Le ministre Fast souligne les 70 ans de relations diplomatiques entre le Canada et la Russie pendant une mission commerciale

Selon le ministre, l’approfondissement des liens entre le Canada et la Russie en matière de commerce et d’investissement promet d’apporter des avantages aux travailleurs des deux pays

Le 6 juin 2012 - Le ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, l’honorable Ed Fast, a souligné aujourd’hui le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Canada et la Russie pendant qu’il dirigeait une mission commerciale composée de représentants de près de 30 entreprises dans ce pays.

« Alors que nous célébrons 70 ans de relations diplomatiques avec la Russie, et qu’en 2015 nos relations commerciales avec ce pays auront 100 ans, nous comptons bien approfondir et élargir nos liens en matière de commerce et d’investissement pendant de nombreuses années encore, a déclaré le ministre Fast. La Russie constitue une priorité pour le Canada, au moment où notre pays cherche à ouvrir de nouveaux marchés dans les régions à croissance rapide afin de créer des emplois et de favoriser une prospérité durable pour les travailleurs canadiens. »

Le commerce entre le Canada et la Russie s’est intensifié au cours de la dernière décennie; cela atteste l’émergence de la Russie en tant que grande économie du monde. La valeur des échanges bilatéraux de marchandises est passée d’environ 620 millions de dollars en 2002 à près de 2,8 milliards en 2011.

« Étant donné le vaste potentiel de ce marché, je suis résolu à accroître la présence commerciale du Canada en Russie, a affirmé le ministre Fast. C’est pourquoi je dirige une mission commerciale qui suit un axe stratégique et se concentre sur certains secteurs, alors que nous cherchons à ouvrir, partout dans le monde, de nouveaux débouchés pour les travailleurs et les entreprises du Canada. »

La Commission économique intergouvernementale Canada-Russie (CEI), que le ministre Fast copréside, est une tribune qui joue un rôle de premier plan dans la coopération économique et commerciale entre les deux pays. Depuis la réunion de la CEI tenue l’an dernier à Ottawa, la Russie et le Canada ont lancé plusieurs projets en agriculture, amorcé des négociations concernant un traité bilatéral de coopération en aérospatiale et évoqué des possibilités de coopération dans une déclaration sur les sciences et la technologie. La prochaine réunion de la CEI aura lieu à Moscou en 2013.

Le Canada s’attend à ce que le programme de modernisation de la Russie et son adhésion prochaine à l’Organisation mondiale du commerce renforcent davantage les échanges commerciaux entre eux.

Au cours des réunions bilatérales d’aujourd’hui, le ministre Fast a décrit le rôle important que pourrait jouer un accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE) amélioré et modernisé pour approfondir davantage les relations bilatérales en matière d’investissement entre le Canada et la Russie.

« L’amélioration et le renforcement de notre APIE avec la Russie instaureraient un climat d’investissement transparent, prévisible et stable qui accroîtrait la confiance des investisseurs et qui au bout du compte entraînerait plus d’investissements canadiens, gages de prospérité. »

Pour plus de renseignements sur la mission commerciale du ministre Fast, prière de consulter la page Le ministre Fast visite la Russie.

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Un document d’information suit.

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Rudy Husny
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Document d’information - Partenariats

Ces dernières années, le Canada et la Russie ont renforcé leur partenariat et leur collaboration grâce à un certain nombre d’initiatives, dont les suivantes :

  • Exportation et développement Canada (EDC) vient de conclure un partenariat avec la Sberbank, la plus grande banque commerciale de Russie, en vue de financer le commerce. En vertu de l’accord, EDC versera 275 millions de dollars américains à la Sberbank pour stimuler l’achat de produits et de services canadiens. Cette transaction est la plus importante qu’EDC ait conclue en Russie jusqu’à maintenant.
  • Le Canada et la Russie travaillent à définir des projets d’intérêt mutuel pour leurs entreprises et leurs milieux de recherche. Par exemple, le Canada envisage d’envoyer une mission commerciale sur les sciences et la technologie en Russie plus tard cette année. Une déclaration conjointe de coopération dans les domaines des sciences, de la technologie et de l’innovation a été signée en juin 2011.
  • L’International Center for Innovative Technology Transfer (ICFITT), une entreprise torontoise cherchant à renforcer la collaboration entre le Canada et la Russie en conception et en transfert de technologies, a signé en novembre 2011 un protocole d’entente avec le ministère du Développement économique de Russie. Certains projets de l’ICFITT présentent des possibilités de collaboration avec des partenaires russes, notamment dans les domaines des matériaux composites et de l’efficacité énergétique. Le Canada s’intéresse entre autres aux enduits bioactifs destinés aux implants médicaux et aux matériaux composites pour les lignes ferroviaires. Quant à elle, la Russie s’intéresse en particulier à la technologie du craquage du pétrole et aux systèmes de sécurité pour locomotives.
  • La collaboration entre le Canada et la Russie dans l’industrie aérospatiale dure depuis des décennies. Les entreprises canadiennes de ce secteur continuent de voir dans la Russie un important partenaire pour les affaires et le commerce. La création récente du Groupe de travail Canada-Russie sur la coopération spatiale, qui relève de la CEI, les négociations qui se poursuivent sur un traité de coopération spatiale, ainsi que la mission qui verra l’astronaute canadien Chris Hadfield s’envoler vers l’espace à partir du cosmodrome russe à Baïkonour, au Kazakhstan, en décembre 2012, alors qu’il deviendra le premier commandant canadien de la Station spatiale internationale, sont d’importants progrès qui illustrent bien les possibilités de coopération dans ce secteur.
  • La coopération entre les entreprises partenaires canadiennes et russes est facilitée par des organisations telles que le Conseil d’affaires Canada-Russie, lequel est coprésidé par l’Association d’affaires Canada-Russie-Eurasie (AACRE) et par l’Union russe des industriels et des entrepreneurs. L’AACRE a des succursales dans tout le Canada et à Moscou, et elle appuie les efforts que le gouvernement déploie pour accroître le commerce et l’investissement entre le Canada et la Russie, en favorisant le développement des affaires et les possibilités de réseautage.
  • En 2011, le Canada a accueilli près de 2 000 étudiants russes pour une période d’au moins six mois, soit une hausse de 14,2 p. 100 par rapport à 2010 et de 20 p. 100 par rapport à 2008. Cela a généré 60,3 millions de dollars d’activité économique au Canada. Il existe entre les établissements canadiens et russes 54 accords qui facilitent l’échange d’étudiants, de professeurs, de personnel et de programmes d’études, ainsi que la recherche conjointe et les programmes conjoints menant à un grade universitaire.

Possibilités

Le Canada et la Russie ont beaucoup en commun, y compris le climat, la géographie et d’abondantes ressources naturelles, de sorte qu’il existe des débouchés considérables pour les entreprises canadiennes et russes dans divers secteurs. En voici des exemples :

  • Le Canada a fortement milité en faveur de l’accession prochaine de la Russie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). En tant qu’économie en plein essor, la Russie offre un potentiel énorme. Grâce à son adhésion à l’OMC, les entreprises canadiennes auront de meilleures possibilités d’investir en Russie dans de nombreux secteurs.
  • Le Canada est l’un des principaux exportateurs de porc vers la Russie et il encourage activement le commerce et la coopération dans les secteurs du bétail, de la génétique et de l’élevage. Le commerce des produits alimentaires et agroalimentaires représente un volet important des relations canado-russes, et les producteurs canadiens déploient de très grands efforts pour promouvoir et commercialiser leurs produits. « Le mois des aliments canadiens » prendra place à Moscou en juillet.
  • Le Canada et la Russie entretiennent des relations de longue date dans le secteur minier. La société canadienne Kinross Gold, par exemple, est le plus important investisseur étranger dans le secteur aurifère en Russie, et sa politique globale de responsabilité sociale profite directement à la population locale. Le Canada et la Russie ont tous deux des ressources énergétiques abondantes et diversifiées et ils partagent un même objectif, soit le développement durable de ces ressources. Les domaines prioritaires sont l’efficacité énergétique dans les secteurs du pétrole et du gaz naturel, la technologie d’exploitation du pétrole lourd et les technologies d’exploitation des réserves pétrolières et gazières extracôtières dans un environnement inhospitalier.
  • Le secteur de l’aérospatiale suscite un intérêt considérable, et des entreprises canadiennes telles que Bombardier, MDA et Neptec y sont activement présentes. Cela révèle le potentiel des marchés suivants en Russie : la vente d’aéronefs commerciaux; les pièces et les services pour la mise au point de nouvelles cellules et de nouveaux systèmes d’aéronefs; la maintenance, la réparation et la remise en état des flottes existantes. Les entreprises canadiennes ont aussi la possibilité de devenir des partenaires novateurs dans des projets de collaboration en matière de recherche-développement.
  • Il existe de grandes possibilités de coopération dans les secteurs de la construction et de l’infrastructure pour les entreprises canadiennes en Russie. Ce pays s’intéresse en particulier aux produits et au savoir-faire canadiens dans des domaines comme les logements bas à ossature de bois, les matériaux et l’équipement de construction, l’aménagement et la planification des terres. Plusieurs débouchés existent aussi du côté des grands projets d’infrastructure annoncés par le gouvernement russe, notamment à Moscou et dans l’Extrême-Orient russe.