D’après une transcription
Mesdames et messieurs, tout d’abord, merci d’être ici. Je suis conscient que vous êtes tous très occupés et je vous remercie d’avoir trouvé le temps de vous joindre à nous ce soir. Je tiens spécialement à remercier tous ceux que j’ai déjà rencontrés. Vous avez fait preuve de générosité à notre égard, vous nous avez réservé un accueil chaleureux depuis notre arrivée, il y a si peu de temps. Cela me confirme dans ma résolution à tout faire pour revenir le plus rapidement possible dans votre magnifique pays.
Chaque année, environ 100 000 Canadiens s’y rendent. C’est comme si quelque chose dans l’hiver canadien les incitait à vouloir venir ici. Je n’ai pas encore bien compris pourquoi. Il y a trois jours, à Ottawa, je suis allé faire ma course matinale : j’avais mon bonnet, mes gants et une veste chaude. Ce matin, je suis sorti de l’hôtel en courant, je me suis rendu au parc et au bout de deux ou trois kilomètres, j’ai ôté mon bonnet et mes gants. C’était le superbe début d’une journée qui allait s’avérer splendide.
Au nom du premier ministre et du peuple canadiens, je me permets d’adresser mes pensées et mes prières à Sa Majesté [le roi Bhumibol] et de lui souhaiter de recouvrer complètement la santé afin qu’il puisse reprendre ses importantes activités. Les Canadiens l’admirent, et nous lui souhaitons un prompt rétablissement.
Ma femme est finalement parvenue à se libérer de certains de ses engagements et s’est jointe à moi à l’occasion de cette visite. Nous resterons deux jours ici, avant de nous rendre à Singapour afin d’assister à la réunion des ministres de la Coopération économique Asie-Pacifique [APEC]. Ce matin, j’ai fait remarquer au représentant des questions commerciales que lorsque la Thaïlande examinera son bilan commercial à la fin du mois, elle notera assurément les effets de la visite de ma femme ici, et je m’en réjouis. D’ailleurs, elle a passé une journée fort agréable avec la femme de l’ambassadeur canadien [Ron Hoffmann], avec laquelle elle a visité des lieux patrimoniaux très intéressants et rencontré des gens charmants. Elle veut assurément revenir visiter ce pays.
En fait, la journée a commencé par des réunions et notamment par toute une session consacrée à l’énergie. Vous savez sans doute que le Canada est le septième producteur de pétrole au monde et possède la deuxième réserve mondiale. Nous nous intéressons aussi vivement aux stratégies des énergies de remplacement. Je tiens d’ailleurs à féliciter les autorités locales pour avoir adopté un plan directeur de 15 ans en faveur de l’utilisation des énergies de remplacement, qui devrait passer d’environ 5 p. 100 aujourd’hui à plus de 20 p. 100 d’ici 2022. C’est tout à fait remarquable. Notre secteur de l’énergie — une dizaine de sociétés [d’énergie canadiennes] étaient d’ailleurs présentes ce matin — pourra travailler avec vous et avec des sociétés d’énergie d’ici de façon à partager leurs connaissances. Nous pouvons déjà voir progresser certaines questions, comme les énergies de remplacement et la sécurité énergétique, et pas seulement ici, mais aussi au Canada.
Mais nous allons bien plus loin. J’ai pu rencontrer le ministre du Commerce [Pornthiva Nakasai] et le ministre de l’Énergie [Wannarat Channukul], ainsi que des membres du monde des affaires. Nous pouvons faire beaucoup de choses ensemble, car je crois, d’après ce que j’ai pu voir et entendre, que nous partageons une certaine vision du monde. En cette période de ralentissement économique, en particulier, il importe d’ouvrir la porte aux possibilités afin de résister aux poussées protectionnistes susceptibles de s’installer. J’ai senti une adhésion commune à cette idée aujourd’hui, dans nos discussions.
Je parlais à l’instant au représentant d’un constructeur automobile établi au Canada, une entreprise qui va bientôt ouvrir une toute nouvelle entreprise en Thaïlande. Ici, nous avons Canada Oil, Manulife [Financière] et Banque Scotia. Demain, j’aurai l’honneur de présider l’inauguration des nouveaux bureaux de SNC-Lavalin [à Bangkok], qui se spécialisera dans la consultation en matière d’énergie. Or, presque la totalité des ingénieurs qui y travailleront sont thaïlandais. Il ne s’agit que de l’un des nombreux exemples des grandes choses que nous pouvons faire ensemble.
Aujourd’hui, nous avons rencontré des gens dont les intérêts ne s’arrêtent pas aux affaires. Nous avons d’ailleurs observé certains aspects sociaux et certaines approches de la société civile que nous partageons afin d’être en mesure de travailler ensemble et de stimuler la croissance à l’échelle de toute la communauté asiatique et au-delà.
Tout semble pointer dans la bonne direction. Nous envisageons ces relations d’un œil positif, nous voulons les voir se renforcer et progresser. Nos deux pays peuvent tirer parti des occasions qui se présentent ici. Je tiens d’ailleurs à vous remercier tous du rôle que vous y jouez. La vision ouverte et tournée vers l’avenir que vous avez adoptée pour observer le monde autour de vous montre que nous avons beaucoup de choses en commun. Nous voyons pour nos deux peuples une période de prospérité et de possibilités, ainsi que le maintien du niveau de vie.
J’attends avec intérêt de pouvoir assister aux réunions de demain et espère tout particulièrement avoir la possibilité de revenir ici, pas seulement pour affaires, mais aussi pour profiter des superbes occasions touristiques de la Thaïlande, comme le font 100 000 Canadiens chaque année.
Je vous remercie.