Discours de la députée Joy Smith : Financement pour le programme WinS/WASH de l'UNICEF

Le 20 mai 2014 – Winnipeg, Manitoba

Sous réserve de modifications

Bonjour à toutes et à tous,

Merci de m'avoir invitée.

Comme beaucoup d'entre vous le savent, la santé des mères, des nouveau‑nés et des enfants est la priorité absolue de notre gouvernement en matière développement international.

Le premier ministre Harper se fait le champion de la santé des femmes et des enfants dans les pays en développement depuis qu'il a lancé, en 2010, l'Initiative de Muskoka du G8 sur cette question.

Il y a quelques semaines, il s'est adressé aux médias au sujet du sommet de trois jours intitulé Sauver chaque femme, chaque enfant : un objectif à notre portée, qui se tiendra la semaine prochaine à Toronto.

Le Sommet réunira des experts canadiens et étrangers du monde entier pour accélérer la prise de mesures en faveur de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.

Lorsqu'on lui a demandé pourquoi le Canada était si engagé dans ce dossier, le premier ministre Harper a expliqué qu'il s'agissait d'un sujet que les Canadiennes et les Canadiens avaient très à cœur.

Parce que c'est la meilleure chose à faire.

Et, qui plus est, parce que c'est réalisable.

Nul besoin d'être médecin ou expert en matière de santé pour être d'accord avec cette déclaration.

Les décès évitables de mères et d'enfants dans les pays en développement constituent l'une des pires tragédies du XXIe siècle.

Aucune mère ne devrait avoir à choisir entre sa santé et celle de son bébé.

Cependant, les données les plus récentes indiquent que plus de six millions d'enfants meurent avant leur cinquième anniversaire.

Près de 300 000 femmes meurent pendant leur grossesse.

Cette situation est doublement tragique lorsque l'on pense que la plupart de ces décès auraient pu être évités si ces personnes avaient eu accès à de l'eau potable, à des aliments nutritifs ou aux soins de santé les plus fondamentaux.

Nous ne pouvons rester indifférents pendant que des femmes et de jeunes enfants dans des pays en développement meurent, alors que cela aurait pu être évité facilement et à peu de frais.

C'est pourquoi le premier ministre Harper a lancé un appel à l'action à la communauté internationale pour réduire le taux de mortalité des mères et des enfants au moyen de l'Initiative de Muskoka.

Grâce à l'Initiative de Muskoka, et aux mesures qui ont été prises ensuite à l'échelon mondial, le taux de mortalité maternelle est en baisse.

Des millions d'enfants auparavant condamnés célèbrent leur cinquième anniversaire.

Notre objectif commun n'a pas encore été atteint, mais il est à notre portée.

Les valeurs canadiennes que sont la liberté, la démocratie, les droits de la personne et la primauté du droit orientent notre politique étrangère, laquelle repose sur des principes, et les résultats concrets sont là pour le prouver.

Entre 2010 et 2013, le soutien du Canada a permis de fournir :

  • des vaccins indispensables à 5,8 millions d'enfants;
  • deux doses de vitamine A par an à plus de 180 millions d'enfants; la vitamine A est un élément nutritionnel essentiel leur permettant de grandir en bonne santé, d'être immunisés et de jouir d'une bonne vue;
  • des suppléments de fer et d'acide folique à près de 2 millions de femmes enceintes afin d'améliorer leur santé et celle de leur enfant à naître.

En somme, la situation de la nutrition s'améliore.

Le taux de maladie recule.

L'accès aux soins de santé s'élargit et ces derniers sont de meilleure qualité.

Nous pouvons éliminer les décès évitables de femmes, d'enfants et de nouveau‑nés, et sauver des millions de vies menacées.

Des organisations canadiennes et des experts de la santé ont joué un rôle essentiel dans le cadre des progrès que nous avons réalisés jusqu'à présent.

Des dizaines d'organisations canadiennes ont conféré leur autorité et apporté leur soutien à l'Initiative de Muskoka.

Ensemble, elles ont formé le Réseau canadien sur la santé des mères, des nouveau‑nés et des enfants.

Nous pouvons tous être fiers du travail qu'elles ont accompli dans le monde entier et du leadership exercé par le Canada sur la scène internationale.

Cependant, notre travail n'est pas terminé. Il ne le sera pas, tant que des vies seront sacrifiées inutilement.

Parfois, la mort n'est pas la seule menace à laquelle les enfants sont confrontés. Ils doivent avant tout survivre au-delà de l'âge de cinq ans. Cela est particulièrement vrai pour les filles.  

Le Canada se pose en ardent défendeur de l'égalité des sexes, en faisant la promotion de l'éducation des filles et en luttant en faveur de la protection des enfants ainsi que de l'abolition des mariages précoces et forcés d'enfants.

Nous avons appris que les filles qui poursuivent de longues études sont moins susceptibles d'avoir plusieurs enfants en mauvaise santé. Celles-ci touchent également un meilleur salaire pour subvenir aux besoins de leur famille.

Pourtant, beaucoup de filles n'ont pas l'occasion d'entamer des études secondaires au terme du primaire. Elles sont parfois obligées de se marier à un âge précoce. Parfois, elles sont attendues au foyer pour s'occuper de leurs frères et soeurs.

Il arrive que le simple fait d'avoir leurs premières menstruations mette fin à leur éducation. Sans toilette adéquate ou sans eau courante, il devient difficile pour elles de poursuivre leur études.

Le sexe ne devrait pas être un obstacle à l'éducation. Il est grand temps de prêter attention à ces écarts importants en matière de santé.

L'UNICEF a longtemps été le partenaire du Canada et est la plus grande organisation qui se consacre à la santé et au bien-être des enfants.

L'UNICEF s'efforce d'améliorer l'hygiène dans les écoles des pays en développement et la sensibilisation des éducateurs, des parents et des enfants sur les besoins des filles et leur droit à la dignité, notamment à des salles de bain indépendantes.

Bien que l'UNICEF se soit surtout attaché à l'amélioration de l'accès à des services en eau et d'assainissement, il se penche maintenant sur les obstacles auxquels doivent faire face les jeunes filles du monde entier afin de poursuivre leurs études.

C'est pourquoi j'ai le plaisir d'annoncer aujourd'hui que le Canada contribuera à hauteur de 7,5 millions de dollars au projet Water, Sanitation and Hygiene in Schools for Girls (WinS for Girls) de l'UNICEF dans 12 pays en développement, de manière à ce que l'organisation puisse évaluer, mesurer et retirer les obstacles à la scolarisation des filles.

Le gouvernement du Canada est fier d'appuyer l'initiative de l'UNICEF visant à améliorer les services de santé et à garantir un bel avenir aux jeunes filles des pays en développement.

Ce projet, implanté dans plus de 100 écoles dans 12 pays, permettra également de mener des entrevues et de recueillir des données à l'échelle locale, nationale et internationale.

Il produira des solutions qui pourront êtres appliquées dans les 95 autres pays où l'UNICEF est présent.

Le soutien du Canada améliorera l'accès de 480 000 enfants à une éducation continue sans obstacle social ni physique.

Grâce à cette initiative et à d'autres, le Canada continuera de mettre la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants à l'avant-plan des priorités mondiales.

Le Canada incitera une fois de plus le monde à l'action en tenant un sommet de haut niveau sur la santé des mères et des enfants, à Toronto, à la fin du mois. 

Sauver la vie de femmes et d'enfants n'est pas seulement une obligation morale – il s'agit également d'un élément fondamental pour l'établissement de collectivités prospères, pour la génération actuelle et celles qui suivront.

Ces efforts reflètent les valeurs canadiennes les plus profondes.

Le Canada continuera de se porter à la défense de ceux et celles qui ne peuvent se défendre eux‑mêmes.

Je vous remercie.