Discours de la ministre Findlay, prononcé au nom du ministre Paradis : Annonce d’un financement à l’UNICEF

Le 2 mai 2014 – Vancouver, Colombie-Britannique

Sous réserve de modifications

Bonjour à toutes et à tous.

Je vous remercie de m’avoir invitée ici aujourd’hui.

Comme beaucoup d'entre vous le savent, la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants est la priorité absolue du gouvernement du Canada au chapitre du développement.

Le premier ministre Harper a été le champion de la santé des femmes et des enfants dans les pays en développement depuis qu'il a lancé, en 2010, l'Initiative de Muskoka du G8 sur cette question.

La semaine dernière, à l'hôpital Mount Sinai de Toronto, il a parlé aux médias à propos du sommet de trois jours « Sauver chaque femme, chaque enfant : un objectif à notre portée » dont il sera l'hôte plus tard ce mois-ci, dans cette même ville.

Le Sommet réunira des experts canadiens et internationaux de partout dans le monde pour faire progresser les efforts déployés à l’égard de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.

Parmi ceux-ci figure David Morley, qui est avec nous ici aujourd'hui et qui sera également des nôtres lors du Sommet afin que nous puissions paver ensemble la voie vers l’avenir sur cette question cruciale.

Lorsqu'on lui a demandé pourquoi le Canada était tellement engagé sur cette question, le premier ministre Harper a expliqué que cela était dû à la passion qu’éprouvent les Canadiennes et les Canadiens à cet égard.

Parce que nous devons le faire.

Et, qui plus est, parce que nous sommes en mesure de le faire.

Nul besoin d’être un médecin ou un spécialiste de la santé pour être d'accord avec cette déclaration.

Les décès évitables de mères et d’enfants dans les pays en développement constituent l'une des pires tragédies du 21e siècle.

L’absence de soins médicaux adéquats, la malnutrition et les maladies menacent continuellement la vie des mères et des enfants dans les pays en développement.

Aucune mère ne devrait avoir à choisir entre sa vie et la santé de son bébé.

Cependant, les données les plus récentes indiquent que plus de six millions d’enfants meurent avant leur cinquième anniversaire.

Et que près de 300 000 femmes meurent pendant leur grossesse.

Cette situation est doublement tragique lorsque l’on pense que la plupart de ces décès auraient pu être évités si ces personnes avaient eu accès à de l'eau potable, à des aliments nutritifs ou aux soins de santé les plus fondamentaux.

Nous ne pouvons rester inactifs pendant que des femmes et de jeunes enfants de pays en développement meurent pour des causes qui auraient pu être évitées facilement et à peu de frais.

C’est pourquoi, au moyen de l’Initiative de Muskoka, le premier ministre Harper a stimulé la prise de mesures à l’échelle mondiale afin de réduire les taux de mortalité chez les mères et les enfants.

Grâce en partie à l’Initiative de Muskoka et à la mobilisation mondiale qui a suivi, les taux de mortalité maternelle sont en baisse.

Et des millions d’enfants de plus célèbrent leur cinquième anniversaire.

Notre objectif commun n'a pas encore été atteint, mais il est à notre portée.

Les valeurs canadiennes que sont la liberté, la démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit orientent notre politique étrangère, laquelle est fondée sur des principes. Et nous avons su obtenir des résultats concrets par le passé.

De 2010 à 2013, le soutien du Canada a contribué :

  • à administrer des vaccins vitaux à 5,8 millions d’enfants;
  • à donner à plus de 180 millions d'enfants deux doses de vitamine A par année, un élément nutritionnel essentiel pour leur permettre de vivre en santé, d'être immunisés et de jouir d'une bonne vue;
  • et à offrir à près de 2 millions de femmes enceintes chaque année des suppléments de fer et d'acide folique pour améliorer l'issue de leur grossesse.

En somme, la situation de la nutrition s'améliore et les taux de maladie diminuent, alors que l'accès aux soins de santé s'élargit et que ces derniers sont de meilleure qualité.

Nous pouvons éliminer les décès évitables de femmes, d'enfants et de nouveau-nés, et sauver les millions de vies menacées.

De plus, des organisations canadiennes et des experts de la santé ont joué un rôle essentiel dans le cadre de nos réalisations à ce jour.

Des dizaines d'organisations canadiennes ont conféré de l’autorité et apporté leur soutien à l'Initiative de Muskoka.

Ensemble, elles ont formé le Réseau canadien sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.

Nous pouvons tous être fiers du travail qu'elles ont accompli dans le monde entier et du leadership exercé par le Canada sur la scène internationale.

Cependant, notre travail n’est pas terminé – il ne le sera pas, tant que des vies seront sacrifiées inutilement.

Les progrès se font les plus lents dans la plupart des régions d'Afrique subsaharienne et sont quasi inexistants dans bon nombre d'États touchés par un conflit.

L'information de piètre qualité continue particulièrement de nuire aux progrès.

Bon nombre de pays en développement n'ont pas en leur possession des données adéquates sur les naissances et les décès, cette information essentielle habituellement générée par des systèmes d'établissement des statistiques de l'état civil et d'enregistrement des faits d'état civil.   

En fait, environ la moitié de tous les enfants de moins de cinq ans dans les pays en développement n'ont pas de certificat de naissance.

Cette situation fait en sorte que les enfants ne sont pas comptabilisés et, de ce fait, qu'ils n'ont pas accès aux services de santé les plus fondamentaux, comme la vaccination.

Pour ces enfants, il s’agit d’une question de vie ou de mort.

En outre, les gouvernements et les professionnels de la santé n’ont pas l'information dont ils ont besoin pour prendre des décisions éclairées en ce qui concerne la planification à long terme des services de santé ou l’affectation optimale des ressources.

Ces lacunes dans les systèmes d'information mondiaux et nationaux en matière de santé constituaient l'une des conclusions de la Commission d'information et de responsabilisation pour la santé de la femme et de l'enfant des Nations Unies, coprésidée par le premier ministre Stephen Harper et le président tanzanien, Jakaya Kikwete [JA-KA-YA KEE-KWE-TEH].

Leur première recommandation avait été d'améliorer la transparence des résultats en renforçant les systèmes d'établissement des statistiques de l'état civil et d'enregistrement des faits d'état civil. 

Voilà pourquoi, aujourd'hui, j’ai l’honneur d’annoncer que le Canada versera 20 millions de dollars à l'UNICEF pour un projet d'enregistrement des naissances qui sera réalisé dans plusieurs pays d'Afrique subsaharienne.

Avec notre appui, l'UNICEF se servira de technologies de l'information et des communications novatrices, comme des téléphones cellulaires dotés de fonctions de messagerie texte, pour enregistrer les naissances et les décès.

L'objectif est d'accroître le pourcentage d'enfants de cinq ans et moins dont la naissance et le décès sont enregistrés.

Les pays d'Afrique subsaharienne pourront également se servir de cette information pour améliorer les services de santé offerts aux mères, aux nouveau-nés et aux enfants.

La planification des services de santé sera fondée sur des données plus fiables, les interventions seront mieux ciblées et les ressources seront mieux réparties.

Ce projet aura également un effet bénéfique sur les droits et la protection des enfants.

En effet, l'enregistrement des naissances est un moyen essentiel de protéger l'identité des enfants et de veiller à ce qu'ils reçoivent des soins de santé, des services sociaux et une éducation.

Grâce à cette initiative de l'UNICEF et à d'autres initiatives, le Canada continuera à mettre la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants à l'avant-plan des priorités mondiales.

Et le Canada incitera une fois de plus le monde à l’action en tenant un sommet de haut niveau sur la santé des mères et des enfants, à Toronto, à la fin du mois.

Sauver la vie des femmes et des enfants n’est pas seulement une obligation morale.

C’est le fondement même de collectivités prospères pour la présente génération et pour celle qui suivra.

Ces efforts reflètent les valeurs canadiennes les plus profondes.

Avec l'UNICEF et d'autres partenaires, le Canada continuera à se porter à la défense de ceux et celles qui ne peuvent se défendre eux-mêmes.

Merci.