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Le 6 février 2009
Vancouver (Colombie-Britannique)
2009/7

Discours du ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, l’honorable Stockwell Day, devant la Chambre de commerce de Vancouver

Basé sur une transcription

Je vous remercie d'être venus en si grand nombre et merci aussi de votre accueil très chaleureux.

J'aimerais discuter aujourd’huide ce qui se passe aux États-Unis, de cet élan protectionniste qui se manifeste. J'aimerais utiliser cette toile de fond pour vous faire part premièrementdes raisons théoriques pour lesquelles nous faisons ce que nous faisons dans le domaine des échanges commerciaux et ensuite, de ce que nous faisons de façon concrète. Je me ferai un plaisir de répondre à vos questions et d'accueillir vos conseils à la suite de mes remarques.

Je n'ai pas à entrer dans les détails pour vous expliquer du point de vue théorique pourquoi les échanges commerciaux nous tiennent tellement à cœur. Le Canada ne serait pas un pays aussi prospère qu'il l'est aujourd'hui si nous ne pouvions pas commercer et si nous ne pouvions pas le faire en toute liberté. C'est un thème que nous devons aborder et que nous devons rappeler aux différents groupes intéressés, quels qu'ils soient : nous excellons à produire et à fabriquer de la technologie dans pratiquement toutes les sphères de l'activité humaine. Mais au Canada, nous consommons moins que nous ne produisons.

Par conséquent, nous devons pouvoir commercialiser ces compétences et ces produits. Et pour ça, nous devons avoir la possibilité de faire du commerce avec le moins d'entraves possible. C'est pour cette raison que nous avons ressenti beaucoup d'inquiétude lorsque nous avons vu le déroulement du vote [sur le plan de relance économique des États-Unis] à la Chambre des représentants. Vous savez tous comment cela fonctionne. La Chambre des représentants —les congressistes— vote d’abord. Ensuite, le projet de loi est présenté aux membres du Sénat et, s'il est approuvé à ces deux niveaux, on en fait la synthèse. Après ça, le projet devient véritablement une loi du Congrès parce qu'il a été présenté aux deux Chambres.

Puis nous avons vu l'article portant sur l'approvisionnement, et cette somme astronomique de 865 milliards de dollars qui serait disponible. Le Canada allait bénéficier de ça, du point de vue de l’approvisionnement. Mais là, il y avait ces dispositions protectionnistes mises en place... Nous avons donc lancé ce que j'appelle une initiative tous azimuts, à tous les niveaux.

Le premier ministre Harper a été le premier chef d'État au monde à s'élever contre cette proposition. D'autres ont suivi et ont dénoncé publiquement cette mesure trois ou quatre jours plus tard, après son intervention. Nous avons impliqué tout le monde, diplomates, politiciens et gens d'affaires. La réaction de la communauté d’affaires a été exceptionnelle. Auparavant, j'avais discuté de la question avec [M.]Tom D'Aquino [président et chef de la direction du Conseil canadien des chefs d’entreprise] et [l’honorable] Perrin Beatty [président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Canada] et on a utilisé le réseau de contacts de leurs organisations pour communiquer avec les États-Unis.

Comme vous avez pu le constater, de nombreuses entreprises et industries aux États-Unis ont rapidement pris position. Elles ont fait valoir leur point de vue auprès de leurs propres élus : cette mesure serait excellente pour eux à court terme, mais elle risquait de s'avérer mortelle lorsque viendrait le moment de commercialiser leurs produits à l’échelle de la planète.

Bref, nous avons agi avec vigueur et dynamisme. Nous n'avons pas voulu faire preuve d'impolitesse, et je ne crois pas que nous l'ayons fait. Je crois que nous avons maintenu la bonne approche diplomatique, mais nous avons clairement fait savoir que nous nous attendions à ce que les États-Unis respectent leurs engagements commerciaux, que ce soit les engagements pris dans le cadre de l'OMC ou de l’ALENA, quels qu’ils soient. Bien des gens à plusieurs niveaux ont travaillé jour et nuit avant qu’on n’entrevoie finalementune lueur d'espoir.

Le premier indice qui nous a permis de croire que notre message avait porté est venu du représentant du commerce américain [M. Peter Allgeier] que nous avons rencontré la fin de semaine dernière à Davos, en Suisse. Il a vraiment semblé sincère. Lorsqu'on m'a posé la question publiquement sur cette politique des États-Unis, j'ai dit que j’étais dans un état d’esprit d’optimisme prudent. Il [M. Allgeier] semblait sincère.

En fait, il l'était. Le message a porté, car quelques jours après, le leader de la majorité à la Chambre des représentants aux États-Unis a déclaré, « Vous savez quoi? Les préoccupations du Canada étaient justifiées ». Cette déclaration percutante a été suivie d'autres déclarations semblables au sein de l'administration. Finalement, il y a trois jours, le président Obama lui-même a déclaré que les États-Unis devaient résister à un élan protectionniste.

Je veux établir le contexte qui a amené un élu à faire une telle déclaration. Le président l'a faite à la lumière d'un sondage dont il était très conscient. On a demandé aux Américains s'ils appuieraient le plan " Buy America ", la loi et cette politique protectionniste, et 84 % ont répondu oui. Par conséquent, lorsque vous dites à vos électeurs que vous prenez une autre direction, ou vous planifiez une carrière politique brève,ou vous croyez vraiment que la voie du protectionnisme n'est pas la meilleure à long terme.

Évidemment, le président a étudié l'histoire et il sait qu'en 1930, lorsque les États-Unis ont commencé à s'enfoncer dans la récession, la crise a empiré avec l'adoption de la loi Smoot-Hawley sur les tarifs douaniers. C'est alors que les murs protectionnistes ont commencé à s'élever partout dans le monde, ce qui a entraîné toutes les économies dans la récession et conduit à la grande dépression.

Ceci dit, nous sommes quand même reconnaissants au président Obama de ce qu'il a déclaré. Un amendement a donc été apporté à ce projet de loi. Le texte comprend maintenant un amendement qui stipule qu'on ne peut faire obstacle à aucun des accords conclus par les États-Unis, ni les enfreindre en aucune façon. Pas si mal comme cheminement, mais nous ne sommes pas encore tout à fait au bout de nos peines. Nous poursuivons le travail. Nous travaillons, nous surveillons, nous effectuons des suivis et nous faisons valoir notre message.

À tout le moins, nous voulons que l’amendement demeure inchangé. Nous ne voulons pas voir des mouvements révisionnistes au sein du Congrès et du Sénat retirer cette phrase. Nous demeurons préoccupés. Une chose est certaine, s'il y a un bon côté à ce ralentissement économique mondial synchronisé, c'est que pratiquement toute la planète est devenu libre-échangiste.

Nous avons eu une réunion à Davos,avec nos collègues de l'industrie et du commerce d'autres pays membres de l'OMC. Il y avait des gens autour de la table qui seraient normalementprotectionnistes, qui auraient une approche philosophique totalement différente en matière d'économie, mais tous ont dit qu'il ne fallait pas revenir à des activités protectionnistes. Il en est ressorti un engagement renouvelé envers l'achèvement du cycle de Doha, ce qui devrait se produire plus tard cette année. Nous espérons que cela se concrétisera.

Ce ne serait pas le cas si nous ne vivions pas un tel repli économique. Au gouvernement, nous sommes maintenant en mesure de faire des choses que nous n'aurions probablement pas pu faire si tout allait bien. Par exemple, il y a actuellement un effort nouveau aux niveaux fédéral et provincial pour se débarrasser de tout ce qui n’est pas vraiment nécessaire au processus d'application de la réglementation.

C'est une bonne chose, même en ce qui concerne l'environnement et d’autres processus. Si deux niveaux de gouvernement ont chacun un processus presque identique et qui donne les mêmes résultats, pourquoi les appliquer tous les deux? Il est temps d'en éliminer un.

Il y a donc du positif à des moments comme ceux que nous connaissons présentement. Que faisons-nous au Canada pour lutter non seulement contre cette inertie, mais également contre l'effet négatif de ce repli? Je n'ai pas assez de temps dans les vingt minutes qui me sont allouéespour parler de toutes ces choses, mais je vais essayer d’aborder les pointsprincipaux.

Du point de vue théorique, la première chose que nous devons clarifier, est la question de qui parmi nous fait vraiment le travail. Qui fait véritablement bougerl'économie? Et avec tout le respect que j'ai pour le président Obama, beaucoup de ceux qui ont voté pour lui pensaient qu'il entrerait à la Maison Blanche et dirait quelque chose que personne ne savait et qu’ensuite l'économie du monde reprendrait son cours normal.

C'est à ça qu’on s'attendait du président. Ce n'est pas le message qu'il envoyait, mais parfois nous pensons qu'il revient au gouvernement de tout faire.

Lorsque j'étais en cinquième année, on nous disait que le Canada vendait des voitures, que le Canada vendait des chaussures, que le Canada vendait du maïs, que le Canada vendait du bétail et que le Canada vendait des produits du bois. Je me disais quel bon gouvernement nous avons. Nous vendons toutes ces choses. N'est-ce pas formidable?

C'est seulement quand je me suis lancé en affaires — mon épouse et moi exploitions une petite entreprise — que je me suis rendu compte que le gouvernement ne vendait pas ces choses. Savez-vous qui vend ces trucs? Ce sont des gens vaillants, novateurs, optimistes, qui prennent des risques, qui ont l'esprit d'entreprise et qui n'hésitent à faire les sacrifices nécessaires et à travailler dix-huit heures par jour. Ce sont ces gens-là qui vendent ces produits. C'est le travail du gouvernement de s'assurer que la communauté d'affaires ait accès avec le moins d’entraves possible aux marchés qu'elle désire atteindre partout dans le monde.

C'est le message que nous devons rappeler aux gens. Le gouvernement ne vend pas ces trucs. Ce sont des gens qui le font.

Par conséquent, nous sommes très dynamiques en matière d'échanges commerciaux. Nous avons déjà conclu plusieurs ententes de libre-échange. Vous connaissez tous l'entente de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique. Nous avons également des ententes dont vous ne connaissez peut-être pas l’existence, dont par exemple celle avec la Jordanie et une autre avec le Chili. L'automne dernier, j'ai été responsable de la moitié des projets de loi présentés à la Chambre des communes. Si je vous laissais sur ces mots, vous pourriez penser que je suis un type très puissant. En fait, il n'y a eu que deux projets de loi et l'un des deux relevait de moi.

C'était une proposition d’accord de libre-échange avec l’Association européenne de libre-échange [AELE]. C'est un regroupement qui comprend la Norvège, l'Islande, la Suisse et le Liechtenstein. Nos échanges commerciaux [avec l’AELE] totalisent plusieurs milliards de dollars. C'est chose faite. L'entente a été signée. La Chambre des communes en est maintenantsaisie pour en débattre et le ratifier.

La Suisse l'a adopté l'après-midi même où je me suis présenté au bureau de la vice-présidente de ce pays [Mme Doris Leuthard], vendredi dernier. Le gouvernement de la Suisse voit les avantages de l'accord, et son adoption est expéditive. Nous voulons égalementaccélérer les choses. Nous utilisons l'accord avec l’AELEcomme levier pour accéder à un marché beaucoup plus vaste, celui de l'Union européenne, un marché de 27 pays. Le premier ministre Harper a formulé cet objectif de façon très énergique il y a quelques mois.

J’ai rencontré à Pragueil y a quelques semainesle vice premier ministre de la République tchèque [M. Alexandr Vondra] qui préside l'Union européenne pour les six prochains mois. Ces gens-là sont des libre-échangistes très dynamiques. Ils comprennent ce que cela représente. Par conséquent, ils vont faire tout ce qu’ils peuvent pour que notre vœu se réalise et ils vont soumettre à la Commission européenne notre requête pour le lancement de discussions officielles en vue d'un accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada.

La fin de semaine dernière, j'ai rencontré à Davosle président de la Commission européenne [M. José Manuel Barroso] et je lui ai clairement indiqué que nous avions de grandes ambitions. Les provinces le souhaitent et nous poursuivons donc dans le sens de l'annonce que nous espérons du premier ministre Harper. Je ne veux pas trop augmenter la pression ou le niveau des attentes, mais nous espérons qu'il sera en mesure d’annoncer dans quelques mois que nous commençons officiellement à établir les bases d'une entente de libre-échange avec l'Union européenne.

Je ne veux pas créer trop d’attentes, mais je crois qu'on peut y arriver. La Chambre des communes est actuellement saisie d'une entente de libre-échange avec le Pérou. Dans quelques semaines, nous en déposerons une autre avec la Colombie. Nous espérons conclure avant le mois de mailes négociations d'une autre entente avec le Panama. Ce ne sont que quelques exemples.

Si nous agissons de la sorte, c’est parce que nos concurrents — nos alliés et nos concurrents —agissent également de façon très énergique en matière de libre-échange. Vous connaissez tous l'Organisation mondiale du commerce. Nous essayons d'établir des règles de base générales avec 152 autres pays. C'est un processus exceptionnel. Vous pouvez imaginer l’ampleur de la tâche [des négociations] d’ententes de libre-échange avec un si grand nombre de pays. Mais les choses avancent.

Entre-temps, nous ne pouvons pas nous asseoir sur nos lauriers et attendre que le train passe. Ces cyclesde négociations à l'OMCpeuvent durer des années. Nous devons faire preuve de dynamisme parce que c'est exactement ce que font nos concurrents. Les États-Unis sont engagés dans une dizaine d'accords de libre-échange, dont un avec le Chili, et ils en ont d’autres en négociations. Nous aussi nous avons une entente de libre-échange avec le Chili, mais le Chili en a conclu vingt-et-une autres, dont certaines sont déjà en vigueur. Ça fait 55 pays qui se sont entendus avec le Chili pour éliminer les droits de douane. Nous n'avons pas d'ententes semblables avec ces 55 pays. Ainsi, lorsque vous essayerez d’y vendre vos produits, vous pourrez peut-être le faire, mais vous aurez à acquitter des droits de douane que vos concurrents n'ont pas à payer. C'est pourquoi nous devons être dynamiques dans la poursuite d'accords de libre-échange, et c'est exactement ce que nous faisons.

Je suis allé en Inde, il y a quelques semaines, où nous tentons de conclure ce qu’on pourrait appeler une « entente commerciale plus complète ». C'est une façon polie de dire que l'autre partenaire n'est pas encore tout à fait désireux de mettre toutes ses cartes sur la table et de commencer à discuter de libre-échange.

Cependant, j'y ai rencontré le premier ministre [M. Manmohan Singh], le ministre du Commerce et de l’Industrie [M. Kamal Nath] et le ministre de la Science et de la Technologie [M. Kapil Sibal]. Nous avons ouvert de nouveaux bureaux commerciaux à Hyderabad et à Calcutta et nous avons annoncé l'ouverture prochaine de celui d’Ahmedabab, dans l’État du Gujarat, la région qui connaît probablementla plus forte croissance économiqueen Inde.

Nous sommes sur le point de conclure une entente de coopération nucléaire avec ce pays. L'économie indienne progresse de façon incroyable, le travail accompli est remarquable, et il est évident que les besoins en énergie sont élevés. L’Inde ne veut pas produire de pollution, et c'est pourquoi on prévoit construire de 25 à 30 centrales nucléaires productrices d'énergie propre d’ici 20 ans. Le Canada a une excellente réputation dans ce domaine et se doit d’être à la table des négociations. C'est la raison pour laquelle des représentants de l'industrie nucléaire m'accompagnaient. Nous avons rencontré de nouveau le premier ministre, le conseiller en matière de sécurité nationale [M. M. K. Narayanan] et des représentants importants du milieu des affaires. Nous avons fait d'excellents progrès au cours de ces entretiens.

Ainsi donc, là où ne peut pas conclure un plein accord de libre-échange, un accord à part entière, nous le ferons par secteur. C'est ce que nous faisons en Inde. Avec la Chine, nous n’en sommes qu’au stade des discussions préliminaires, alors, je ne dis pas que nous sommes sur le point de conclure une entente de libre-échange avec ce pays. Nous sommes loin de là, mais nous avons entamé d'excellents pourparlers à propos des secteurs potentiels où nous pourrions nous employer à faciliter les échanges.

Je pourrais élaborer à propos d'autres pays avec lesquels nous avons amorcé des discussions, mais je voulais simplement vous donner une idée de ce que nous faisons au chapitre des ententes de libre-échange. Parallèlement à ces accords, nous négocions également des ententes en matière de science et de technologie pour nous ouvrir les portes d'autres pays. Nous en avons signé une avec le Brésil il y a quelques semaines [l’Accord-cadre de coopération Canada-Brésil en matière de science, de technologie et d'innovation],qui met en marche un processus où les deux pays mettent des fonds en commun, en vue de financer des initiatives en science et technologie auxquelles les entreprises des deux pays pourraient participer. Nous avons la même approche pour les accords en matière de recherche et développement

Je ne vous annonce rien en vous disant que partout dans le monde,il devient plus difficile d’obtenir du crédit. C'est la raison pour laquelle nous avons accru les moyens d'action d’Exportation et développement Canada [EDC]. Nous avons augmenté les limites de crédit qu’EDC peut accorder ainsi que celles de l’assurance crédit. Il ne faudrait quand même pas qu'une commande reste en plan dans un conteneurquelque partsur un quai, faute de crédit de l'expéditeur qui ne peut pas payer l’assurance pour cet envoi.

Nous augmentons donc nos lignes de crédit. Un risque de crédit responsable s'applique toujours, mais nous avons élargi la marge de manœuvre à ce chapitre également. Et pour votre gouverne, comme vous l'avez vu dans notre Plan d'action économique complet—qui s’appelait auparavantun budget, mais qui s’appelle maintenant un Plan d'action économique complet, parce que c'est vraiment un effort plus ambitieux qui vise à nous aider à traverser cette période de repli économique —

nous avons mis en œuvre certaines mesures fiscales de réduction des taxes sur la machinerie et l'équipement. Nous l'avons fait de façon unilatérale, en disant aux autres pays : « Voilà ce que nous faisons. Nous réduisons ces taxes. Ça va vous aider pour l’acquisition de nouvelle machinerie et de nouveaux équipementslorsque vous chercherez des moyens d’accroître votre productivité».

D'ici 2012, le Canada devrait devenir le pays du G7 où le milieu des affaires sera le moins taxé. Nous investissons davantage dans la rééducation professionnelle et dans l'éducation. Ce que je suis en train de vous dire, c’est qu’à tous les niveaux possibles, nous tentons d'égaliser les chances et de vous offrir les possibilités compatibles avec nos accords commerciaux, sans qu'on puisse nous accuser de les enfreindre. Ainsi, lorsque vous déciderez quoi faire de votre temps et de votre argent durement acquis, il n'en tiendra qu'à vous de vendre vos produits, vos services ou votre technologie. À tout le moins, vous ne serez pas entravés par des obstacles gouvernementaux. Nous essayons de maintenir égales les règles du jeu. Nous croyons que ça va fonctionner et améliorer les choses.

Voilà donc la vue d'ensemble de notre stratégie globale. Je devrais aussi mentionner la question des ententes en matière de services aériens. En ce moment, nous avons des ententes « ciel ouvert», avec 41 pays et nous en négocions d'autres. Les avantages sont évidents. Ces ententes facilitent les échanges commerciaux entre pays, et les voyages des gens.

Nous accélérons aussi nos services de délivrance de visas.

Par exemple, mon collègue, le ministre de l'Immigration [M. Jason Kenney] était également en Inde lorsque j’y étais. Selon la compagnie pour laquelle ils travaillent, et dans la mesure où ils ont une cote de sécurité [appropriée], il faut seulement 24 heures aux gens d'affaires et aux étudiants pour obtenir un visa. On élimine donc tout ce qui fait obstacle à la rapidité du processus.

[Je reviens au] sujet des accords sur les services aériens. Ces accords permettent d'offrir plus de choix aux consommateurs, d’accroître la compétitivité, de raffiner le service et d’en rehausser le niveau et de rendre le monde meilleur pour tous.

J'aimerais pouvoir dire que c’est nous qui avons conçu toutes ces initiatives. Mais non. Elles viennent en grande partie de vous. La Chambre de commerce de Vancouver est particulièrement dynamique et en tête du peloton lorsqu'il s'agit de nous suggérer des façons d'améliorer les choses. Je désire vous en remercier.

Je veux remercier les gens d'affaires présents ici et ceux de partout au Canada qui sont toujours prêts à prendre des risques, à travailler fort et à innover, qui continuent de croire et d'avoir confiance en ce qu'ils font. Nous aussi nous avons confiance en ce que vous faites.

Je veux terminer mes remarques en rappelant que nous devons continuer à transmettre une autre partie du message.

Les cycles commerciaux connaissent des hauts et des bas. À juste titre, les médias doivent couvrir ce qui se passe dans le monde au chapitre de ce repli financier. J'aimerais cependant faire remarquer à mes amis des médias que c’est bien de rapporter égalementles bonnes nouvelles.

Nous ne disons pas à l'ensemble de la communauté médiatique de ne pas mentionner les trucs négatifs, loin de là. Mais il y a de bonnes choses qui se produisent. Je parlais à un bon ami chez Ernst et Young. Il y a des affaires qui se concluent. Il y a des entreprises qui sont en expansion.

Les gens me demandent pourquoi je ne parle pas de la situation de façon plus positive. En toute honnêteté, dans le présent contexte, si un élu ose suggérer qu'il puisse se passer quelque chose de positif, on le qualifie de personne insouciante, déconnectée de la réalité. Mais c'est un risque que nous prenons.

Du point de vue de l'économie, je tiens à préciser que nous connaissons peut-être l'une des pires périodes depuis bien des années et [qui pourrait s’étendre aux] années à venir. Je comprends cela, mais de bonnes choses arrivent aussi. Les cycles connaissent des hauts et des bas. Ce n'est pas la fin du monde tel qu’on l’a connu jusqu’à maintenant. Nous allons passer à travers cette période de morosité économique.

En raison des projets que nous mettons en place à la suite de vos suggestions, des conseillers financiers partout dans le monde nous disent que le Canada est l'un des pays qui surmonteront la tempête. Nous allons être frappés, nous sommes déjà frappés et nous serons peut-être frappés encore plus gravement, mais nous résistons à la tempête et nous le ferons mieux que la plupart des autres pays.

Merci.

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Date de modification :
2009-09-17