Déclaration du ministre d’État Kent sur la situation au Honduras

Nº 200 - Le 19 juillet 2009 (0 h 30 HAE) Le ministre d’État des Affaires étrangères (Amériques), l’honorable Peter Kent, a fait aujourd’hui la déclaration suivante sur la crise politique qui continue de sévir au Honduras :

« Étant donné le processus de médiation qui a réuni cette fin de semaine au Costa Rica les représentants du président Zelaya du Honduras et ceux du gouvernement de fait, le gouvernement du Canada souhaite appuyer la position de ses homologues dans la région et réitérer son appel à la raison en ce qui concerne la date du retour du président Zelaya au Honduras.

« Le président ne devrait pas revenir au Honduras avant que les parties aient trouvé une solution pacifique et que les conditions soient propices. Le Canada décourage fortement son retour au Honduras avant la négociation d’un règlement. Les mesures qui entraîneraient des actes de violence ne seraient pas dans l’intérêt de la population du Honduras.

« Le Canada est certes déçu que la crise politique n’ait pas encore été réglée, mais il appuie vigoureusement les efforts que déploie le président Arias du Costa Rica, homme très respecté pour le rôle qu’il a joué dans le passé dans le cadre de processus de paix en Amérique centrale. Nous exhortons toutes les parties à négocier de bonne foi pour trouver une solution pacifique à l’actuelle crise politique, soit une solution qui rétablira la démocratie et respectera la constitution du Honduras.

« Tandis que la tension s’accentue, nous invitons toutes les parties à condamner toute incitation à la violence dans cette crise qui persiste et à respecter le droit des Honduriens à la paix, à l’ordre et à bonne gouvernance.

« Nous continuerons à suivre de près l’évolution des choses sur place et nous nous tiendrons prêt à jouer un rôle constructif, sur les plans bilatéral et multilatéral. »

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Situation en Honduras

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Document d’information

Le président Zelaya a été évincé du pouvoir et chassé du Honduras le 28 juin, soit le jour où il prévoyait tenir un référendum. Le Congrès et la Cour suprême avaient déjà déclaré que le référendum était illégal aux termes de la Constitution du Honduras.

Depuis le début de la crise, le Canada compte parmi les chefs de la collectivité internationale réclamant un retour à l’ordre démocratique.

Le 30 juin, l’Assemblée générale de l’ONU a voté à l’unanimité contre les auteurs du coup d’État et a réclamé la réinstallation du président Zelaya et un retour à l’ordre démocratique au Honduras. Sous la direction du ministre des Affaires étrangères, l’honorable Lawrence Cannon, le Canada a coparrainé la résolution de l’Assemblée générale.

Plus tard le même jour, l’Organisation des États américains (OEA) a convoqué d’urgence une session extraordinaire de l’Assemblée générale de l’OEA à Washington. La délégation canadienne était dirigée par le ministre d’État des Affaires étrangères (Amériques), l’honorable Peter Kent. Ce dernier a mené les efforts déployés pour susciter un consensus condamnant le coup d’État et encourageant le secrétaire général de l’OEA, M. Insulza, à trouver une solution à la crise, y compris le retour à l’ordre démocratique et la réinstallation du président Zelaya.

Le 4 juillet, la session extraordinaire de l’Assemblée générale de l’OEA a repris, et tous les pays, y compris le Canada, ont décidé de suspendre le Honduras de l’Organisation, après l’échec de la mission du secrétaire général Insulza. De plus, l’Assemblée a réclamé la poursuite du dialogue et un renforcement de toutes les initiatives diplomatiques. L’Assemblée a également exhorté toutes les parties à collaborer au rétablissement pacifique de la démocratie et a demandé de nouveau la réinstallation du président Zelaya.

Le 9 juillet, sous la direction du président Arias du Costa Rica, un processus de médiation a été amorcé entre les représentants du président Zelaya et ceux du gouvernement de fait. Le processus, qui vise à régler la crise par la négociation et des moyens pacifiques, a repris le 18 juillet et se poursuivra le 19 juillet.