Allocution prononcée par Susan Truppe, secrétaire parlementaire pour la Condition féminine et députée de la circonscription London-Centre-Nord, dans le cadre d’une table ronde sur la SMNE

Le 26 août 2014 – Mississauga (Ontario)

Sous réserve de modifications

Bonjour à tous, et merci d’être ici parmi nous. 

Ce fut un plaisir de coprésider la table ronde d’aujourd’hui sur la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, au bureau du député Wladyslaw Lizon.

J’ai également le plaisir d’annoncer aujourd’hui que le Canada investira 20 millions de dollars dans un projet mené en collaboration avec le Centre international de recherche sur les maladies diarrhéiques, au Bangladesh.

Le premier ministre et notre gouvernement conservateur ont fait de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants, la SMNE, l’objectif premier de l’aide internationale du Canada.

Le Bangladesh est l’un des pays ciblés par le Canada pour la SMNE, et les efforts que nous déployons dans ce pays visent à renforcer la prestation des soins de santé dans les collectivités ainsi qu’à prévenir et à traiter les principales maladies qui sont les premières causes de mortalité chez les mères et les enfants.

Ce projet mise sur une étroite collaboration avec le gouvernement du Bangladesh. Il a pour but de rendre accessibles les sels de réhydratation orale et les suppléments de zinc, et de sensibiliser les fournisseurs de soins et les travailleurs de la santé à l’important effet que ces traitements peuvent avoir pour sauver la vie d’enfants atteints de diarrhée.

La combinaison des sels de réhydratation et du zinc est un moyen simple, très efficace et peu coûteux de traiter la diarrhée. Ce traitement, développé par le Centre international de recherche sur les maladies diarrhéiques du Bangladesh, a sauvé d’innombrables vies.

Situé à Dhaka, le Centre est un institut international de recherche dans le domaine de la santé. Il s’est taillé une place en tant que centre de recherche et de traitement de calibre mondial, et il a aidé des pays de partout dans le monde dans les domaines de la santé des enfants, des maladies infectieuses, de l’immunisation, de la santé génésique, de la nutrition, des systèmes de santé, de la pauvreté et de la santé, des sciences de la population et du VIH/sida.

Le projet aide des mères et des enfants vulnérables au Bangladesh et dans d’autres pays en contribuant à des soins de santé plus efficaces, fondés sur des données probantes et tenant compte des sexospécificités.

Il permet également de générer les données probantes nécessaires à l’élaboration de politiques et de pratiques destinées à régler d’importants problèmes dans le domaine de la santé.

Le Centre exploite deux hôpitaux, 41 cliniques fixes et un centre communautaire de traitement contre la diarrhée. Il emploie plus de 4 600 personnes et il abrite le seul laboratoire de biosécurité de niveau 3 au pays. Il offre des soins de santé gratuits et de grande qualité à plus de 246 000 personnes démunies chaque année.

En fait, selon les estimations, plus de 200 000 des deux millions de patients qui ont reçu un traitement à l’hôpital de Dhaka étaient des enfants qui seraient décédés s’ils n’avaient pas eu accès à ce traitement, en particulier à des services de prévention des maladies diarrhéiques.

L’annonce d’aujourd’hui constitue une étape positive pour aider le gouvernement du Bangladesh à perfectionner son système de santé afin d’améliorer la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants.

Comme parent, je suis heureuse de savoir que ce projet aidera à mettre entre les mains d’autres parents un traitement simple et peu coûteux.

Nous devons continuer à encourager les approches éprouvées et fiables comme celle‑ci, et à veiller à ce que la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants demeure une priorité mondiale.

Je vous explique brièvement de quelle manière le Canada fait de cette question une priorité.

En 2010, le Canada a été l’hôte du Sommet du G8 dans le cadre duquel le premier ministre a lancé l’Initiative de Muskoka.

Cette initiative met la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants à l’avant-plan des efforts de développement de la communauté internationale.

Elle a reçu un appui mondial et a suscité des engagements de 7,3 milliards de dollars de la part de divers gouvernements dans le monde et d’organisations non gouvernementales.

Elle a également mobilisé les Canadiennes et les Canadiens.

Comme pays, nous avons pris position et déclaré que nous ne pouvions pas rester inactifs alors que des femmes et des enfants partout dans le monde souffrent et meurent de causes en grande partie évitables.

Nous avons réalisé d’importants progrès depuis 1990, lorsque la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants a été ajoutée aux Objectifs du Millénaire pour le développement.

Beaucoup plus de femmes survivent à la grossesse et à l’accouchement, et beaucoup plus d’enfants célèbrent leur cinquième anniversaire.

Mais il nous reste encore beaucoup à faire si nous voulons atteindre notre objectif ultime, soit éliminer les décès évitables des femmes et des enfants.

C’est pourquoi le premier ministre a organisé le sommet Sauvons chaque femme, chaque enfant à Toronto, en mai dernier.

Grâce au sommet, le Canada a de nouveau attiré l’attention du monde sur ces enjeux cruciaux.

Nous avons convié des experts et des représentants de gouvernements, d’organisations multilatérales, du secteur privé et de la société civile à faire le point pour déterminer ce qu’il nous reste à faire.

Comme l’a annoncé le premier ministre dans le cadre du sommet, le Canada affectera 3,5 milliards de dollars pour appuyer cet objectif.

Sauver chaque femme et chaque enfant est un objectif à notre portée.

Nous devons appliquer à grande échelle les initiatives qui fonctionnent, mettre l’accent sur les résultats et asseoir nos programmes sur de solides bases axées sur la responsabilisation.

Pour ce faire, le Canada déploie plus d’efforts dans le domaine de la nutrition, offre de meilleurs soins de santé, renforce les systèmes d’enregistrement des faits d’état civil et des statistiques de l’état civil afin de faire le suivi des progrès, et recherche des partenariats et des outils de financement nouveaux et novateurs pour attirer plus de ressources.

Les occasions de nouer un dialogue – comme celui d’aujourd’hui – sont des jalons importants sur le chemin qui mène à l’amélioration de la santé des mères, des nouveau-nés et des enfants partout dans le monde.

Ensemble, nous chercherons de nouvelles solutions, mobiliserons de nouveaux partenaires et veillerons à ce que notre investissement de 3,5 milliards de dollars produise des résultats pour les mères et les enfants à l’échelle de la planète.

Ces consultations contribueront directement aux efforts déployés par le Canada pour prévenir les décès évitables chez les mères et les enfants.

Sauver chaque femme et chaque enfant est un objectif à notre portée.

Mais nous devons tous travailler ensemble.

Merci.