McGill a entraîné des bienfaits importants pour les Canadiens et d'autres collectivités dans le monde – que ce soit sur le plan de la santé, de la prospérité, de la démocratie ou du bien-être en général.

Le gouvernement du Canada et l'Université McGill sont des partenaires du développement international depuis 1982.

Au fil des ans, nous avons appuyé plus d'une centaine de projets entrepris par l'Université dans des pays en développement.  

Ces projets ont permis d'améliorer les systèmes de santé, la réforme du droit, la prestation des services sociaux, la gestion des ressources en eau lors d'urgences liées aux conditions climatiques, et la sécurité alimentaire.

Plus récemment, soit en 2010, le gouvernement a appuyé avec fierté la création de l'Institut pour la sécurité alimentaire mondiale de l'Université McGill, chargé de fournir de la formation et de renforcer les capacités en matière de sécurité alimentaire dans les pays en développement.

Les Canadiens peuvent se réjouir de ces investissements, qui permettent aux populations des pays en développement d'avoir accès aux outils dont ils ont besoin pour se sortir de la pauvreté.

Aujourd'hui, compte tenu de cette relation de longue date avec l'Université, je suis heureux d'annoncer une contribution de 3,5 millions de dollars échelonnés sur cinq ans, pour un nouveau projet de développement au Ghana, appelé le Projet de développement des capacités pour la santé et des moyens de subsistance durables au Ghana.

Grâce à la collaboration de Vision Mondiale Canada, de l'Université du Ghana et d'autres organisations locales, le projet améliorera le bien-être économique, la sécurité alimentaire, la nutrition et la santé de quelque 21 000 habitants des régions rurales du district du Haut-Manya Krobo au Ghana.

Ce district se situe dans une région rurale peu desservie qui se trouve dans le sud du pays, où 80 % des habitants sont des agriculteurs.

Le projet contribuera à diversifier l'économie et à améliorer les services de santé et la nutrition, plus particulièrement pour les femmes et les filles.  

J'ai appris avec intérêt que, dans le cadre de ces efforts, l'Université McGill travaillera avec un groupe bien organisé de dirigeantes, connu sous le nom de Queen Mothers. Ce groupe est reconnu pour ses programmes de microcrédit et de formation destinés aux femmes et aux jeunes.

Le projet cadre bien avec la priorité de développement absolue du gouvernement, qui est d'améliorer la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants dans les pays en développement.

Il témoigne également de l'engagement qu'a pris le Canada à l'égard de la sécurité alimentaire comme composante essentielle à la réalisation d'une croissance économique durable et de la réduction de la pauvreté.

Notre gouvernement reconnaît le pouvoir qu'ont les établissements universitaires réputés, comme l'Université McGill, de fournir aux populations des pays en développement les outils nécessaires pour se sortir de la pauvreté, pour vivre en santé et mener une vie productive.

Au nom des personnes qui bénéficieront de ce projet, je souhaite remercier l'Université pour son dévouement dans le domaine du développement international.

Le projet tombe à point pour le Ghana.

Depuis 1990, le gouvernement ghanéen travaille en étroite collaboration avec la communauté des donateurs pour réduire de moitié le nombre de citoyens qui vivent dans la pauvreté extrême.

Cependant, quelque 30 % des Ghanéens vivent toujours avec moins de 1,25 $US par jour.

Près de deux millions ont un accès limité à la nourriture.  

Les enfants sont particulièrement vulnérables.

En effet, près de 13 % des enfants de moins de cinq ans ont un poids insuffisant.  

C'est pourquoi je suis heureux d'annoncer également deux autres projets déjà en cours qui profitent aux populations pauvres des régions rurales au Ghana.

Le gouvernement verse 19 millions de dollars à la CHF (anciennement connue sous le nom de Fondation canadienne contre la faim) pour accroître la sécurité alimentaire dans trois régions du Nord du Ghana.

Dans le cadre du projet, on travaillera avec de petits exploitants agricoles et leurs familles pour augmenter et diversifier la production agricole, les revenus et les actifs.

Et je suis heureux de vous dire qu'un engagement de 7,7 millions de dollars échelonnés sur cinq ans et destinés à l'Association des coopératives du Canada permettra d'offrir aux agriculteurs de la formation, de meilleures technologies agricoles ainsi que l'accès à des fonds pour faire croître leurs entreprises.  

Ainsi, certains petits exploitants pourront s'engager sur la voie de l'agriculture commerciale, ce qui permettra, en retour, de créer encore plus d'emplois ainsi qu'un secteur agricole privé plus dynamique au Ghana.

Je suis impatient de voir les résultats des trois projets.

Ce sont des partenariats comme ceux-ci qui contribuent à sortir certaines des personnes les plus vulnérables de la pauvreté et à leur offrir un avenir plus prometteur et prospère, à eux et à leurs familles.

Merci.