Discours du ministre des Finances, Joe Oliver : Octroi de fonds pour la gestion des finances publiques dans les Caraïbes

Le 2 août 2014 – Toronto, Ontario

Sous réserve de modifications

Bonjour à tous. C’est avec plaisir que je me joins à vous aujourd’hui dans le cadre de Caribana. Cet événement culturel fantastique représente une belle occasion de se rassembler.    

Ce fut un honneur pour moi de contribuer au lancement de la 48e édition du carnaval annuel Caribana, un événement tout à fait spécial.  

La grande ville de Toronto est animée par les lumières, les rires et la créativité du plus important festival d’Amérique du Nord célébrant les Caraïbes.  

En tant que ministre régional de la région du Grand Toronto, participer au lancement de cet événement spectaculaire est l’un des meilleurs aspects de mon travail.  

Je suis également ici au nom du ministre du Développement international et de la Francophonie, l’honorable Christian Paradis.

Le Canada entretient de nombreux liens historiques, commerciaux, culturels et personnels avec les Caraïbes. Les gens de cette région habitant au Canada constituent l’une des plus grandes diasporas de notre pays.    

Ce n’est pas rien dans un pays comme le nôtre!   

Les échanges entre les Caraïbes et le Canada vont bien sûr dans les deux sens, et je ne veux pas simplement parler de ceux d’entre nous qui souhaitent échapper à l’hiver canadien. À titre d’exemple, au moins 5 000 Canadiens vivent à la Barbade.  

Certaines des relations commerciales les plus durables du Canada sont celles qu’il entretient avec les nations des Caraïbes. 

La première banque canadienne présente dans la région, la Banque Scotia, a ouvert un bureau en Jamaïque en 1889. Notre premier délégué commercial, M. Flood, est arrivé à Bridgetown il y a plus de 100 ans.  

De nos jours, les investissements directs canadiens dans la région sont estimés à plus de 60 milliards de dollars, et des millions de dollars sont liés chaque année à l’importation et l’exportation de produits, de services commerciaux et de services de voyage.

Nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres. 

Les relations entre le Canada et les pays de cette région sont d’une grande importance pour nous.

C’est pourquoi le premier ministre Harper s’est engagé, en 2007, à renouveler le partenariat avec les Caraïbes et les Amériques. Il a exprimé sa volonté de « bâtir ensemble un partenariat plus solide et durable, un partenariat qui rapprochera encore davantage les pays des Caraïbes et le Canada sur les questions qui importent vraiment. »

Depuis, le Canada a investi en tout plus de 4,6 milliards de dollars en aide internationale dans les Amériques, et 400 millions de dollars dans la région en 2012-2013.  

Notre programme dans les Amériques est principalement axé sur les Caraïbes, ainsi que sur le Pérou, la Colombie, le Honduras et Haïti.

                            

Nous collaborons avec nos partenaires commerciaux en vue d’ouvrir de nouveaux marchés qui offriront des possibilités pour les entreprises et les emplois au Canada et dans l’ensemble de l’hémisphère.

Nous sommes conscients que notre capacité de promouvoir une croissance économique durable dans les Caraïbes et les Amériques est étroitement liée à la solidité de nos liens commerciaux.

C’est pourquoi je suis heureux d’annoncer, au nom du ministre Paradis, que le Canada versera 15 millions de dollars de financement sur quatre ans dans le but d’améliorer la gestion des finances publiques dans les Caraïbes, ainsi que de fournir de l’aide technique aux nations caribéennes confrontées à des crises économiques.

Les premiers 5 millions de dollars de financement serviront à aider le gouvernement de la Jamaïque à apporter les changements nécessaires en matière de gestion financière pour respecter ses engagements conformément à son programme du Fonds monétaire international (FMI), tandis que les 10 millions de dollars restants seront consacrés à la prestation d’aide technique dans d’autres nations caribéennes confrontées à des difficultés en matière de gestion économique.

Dans le cadre de ce financement, le FMI collaborera avec les gouvernements afin de fournir des conseils à court, à moyen et à long terme, ainsi que de la formation pour se pencher sur les facteurs qui contribuent à la précarité de la situation financière.

Un bon nombre de ces économies, notamment celles qui dépendent du tourisme, ne se sont pas relevées depuis la crise économique mondiale qui les a touchées.

La dette publique des pays qui dépendent du tourisme s’élève en moyenne à 90 % du produit intérieur brut.

En tant qu’ancien spécialiste des services bancaires d’investissement, je suis conscient de l’importance de ce type de financement. 

Et selon les perspectives économiques régionales du FMI, les mesures telles que le renforcement de la supervision financière sont essentielles à la stabilité de ces pays.

Le Canada est un partenaire de développement clé dans les Caraïbes, et ses exportations de services vers les pays de la CARICOM se chiffrent à plus de 1,1 milliard de dollars, une somme qui équivaut à la valeur de certaines de ses plus importantes relations commerciales.  

Par ailleurs, la valeur des investissements directs canadiens dans la région est de 75,5 milliards de dollars, une somme substantielle.

L’annonce d’aujourd’hui s’inscrit dans notre objectif de promouvoir un environnement prévisible et propice à la croissance économique, notamment en accroissant l’efficacité du secteur public.   

Cette initiative est un fonds spécial visant à fournir de la formation, par l’intermédiaire du FMI, aux pays caribéens confrontés à des crises économiques. Le FMI dispose de l’expertise nécessaire en gestion macroéconomique pour remplir cette tâche.  

Je suis fier que le Canada fasse la promotion d’une gestion efficace des finances publiques et qu’il contribue à favoriser la prospérité économique dans le but de réduire la pauvreté dans les Caraïbes.

Merci.