D’après une transcription
Mesdames et messieurs, comme vous êtes des personnes élues vous-mêmes, vous n’ignorez pas que les représentants élus n’aiment pas laisser passer trop de temps sans procéder à un sondage de l’opinion publique, en écouter les résultats ou les parcourir personnellement. Si l’opinion publique vous est favorable, il va de soi que vous direz à tout le monde que le sondage était très scientifique. Si elle vous est défavorable, vous direz que le sondage n’était pas scientifique, qu’il a été réalisé de façon médiocre et qu’il ne représente pas la réalité. J’aimerais quant à moi récolter des impressions sincères pour pouvoir retourner au caucus la semaine prochaine en sachant ce que pensent les représentants ici.
Évidemment, nous sommes des représentants de tout le spectre politique ici, et en regardant autour de moi je vois des personnes de tous les âges et de tous les métiers. Et je sais que les gens ici votent de toutes sortes de façons. Je vais donc vous poser une question. Je suis naturellement curieux puisqu’il semble que le climat soit au débat. Combien de gens parmi vous pensez qu’il est temps de procéder à une élection fédérale? Il vous suffit de lever la main. Bon, voilà une personne qui lève les deux mains.
Bon, deux autres personnes courageuses. C’est bien, suivez-les jusqu’à la maison. Bien, merci.
Eh bien, nous voici dans une salle assez bien remplie et nous avons une personne avec les deux mains levées et trois autres personnes. Je pense donc que vous m’avez ramené à la réalité ici, car ce que moi j’ai entendu de personnes honnêtes, sincères et ayant les meilleures intentions à la Chambre des communes ― il y en a quelques-unes, vous savez ― c’est que les Canadiennes et Canadiens veulent une élection fédérale. J’apprécie donc votre réaction. Je ferai le message à mes collègues et à d’autres qui estiment qu’il y a des gens qui veulent une élection. Merci à vous quatre qui avez levé la main, j’apprécie votre sincérité.
Mais voilà, mes amis, j’étais sincère moi aussi. Je veux vraiment savoir ce que vous pensez. Car c’est tout comme dans vos salles de conseil où vous tenez vos débats et faites vos activités, vous savez que vous devez parcourir les rues et être en contact avec vos électeurs pour savoir vraiment ce qui se passe dans votre région et à quel point c’est important. C’est pourquoi j’aime sortir autant que possible pour découvrir ce qui se passe exactement.
Il me semble qu’il est inutile de vous rappeler que cette année a été une des plus dures à bien des égards. Sur le plan économique certainement, elle a été l’année la plus dure que le Canada ait vécue depuis quelque 80 ans. En fait, le monde entier a pâti de la sorte en raison du déclin économique mondial. Mais je constate avec bonheur que chacun et chacune de nous ici se montre plus ou moins à la hauteur de la situation.
Vous savez, nous sommes toujours intéressés par ce que les gens disent de nous. Et j’aimerais en toucher un mot rapidement. Ensuite, je voudrais revoir quelques chiffres avec vous, vous parler de deux ou trois politiques de plus longue haleine que nous préparons, et qui sont pour ainsi dire en train de s’ajouter pour nous aider à sortir de cette période de déclin. Cela dit, nous sommes bel et bien toujours en pleine récession mondiale.
En tout premier lieu, je pourrais parler du matériel promotionnel que nous utilisons nous-mêmes, qui, comme le matériel de campagne électorale, ne fait pas étalage de nos côtés négatifs. C’est du moins ce que je constate en parcourant du matériel politique. Mais il faut essayer de s’en tenir aux faits. Aussi, j’aimerais du recul. Je voudrais que nous songions ne serait-ce qu’à quelques-unes des choses que les autres disent de nous, même des personnes de l’extérieur du Canada, des évaluateurs externes.
Le Forum économique mondial affirme que le Canada possède le système bancaire le plus stable du monde. Est-ce que cela vous fait plaisir? Je ne suis pas en train de faire de la politique; c’est seulement à cause des normes qui ont été mises en place ― certaines encore tout récemment, juste avant le ralentissement économique ― que les banques ont dû se retenir et que nous avons pu échapper au problème des crédits hypothécaires à risque, un problème pressant aux États-Unis. Notre système bancaire a été accusé par le passé d’être ennuyeux. N’est-il pas merveilleux de savoir que ce qui était ennuyeux est maintenant tout ce qu’il y a de plus excitant? Tout le monde est en train d’étudier les normes que nous avons instituées à l’égard de nos banques, et tout le monde le fait avec enthousiasme, à ce qu’il paraît.
Ensuite, le Fonds monétaire international a affirmé quelque chose en janvier qu’il a réitéré presque littéralement la semaine dernière, à savoir que le Canada, en raison de ses politiques, était le pays le mieux positionné pour faire face au déclin parmi les pays du G7 ― c’est-à-dire les principaux pays industrialisés ― et qu’il est à présent aussi le mieux positionné pour en sortir. Cela me rassure, bien que nous n’ayons évidemment pas fini de faire face à des problèmes. Je ne crois pas que nous soyons encore sortis du bois. Mais c’est là une évaluation qui ne me dérange nullement.
L’OCDE a affirmé pour sa part que sur le plan des affaires et des revenus des entreprises, nous avons la structure fiscale la plus concurrentielle et attrayante du G7 pour les petites, les moyennes et les grandes entreprises. Êtes-vous heureux à l’idée que notre structure fiscale soit perçue comme quelque chose de relativement léger?
Voilà donc certaines des choses que les gens disent de nous à l’étranger. Et ce sont là justement les commentaires qui me motivent, pour ainsi dire.
Nous avons accompli certaines choses avec votre aide et vos conseils, et vous avez donc contribué à attirer ce genre de commentaires. J’aimerais consacrer quelques minutes à vous parler de la semaine dernière et à quelques-unes des annonces que nous avons été en mesure de faire.
La semaine dernière, nous avons fait des annonces relatives à l’infrastructure. Cent-soixante-quatorze annonces en tout. Tout cela pour des projets d’un montant total de 719 millions de dollars. Est-il quelqu’un parmi vous qui va recevoir une partie de ces dollars? Ah, vous? Eh bien. Bon. J’apprécie.
Évidemment, la semaine dernière a été très excitante, sans parler des annonces que nous avons effectuées il y a deux mois ni de celles d’il y a déjà quelques mois... en janvier. Tout cela s’inscrit dans une approche stratégique concrète que nous avons conçue quand nous avons été frappés par la récession mondiale. Nous nous sommes dit que parmi les choses que nous devions faire pour veiller à la stabilité de notre système bancaire, maintenir nos impôts à un taux réduit, songer au long terme, gérer notre argent soigneusement C parmi les choses que nous devions faire, il fallait obligatoirement stimuler l’économie pour nous aider à composer avec la situation, ne serait-ce qu’un peu. Et c’est pourquoi nous nous sommes adressés à vous ― la province, les gouvernements municipaux ― afin de travailler ensemble au recensement de projets. Ensuite, il fallait accélérer la réalisation de ces projets afin de stimuler en quelque sorte l’économie et la faire progresser.
Savez-vous que pour la première fois en 30 ans, notre taux de chômage est en fait meilleur que celui des États-Unis? Je crois que c’est une chose excellente. J’en suis vraiment ravi. C’est la première fois en 30 ans.
Si j’insiste sur ces aspects, c’est parce qu’il est plutôt rare que l’on insiste sur les nouvelles positives. J’en suis conscient. Je sais comment les choses doivent fonctionner dans les hautes sphères du journalisme. Mais ce sont des choses que nous devons retenir. En septembre 2008, j’ai assisté à un dîner ici à Vancouver avec l’ancien président américain Bill Clinton. Une réception magnifique, avec quelque 800 convives. Il était question d’une initiative du secteur des mines et de l’extraction intéressant la fondation de M. Clinton, avec la participation des sociétés minières canadiennes. Ce fut un événement très positif.
Quand il a commencé son allocution, la salle était bondée. M. Clinton a commencé par dire qu’il tenait à féliciter le gouvernement Harper. Il a en fait prononcé son nom, Stephen Harper. Il a parlé des politiques fiscales et du fait que le Canada était relativement en forme. Il a comparé la situation avec une partie des politiques des États-Unis. Ce n’est pas moi qui allais toucher ce sujet-là; c’était à lui de le faire. Mais il a essentiellement parlé de nos politiques économiques et se confondait en louanges à leur égard.
Et vous vous demandez peut-être, pourquoi est-ce que j’en parle aujourd’hui? Eh bien, juste après son allocution, j’ai pensé... Bill Clinton arrive en ville, mentionne Stephen Harper dans une salle bondée, nos amis des médias sont présents en masse... résultat : la nouvelle fera la une le lendemain! Mais ce ne fut pas le cas. Les médias n’en ont même pas parlé. J’étais blessé et affligé, mais je leur ai caché mon chagrin. Mais à présent je peux en parler. La raison pour laquelle je soulève cet événement de nouveau c’est qu’il s’agit d’encore une autre évaluation externe de la manière dont nous nous portons. Et nous ne nous portons pas si mal. Nous sommes toujours dans des temps difficiles. Mais il faut penser aux annonces faites la semaine dernière. Savez-vous qu’environ la moitié de ces annonces étaient destinées à des collectivités de moins de 100 00 habitants? Ne trouvez-vous pas encourageant qu’il ne s’agissait pas seulement des grandes villes?
Bien évidemment, certaines de ces annonces se rapportaient à cette région, ici même, ce qui est également motivant. Certaines portaient sur notre Fonds pour l’infrastructure verte, soit 1 milliard de dollars destinés à des projets de réduction des émissions, des projets qui cherchent à alléger le fardeau de notre atmosphère et de notre environnement. L’annonce à propos du projet de la ligne de transmission du nord-ouest, d’une valeur de 130 millions de dollars, en faisait partie.
Il nous faut également retenir que nous avons annoncé tout au long du processus des sommes de financement considérables, même depuis les deux ou trois dernières années, pour le couloir de notre porte d’entrée de l’Asie-Pacifique. C’est qu’en fait, nous croyons que nous avons quelque chose ici dans ces basses-terres continentales, ici en Colombie-Britannique et à Prince-Rupert : nous avons un système portuaire et une marine marchande extrêmement concurrentiels. Quand j’ai visité l’Asie et Singapour, il n’y a pas si longtemps, on parlait beaucoup des ports de Vancouver et de Prince-Rupert, de notre réseau ferroviaire et de nos voieries intégrées, du fait qu’il faut moins de temps pour naviguer entre l’Asie et Vancouver qu’entre l’Asie et Seattle ou même l’Asie et Long Beach, du fait que les temps de mouillage dans nos ports sont bien moindres ― environ 24 heures habituellement pour les conteneurs ― par rapport à des ports congestionnés, et du fait que les gens peuvent obtenir leurs marchandises de l’Asie et les transporter au gré de la marée vers des régions urbaines importantes comme Atlanta et Chicago en moins de 100 heures. Ce sont là de véritables atouts. Et nous continuons à annoncer des projets et à renforcer les infrastructures en question.
La semaine dernière, nous avons également fait allusion à la taxe sur l’essence, qui revient aux municipalités, et au fait que nous avons établi qu’il s’agira d’une taxe à long terme, pluriannuelle, prévisible et qu’elle a en fait doublé depuis deux ans. Êtes-vous satisfaits de ces histoires de taxe sur l’essence à long terme?
Côté administratif, nous avons donné des consignes à nos représentants pour que les dollars circulent rapidement. En 2005 et 2006, avant notre arrivée au gouvernement, les municipalités devaient attendre environ 140 jours en moyenne pour recevoir les premiers chèques découlant de ce genre de fonds. Voilà deux ou trois ans que nous avons dit à nos représentants qu’il fallait mieux faire. Les municipalités ont besoin de ces dollars. Ils sont tous approuvés. Tout passe par le budget. Nous devons trouver des moyens de faire circuler l’argent plus rapidement, en travaillant de près avec vos représentants. Et cette année nous avons atteint ― car nous surveillons ces choses ― un temps d’attente moyen pour la réception de vos chèques qui est passé de 140 à 9 jours. Êtes-vous contents de recevoir ces chèques un peu plus vite?
Nous nous efforçons de faire circuler les dollars beaucoup plus vite, non seulement pour la question de la valeur monétaire, mais aussi pour des raisons d’efficacité administrative.
Nous avons attribué, ici même dans les basses-terres continentales pour BC Transit et nos réseaux de transport urbain, environ 450 millions de dollars pour la voie rapide Canada Line, 350 millions de dollars à l’Evergreen Line, et 88 millions de dollars au West Coast Express et aux lignes ferroviaires Sky Train.
J’ignore si vous avez déjà utilisé le Sky Train. Combien d’entre vous avez eu l’occasion de prendre ce magnifique train pour vous rendre d’un seul trait de l’aéroport jusqu’à la promenade maritime ou simplement en ville? Combien d’entre vous l’avez fait? N’est-ce pas une excursion magnifique? Une véritable occasion à ne pas manquer.
Vingt-quatre minutes de l’aéroport à la promenade maritime. Je vous le dis, c’est fantastique. C’est un plaisir de prendre le train, et mon personnel ici au bureau régional de notre Ministère l’aime beaucoup aussi, car je ne peux plus leur demander de venir me chercher à l’aéroport. Je dois prendre le train pour me rendre en ville, ce que j’adore.
Nous sommes heureux de constater l’avancement de ce type d’initiative. Ainsi, du côté infrastructure, voilà ce que nous avons fait la semaine dernière. Et soit dit en passant, cela ne comprend pas les quelque 161 projets distincts que nous avons annoncés en mars dans le cadre des projets Towns for Tomorrow et Local Motion. Je me suis concentré uniquement sur les annonces de la semaine dernière. Nous avons beaucoup fait, mais il y a encore tant à accomplir.
Voilà donc les chiffres. C’est le côté économique des efforts que nous avons consentis pour changer le visage des choses et satisfaire les besoins, non seulement en ce qui a trait aux grands enjeux touchant l’infrastructure, tels l’assainissement des eaux usées, l’élargissement des routes et la construction de ponts, mais aussi pour notre programme ILC [Infrastructures de loisirs du Canada], le fait que nous nous occupions de zones de loisirs, que nous ayons également fait des annonces à l’intention des 27 universités et collèges de cette province ― d’excellentes annonces de projets de rénovation, de réaménagement, de construction de nouveaux bâtiments ― le tout pour que la Colombie-Britannique demeure à l’avant-garde en termes de capacité d’enseignement. Tout cela représente un énorme effort de la part d’une multitude de personnes, et c’est en train de récolter un succès considérable.
Un autre aspect dont j’aimerais vous parler brièvement, en ce qui a trait à mon portefeuille, est notre examen de la situation mondiale. Nous avons étudié le ralentissement mondial qui a frappé chacun et chacune d’entre nous et qui a frappé tout notre pays et toutes nos provinces et territoires, et nous nous sommes dit que ce n’étaient pas le moment pour les pays de se replier sur eux-mêmes en mode protectionniste. Si les pays veulent réellement protéger des emplois, s’ils veulent réellement protéger une industrie, alors ils doivent ouvrir les portes, et non les fermer.
C’est pourquoi je me suis montré extrêmement énergique à l’égard de notre politique commerciale. J’ai fait savoir à nos représentants que les accords de libre-échange avaient la priorité. Nous devons aller de l’avant et offrir des débouchés. Et voici pourquoi.
Nous sommes, bien entendu, membre de l’Organisation mondiale du commerce ― l’OMC. Nous parlons là de 154 pays qui se rencontrent régulièrement tout au long de l’année pour continuer à réduire les barrières tarifaires et à chercher des moyens d’éviter les comportements protectionnistes et des pratiques comme le dumping, l’antidumping et les droits compensateurs. Eh bien, je vous demande à présent d’imaginer vos propres réunions du conseil, où, suivant les personnes qui pourraient être absentes lors d’une soirée donnée, vous pourriez avoir de sept à peut-être une douzaine de personnes autour de la table. Choisissez l’enjeu. Songez à la quantité de débats que vous aurez sur un seul enjeu au sein de votre conseil dans votre région parmi un groupe de sept à douze personnes. Songez maintenant aux représentants de 154 pays qui parlent d’enjeux tels les lignes tarifaires et les industries sectorielles. Pourtant, les négociations de l’OMC se poursuivent malgré tout. Les lignes sont en train d’être réduites.
Nous parlons parfois de la célérité du gouvernement en la comparant à celle d’un glacier, et c’est un peu ça. Nous avons beau être des participants à part entière au processus de l’OMC, nous sommes absolument persuadés que nous devons avoir des arrangements bilatéraux distincts avec les pays. Pendant que le processus de l’OMC avance, nous devons pouvoir être en mesure de mener à bien certaines choses avec d’autres pays. À notre avis, au niveau fédéral, les gens d’affaires devraient porter un fardeau aussi léger que possible à l’heure de prendre leurs décisions. Ainsi, en tant que gouvernement fédéral, nous devons faire tout notre possible pour veiller à alléger le fardeau fiscal autant que possible. Nous avons besoin d’un certain niveau d’imposition, certes. Mais parfois les gouvernements ont tendance à s’outrepasser. Nous devons maintenir le fardeau de la réglementation. Nous avons besoin de réglementation. Il faut garantir la sécurité de nos produits. Nous devons veiller à la sécurité de l’environnement. Mais nous devons maintenir le fardeau de la réglementation aussi convivial que possible. Et ensuite, il nous faut faire appliquer des règles aussi équitables que possible.
Vous savez, dans mes voyages à travers le monde, je m’aperçois que la plupart des pays nous envient à cause de notre proximité aux États-Unis et de l’incroyable relation commerciale que nous entretenons avec ce pays, une relation sans parallèle dans l’histoire moderne. Cela dit, lorsque les États-Unis sont en déclin, de nombreuses entreprises s’aperçoivent qu’elles doivent aller chercher des marchés ailleurs. Pendant qu’elles explorent ces marchés, il s’agit d’éviter qu’elles aient à faire concurrence à des producteurs ou investisseurs d’un autre pays qui échappent à certains droits de douane et certaines pénalités en vertu d’une relation commerciale bilatérale entre leur pays et un autre. C’est ce qui explique que nous cherchions à alléger le fardeau autant que possible pour en arriver à des conditions aussi équitables que possible.
Et c’est aussi pourquoi il y a à peine quelques mois, comme vous le savez sans doute, le premier ministre a annoncé la conclusion d’un accord de libre-échange avec le Panama. Au mois d’août, nous avons conclu notre accord de libre-échange avec le Pérou. Je me trouvais en Jordanie à la fin juin et au début juillet pour négocier un accord de libre-échange avec ce pays. En mai, j’étais à Prague avec le premier ministre où nous avons signé, pour la première fois dans l’histoire du Canada, le lancement des négociations officielles avec l’Union européenne. Or, qui dit Union européenne, dit 27 pays d’un seul coup.
Pendant un récent voyage en Inde ― j’y étais la semaine dernière ― nous avons ouvert un autre bureau commercial là-bas. Nous avons désormais huit bureaux commerciaux dans ce pays. L’Inde n’est pas encore tout à fait prête à envisager un accord de libre-échange global, mais elle tient à avoir un accord économique plus détaillé. Nous avons donc rencontré le premier ministre, le ministre du Commerce et le conseiller de la Sécurité nationale de ce pays. Nous travaillons à un accord de protection des investissements étrangers ainsi qu’à un accord de coopération nucléaire avec l’Inde. Ce pays présente d’excellentes possibilités pour nos scientifiques et nos produits liés à ce secteur.
C’est la même chose pour la Chine. Nous y avons ouvert six bureaux commerciaux, juste avant le début de la crise économique. Nous cherchons à conclure des ententes économiques, non seulement avec ces deux pays qui sont en plein essor, mais également avec l’Indonésie et la communauté des pays de l’Asie du Sud. C’est avec beaucoup d’énergie que nous cherchons à conclure des ententes commerciales là-bas, tout comme en Amérique du Sud. Je me trouvais à Trinité-et-Tobago il y a deux semaines, et nous sommes arrivés à une entente avec le groupe de pays connu sous le nom de CARICOM. Il s’agit des pays des Caraïbes, soit 21 au total, qui seraient prêts à entamer des pourparlers avec nous sur un accord de libre-échange.
Soit dit en passant, j’ai fait le commentaire suivant à Trinité-et-Tobago. Je leur ai dit : « Vous savez, je suis bien content d’être ici à la fin du mois d’août. C’est passionnant, mais pour la prochaine réunion, j’apprécierais que vous m’invitiez à venir aux mois de novembre, janvier, voire au mois de février. Essayons de coordonner ces réunions un peu mieux ».
Mais le message essentiel, mesdames et messieurs, c’est qu’il nous faut garder nos portes ouvertes pour les gens de nos circonscriptions, des gens qui travaillent dur et qui ont l’esprit d’entreprise. Ce sont eux qui obtiennent l’argent qui nous permet de mettre en œuvre les programmes. Si nous oublions cela, nous serons mal en point. Ce sont nos électeurs qui travaillent dur et produisent les recettes qui nous permettent de percevoir des … ― eh oui, des impôts ― et d’obtenir l’argent nécessaire pour faire les choses qu’il nous faut vraiment faire.
Nous sommes au diapason de cette époque de ralentissement mondial et je crois que nous sommes dans la bonne voie. C’est là un des aspects les plus critiques et pourtant, me semble-t-il, les plus positifs que nous ayons réussis depuis l’an dernier en termes d’annonces concernant les infrastructures. Nous avons dû travailler ensemble. Tout un concept, je le sais. Ayant travaillé avec beaucoup d’entre vous, je sais que nous l’avons fait de plein gré, car nous travaillons bien ensemble. Mais ce qui est nouveau pour les paliers fédéral, provincial et municipal, c’est que nous avons dû travailler avec vous en qualité de représentants élus et de fonctionnaires d’une manière tout à fait inédite, et c’est parce que les besoins étaient si pressants.
Nous n’aurions pas pu faire les annonces de la semaine dernière sans votre contribution, celle de vos représentants, de la province, des fonctionnaires provinciaux et du palier fédéral. Je puis l’affirmer sans crainte, et je l’ai dit ouvertement depuis des mois : il a été très encourageant de travailler avec le premier ministre [Gordon] Campbell, ses représentants élus et ses fonctionnaires de manière non partisane. Je dois dire que la province s’est montrée agressive ― voire parfois très agressive ― pour faire rentrer ce qui à mon sens constitue plus que notre juste part de ces dollars fédéraux. Je ne tiens pas à ce que les gens dans d’autres régions du pays pensent que nous nous sommes mieux tirés d’affaire qu’ailleurs au pays. Mais nous n’avons pas mal réussi, et c’est grâce au niveau de coopération très élevé et au souci de progrès du premier ministre et de ses collègues et représentants, ainsi qu’à la rapidité avec laquelle vos représentants ont été en mesure de nous apprendre quelles étaient les priorités et comment nous pouvions les faire avancer. Tout cela nous a vraiment aidés à bien travailler ensemble.
Je crois que nous avons réussi à transmettre un message à nos électeurs communs ― et communs, ils le sont. Et mon collègue Ron Cannan [député pour Kelowna-Lake Country] est ici parmi nous, tout comme d’autres députés. Je ne les vois pas en ce moment, mais je crois que nous avons transmis un message selon lequel il n’y a en fait qu’un contribuable, et nous devons nous occuper de ses besoins, répondre à ses inquiétudes aussi bien que possible. C’est ainsi que nous obtiendrons des collectivités productives, saines et ouvertes sur l’avenir. Nous avons accompli cela ensemble grâce au financement annoncé, et je tiens à vous remercier, tout un chacun d’entre vous, d’avoir été une partie si palpable de la santé globale de la province la plus merveilleuse du pays le plus merveilleux du monde. Vous avez bien fait votre travail.
Permettez-moi de conclure maintenant avec un mot sur, faut-il le rappeler, les formidables événements qui se produiront très bientôt avec les Jeux olympiques et paralympiques. Partout où je vais dans le monde, je dis aux gens que nous n’attendons que l’occasion de les saluer chez nous. Quand j’étais à Trinité-et-Tobago, j’ai mentionné que j’espérais que tous les athlètes d’hiver viendraient aux Jeux. Quand j’étais en Russie..., je peux vous dire que les Russes n’ont qu’une chose en tête, et ça a quelque chose à voir avec le hockey. Et quand je vais dans ces pays, tout le monde est au courant des Jeux olympiques, tout le monde sait où se trouvent Vancouver et la Colombie-Britannique, et le Canada bien entendu, et je les invite à venir faire un merveilleux séjour ici. Je leur dis que nous n’allons rien négliger pour qu’ils emportent chez eux d’excellents souvenirs, mais pas une once d’or dans leur valise.
Je vous remercie infiniment une fois de plus de tout ce que vous accomplissez pour faire de cette province une telle réussite.
Je vous remercie.