Le ministre Fast décrit les dossiers auxquels le Canada souhaite voir le prochain directeur général de l’OMC se consacrer

Le 8 avril 2013 - Le ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, l’honorable Ed Fast, a fait aujourd’hui la déclaration suivante au sujet des dossiers auxquels devrait s’attaquer le prochain directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), selon le Canada.

« Alors que le processus de désignation du nouveau directeur général de l’OMC est en cours et qu’on invite les États membres à se prononcer pour le candidat de leur choix, j’ai chargé les représentants du Ministère d’informer tous les États membres et les candidats potentiels des dossiers auxquels le Canada espère voir le prochain directeur général se consacrer au cours de son mandat. En ces temps difficiles et incertains, tant pour l’économie mondiale que pour l’OMC même, le choix du prochain directeur général sera crucial. Le Canada voit le processus de désignation comme une occasion unique d’engager avec les candidats à ce poste un dialogue franc et ouvert sur le rôle de l’OMC et l’avenir du cycle de Doha.

« De l’avis du Canada, il est impératif que le candidat retenu ait une vision à long terme judicieuse pour l’OMC, et qu’il possède l’expérience, un solide bilan de réussites, la détermination et le leadership voulus pour réaliser cette vision. À titre de chef de file en matière de libéralisation du commerce, le Canada soutiendra avant tout le choix d’un candidat qui pourra rallier les membres dans un front commun contre le protectionnisme, l’une des grandes menaces actuelles pour la reprise économique mondiale. Par conséquent, le candidat retenu doit être un champion de la lutte contre les obstacles tarifaires et non tarifaires dans le monde.

« Le nouveau directeur général doit également être un fervent défenseur d’un système commercial multilatéral efficace, fondé sur des règles et muni des mécanismes de suivi et de surveillance nécessaires au bon fonctionnement du secrétariat et du système de règlement des différends que fournit l’OMC.

« Devant l’impasse persistante des négociations de Doha, le Canada a, comme de nombreux autres membres de l’OMC, entamé un ambitieux programme de négociations commerciales bilatérales et régionales. Le prochain directeur général doit posséder un plan bien défini pour redonner à l’OMC sa crédibilité en tant qu’organisation en mesure de faire progresser les efforts multilatéraux de libéralisation du commerce, au profit de tous ses membres.

« Le Canada souhaite vivement que l’OMC joue un rôle de premier plan dans l’adoption de nouvelles stratégies en matière de commerce international. Ces stratégies incluent le projet annoncé récemment de négocier avec certains membres de l’OMG un accord sur le commerce international des services, une initiative que le Canada appuie sans réserve. Le nouveau directeur général aura un rôle déterminant à jouer pour persuader les autres membres du bien-fondé de ces projets, des efforts qui revêtent une importance croissante dans l’élimination des obstacles aux flux commerciaux mondiaux. Il devra également exercer son leadership pour trouver des moyens novateurs d’exploiter le succès des accords bilatéraux et régionaux afin de donner un nouvel élan au système commercial multilatéral.

« Dans ce contexte, le Canada appuiera également le choix d’un candidat possédant des capacités établies pour combler les écarts considérables qui se sont creusés entre les pays développés, les pays en développement et les pays les moins avancés et mener à l’obtention de résultats positifs sur le plan du commerce multilatéral.

« Le Canada soutient un processus de sélection fondé sur le mérite et en appellera à tous les membres pour qu’ils choisissent un candidat qui démontre ces caractéristiques et qui sera déterminé à promouvoir ce programme dans l’intérêt mutuel des membres de l’OMC. Les représentants du Canada se feront l’écho de ces messages auprès de leurs homologues à l’OMC au cours des prochaines semaines. En ma qualité de ministre du Commerce international, je présenterai également la position du Canada à mes homologues présents à la prochaine Conférence ministérielle de l’OMC, à Bali.

« Le Canada estime que le commerce et l’investissement sont les deux moteurs de la croissance économique mondiale. Il n’existe pas de meilleur facteur de création d’emplois ou de croissance économique qu’un commerce tout à fait libre et ouvert. C’est en faisant la promotion d’un commerce tout à fait libre et ouvert que le prochain directeur général de l’OMC pourra faire en sorte que les gens, aux quatre coins du monde, maximisent leur potentiel en vue d’une prospérité accrue à long terme. »

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