Un accord commercial entre le Canada et l’Union européenne se traduirait par des gains importants pour l’Alberta, déclare le ministre du Commerce international Ed Fast

Le resserrement des liens commerciaux entre le Canada et l’Union européenne accroîtra les exportations dans des secteurs clés de l’Alberta et créera de nouvelles sources d’emploi et de prospérité pour les entreprises, ainsi que pour les travailleurs et leur famille

Le 26 avril 2013 - Le ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, l’honorable Ed Fast, a déclaré aujourd’hui que des secteurs très variés, dans chaque région du pays y compris l’Alberta, bénéficieraient d’un accord économique et commercial global (AECG) ambitieux entre le Canada et l’Union européenne. Le ministre Fast a fait cette déclaration à l’occasion d’une table ronde avec des dirigeants d’entreprises qui représentent des secteurs économiques clés de l’Alberta.

« Un accord ambitieux avec l’Union européenne se traduirait par des gains substantiels pour de nombreux secteurs importants de l’Alberta, et aurait donc des retombées appréciables pour les entreprises ainsi que pour les travailleurs et leur famille, a déclaré le ministre Fast. La réduction des obstacles tarifaires faciliterait l’accès au marché lucratif de l’Union européenne de 500 millions de consommateurs et accroîtrait les ventes de produits de calibre mondial de l’Alberta dans ces secteurs. »

La conclusion d’un accord global entraînerait l’élimination des droits de douane sur des produits d’exportation de grande qualité de l’Alberta, y compris les produits agricoles, les métaux et les minéraux, les produits chimiques et plastiques, et le matériel de fabrication de pointe, dont les machines industrielles. Elle améliorerait également l’accès au marché de l’Union européenne des fournisseurs de services de calibre mondial de l’Alberta, en créant de nouveaux débouchés pour les exportations de services dans des secteurs comme le pétrole et le gaz.

Selon les conclusions d’une étude conjointe, un accord commercial ambitieux avec l’Union européenne aurait des retombées positives importantes pour le Canada, augmenterait de 20 p. 100 le commerce bilatéral entre les deux parties et injecterait 12 milliards de dollars dans le revenu annuel du Canada (produit intérieur brut).

Cela se traduirait par une hausse de 1 000 dollars du revenu du ménage canadien moyen ou par la création de 80 000 emplois, ce qui correspondrait à injecter dans l’économie canadienne deux fois le nombre d’emplois qui existent actuellement dans la région de Wood Buffalo.

« Notre gouvernement met l’accent sur ce qui compte pour tous les Canadiens, soit l’emploi, la croissance et la prospérité à long terme, a déclaré le ministre Fast. C’est pourquoi nous nous efforçons d’ouvrir de nouveaux marchés et d’accroître les exportations canadiennes dans les marchés les plus vastes, les plus dynamiques et à la croissance la plus rapide. »

Deuxième partenaire commercial du Canada, l’Union européenne est la plus grande économie intégrée du monde. Elle compte 500 millions de consommateurs et affiche un PIB de 17 billions de dollars. Les négociations commerciales en cours avec l’Union européenne représentent l’initiative commerciale la plus ambitieuse du Canada. Elles vont encore plus loin, par leur portée et leur envergure, que l’historique Accord de libre-échange nord-américain.

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Un document d’information ci-après présente les avantages que conférerait à l’Alberta un accord commercial éventuel avec l’Union européenne.

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Rudy Husny
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Document d’information - L’Alberta et un accord commercial Canada-Union européenne

L’Union européenne représente à la fois la plus grande économie intégrée du monde et le plus vaste marché d’importation de marchandises. L’Union européenne offre donc des possibilités exceptionnelles pour les exportateurs et les travailleurs de l’Alberta et de toutes les autres régions du Canada.

L’AECG aurait pour effet d’abolir les droits de douane visant la quasi-totalité des principales exportations de l’Alberta et d’ouvrir de nouveaux débouchés commerciaux sur le marché européen. Les exportateurs profiteraient également d’autres dispositions de l’AECG qui viendraient, par exemple, réduire les obstacles au commerce liés à la réglementation, protéger les droits de propriété intellectuelle des exportateurs et établir des règles plus transparentes en matière d’accès aux marchés.

Dès son entrée en vigueur, l’AECG créerait des débouchés à l’exportation pour les entreprises de l’Alberta en venant éliminer les droits qui s’appliquent aux exportations dans les secteurs clés suivants :

  • Métaux et minéraux. Le secteur albertain des métaux et des minéraux comprend le gaz naturel, le pétrole classique, le charbon, les minéraux et les sables bitumineux. Plus particulièrement, ce secteur essentiel de l’économie de l’Alberta permet le développement des infrastructures ainsi que la production d’énergie et l’exploitation des ressources naturelles dans cette province. En 2011, ce secteur a été à l’origine de 28 p. 100 du PIB total de la province. En outre, plus de 181 000 Albertains travaillent dans ce secteur, dont les emplois figurent parmi les mieux rémunérés de l’économie provinciale. Même si de nombreux produits minéraux exportés de l’Alberta entrent en franchise dans l’Union européenne, il reste que certains métaux sont assujettis à des droits moyens de 1,7 p. 100 qui peuvent aller jusqu’à 10 p. 100 dans certains cas.
  • Agriculture et agroalimentaire. Comptant plus de 51 millions d’acres de terres consacrées à la culture et à l’élevage de bétail, l’Alberta offre une variété de produits agricoles de premier ordre. En 2012, près de 76 000 Albertains travaillaient dans le secteur agricole et agroalimentaire, lequel a été à l’origine de 2,5 p. 100 du PIB albertain en 2011. De 2010 à 2012, l’Alberta a exporté chaque année vers l’Union européenne pour 285,8 millions de dollars, en moyenne, de produits agricoles, auxquels des droits moyens de 13,9 p. 100 se sont appliqués.
  • Produits forestiers. Près de 19 000 Albertains travaillent dans le secteur des produits forestiers, qui représente un important segment de l’économie de l’Alberta. De 2010 à 2012, l’Alberta a exporté chaque année vers l’Union européenne pour 62,6 millions de dollars, en moyenne, de produits forestiers, qui ont été visés par des droits moyens de 1,2 p. 100, avec des crêtes à 10 p. 100. Ces obstacles tarifaires seront éliminés si le Canada et l’Union européenne concluent un accord commercial.
  • Fabrication de pointe. En Alberta, l’industrie de la fabrication de pointe emploie plus de 28 000 personnes. De 2010 à 2012, l’Alberta a exporté chaque année vers l’Union européenne pour 254,1 millions de dollars, en moyenne, de matériel de fabrication de pointe, dont certains produits ont été assujettis à des droits allant jusqu’à 22 p. 100. Les machines industrielles, l’une des principales catégories de produits de fabrication de pointe exportés par l’Alberta vers l’Union européenne, sont visées par des droits moyens de 2,1 p. 100, qui peuvent toutefois atteindre jusqu’à 8 p. 100.
  • Produits chimiques et plastiques. L’Alberta est un grand producteur de produits chimiques et de matières plastiques. Quelque 11 000 Albertains travaillent dans ce secteur, qui constitue une importante source d’exportations de la province vers l’Union européenne, exportations qui se sont chiffrées en moyenne à 84,6 millions de dollars par année, de 2010 à 2012. À l’heure actuelle, ces exportations sont visées par des droits moyens de 4,9 p. 100, avec des crêtes à 6,5 p. 100.