D’après une transcription
Je veux tout d’abord vous remercier d’être là aujourd’hui. On vous a présenté une bonne série de discussions et on me dit que les conférenciers sont excellents, et j’espère donc être à la hauteur.
L’inscription que vous pouvez lire sur la publicité de cette conférence — « 100 ans » — [fait allusion] à la durée d’existence du ministère des affaires étrangères [et du commerce international] ou des affaires extérieures, comme on l’appelait à l’époque. Pour ma part, j’aimerais [vous] dire seulement, puisque c’est le ministère qui a contribué à [l’activité d’aujourd’hui], que lorsqu’on lit les documents historiques [sur le ministère] qui remontent à un siècle, on y relève des notes qui valent le détour.
Parmi celles-ci, on trouve le commentaire de l’une des rares personnes — j’ai bien dit « rares » — qui travaillaient dans ce domaine au gouvernement à cette époque-là. Elle se plaignait que le ministère était logé dans un endroit peu convenable, au-dessus de la boutique d’un barbier dans le Trafalgar Building, à l’angle des rues Bank et Sparks [à Ottawa]. L’auteur de la note grommelait contre cet état de fait, tout comme les cinq commis de bureau et, toujours selon la note, les deux femmes dactylographes. J’ignore pourquoi il avait cru bon de préciser qu’il s’agissait de femmes : je ne sais pas combien il y avait d’hommes dactylographes à cette époque-là. Bref, c’était là la taille du ministère.
Aujourd’hui, le MAECI [Affaires étrangères et Commerce international Canada] a un effectif de 12 976 employés, un budget de plus de 2 milliards de dollars, 964 délégués commerciaux déployés à travers le monde et 150 bureaux commerciaux. On peut dire qu’il y a eu une certaine évolution!
Les deux principaux dossiers qui relevaient des affaires extérieures — les deux questions qui faisaient la manchette à l’époque — concernaient les relations frontalières entre le Canada et les États-Unis ainsi que l’industrie du phoque. Nous avons fait beaucoup de chemin depuis, car nous avons réglé toutes ces questions. Et ce sont des questions qui nous occupent encore aujourd’hui.
J’aimerais faire quelques observations sur la situation financière mondiale et sur les actions que nous menons et ensuite, sur l’importance — ai-je besoin de le souligner? — de certaines choses que nous avons entreprises dans le domaine du commerce et des initiatives commerciales qui ont pour but de nous aider dans ce domaine.
Nous savons — et je n’ai pas à m’étendre sur le sujet — que nous sommes en pleine récession économique mondiale. Personne ne l’ignore aujourd’hui. Je disais justement, à la table ici, que ce qui est intéressant au sujet du commerce international, bien sûr, c’est qu’il faut parler du commerce et qu’il faut le faire à travers le monde, et que, presque partout où je vais — dans n’importe quelle ville ou province, ou n’importe quel État ou pays —, je demande aux gens : « Comment vont les choses ici? » Et on me répond : « Eh bien, oui, les choses ont ralenti un peu, mais pas autant qu’ailleurs. » Ce genre de commentaire, je l’entends partout.
Je ne tiens d’ailleurs pas à visiter des endroits où les gens disent : « C’est le pire endroit de la planète ». Parce que dans ce cas, ça serait vraiment pitoyable. Il ne fait aucun doute que les choses ont ralenti partout. Je ne sais pas si c’est le refus de l’être humain de se laisser emporter par les choses qui amène les gens à dire : « Vous savez, la situation pourrait être pire. » C’est en tout cas ce qu’on m’a répété presque partout. Mais cela aussi est indéniable. Nous sommes bel et bien confrontés à des difficultés financières importantes, sans commune mesure avec celles que nous connaissons depuis des décennies. C’est là un fait bien connu.
Vous êtes au courant que le Canada prend un certain nombre de mesures pour résister à l’orage, et nous affirmons avec confiance — les faits, je pense, justifient cette affirmation — que nous en tirons mieux que la plupart des autres pays. Le Fonds monétaire international [FMI], la Banque mondiale et l’Organisation de coopération et de développement économiques [OCDE] affirment tous que notre système bancaire est le plus stable au monde. Et ça, on le sait : presque partout où je me rends, lorsqu’il est question des banques, les gens me disent : « Nous croyons comprendre que le Canada a le système bancaire le plus stable au monde. » Ce message s’est donc répandu, il a été diffusé par les grands médias.
Ce pour quoi on avait l’habitude de nous critiquer — le fait d’être ennuyeux — est maintenant devenu plutôt intéressant. Nous sommes tellement stables. C’est là une excellente nouvelle, surtout pour les investisseurs.
Mais nous ne pouvons pas nous permettre de nous asseoir pour regarder la caravane passer et au gouvernement, nous ne l’avons pas fait. Vous savez — mais permettez-moi de vous le rappeler brièvement — que du côté de la fiscalité nous avons pris des mesures vigoureuses, tant pour les particuliers que pour les entreprises, et que nous allons continuer de le faire. [Nous] sommes en train de devenir, d’ici à 2011, le pays de l’OCDE qui a les taux d’impôt sur les sociétés les plus faibles. Nous avons adopté des mesures très fermes pour stimuler des industries du secteur privé qui connaissent de graves difficultés en ce moment — en Colombie-Britannique, notamment, mais aussi ailleurs au Canada, bien sûr —, des mesures visant notamment l’industrie de la construction résidentielle, ce qui a des répercussions sur l’industrie forestière, sous forme de déductions d’impôt pour les travaux de rénovation allant jusqu’à 10 000 dollars.
Et le plus extraordinaire, quand on a un bon programme, vous vous en êtes sûrement aperçu, c’est que dans leurs publicités pour leurs produits, les détaillants indiquent également le nom du programme du gouvernement qui encourage les acheteurs. Cela nous permet d’économiser beaucoup d’argent sur la promotion de ces programmes. Mais surtout, cela montre que des incitatifs de ce genre motivent réellement les gens.
Ensuite, du côté des infrastructures, nous avons investi, cette année seulement, 12 milliards de dollars dans des projets qui devaient être éliminés graduellement ou qui devaient être lancés graduellement au cours des deux ou trois prochaines années. Nous accélérons ces [programmes] afin qu’ils soient mis en œuvre le plus rapidement possible de façon à combler le vide qui se produit du côté des emplois lorsque les gens sont mis à pied. Et lorsqu’on se tourne vers la situation du crédit, nous savons que, malgré la grande stabilité du système bancaire canadien, il y a une contraction du crédit et c’est pourquoi nous nous servons vigoureusement — mais non pas de façon imprudente — d’organismes gouvernementaux comme la BDC [Banque de développement du Canada ] et EDC [Exportation et développement Canada] afin de prendre les risques commerciaux nécessaires et de disposer d’un mécanisme de crédit élargi pour que les rouages du commerce puissent continuer de fonctionner.
Et ce n’est pas fini. Le montant total prévu cette année en faveur de l’économie canadienne est de 29 milliards de dollars, si l’on parle uniquement du plan de relance. Nous pensons que cette somme a commencé à donner des résultats et qu’elle continuera de le faire. En tout cas, c’est là le plan en bref. Mais pour le genre de questions dont vous discutez ici aujourd’hui, nous avons l’avantage de pouvoir bénéficier des enseignements de l’histoire, en ce sens que nous savons que si un pays ou un groupe de pays cède à la tendance protectionniste, la situation ne peut que s’empirer.
Le plus curieux — car c’est là une réaction contre-intuitive —, c’est que dans une récession économique, les gens d’affaires songent immédiatement à se tourner vers le gouvernement pour lui dire : « Protégez-moi. Construisez un mur afin que je n’aie pas à affronter mes concurrents. » Mais nous savons très bien, depuis la crise de 1929, ce qui s’est produit lorsqu’on a érigé des barrières commerciales : les économies se sont totalement effondrées. Nous savons que ce n’est pas la voie à suivre.
À l’occasion, il m’arrive de réprimander mes amis américains. Je leur dis : « Vous êtes les champions de l’esprit d’entreprise, de la liberté d’entreprise et de la non-intervention de l’État dans nos vies, ou tout au moins d’une intervention minimale. Mais lorsque les temps sont durs, êtes les premiers à frapper à la porte du gouvernement et à lui demander de vous protéger et de construire des murs autour de vous. » Fort heureusement, le premier ministre Stephen Harper a fait preuve de leadership en étant le premier à s’opposer à cette impulsion lors des réunions du G20 en novembre à Washington.
La déclaration [du G20] a [affirmé] très clairement à tous ces pays : « [Ne vous engagez pas dans la voie] d’une expansion des mesures protectionnistes. » Et c’est encore le premier ministre Harper qui a été le premier dirigeant mondial à énoncer une position très claire lorsque le projet « Buy America » a commencé à faire parler de lui aux États-Unis, accompagné d’un langage protectionniste très préoccupant. Le premier ministre s’est exprimé très nettement et a déclaré que nous nous attendions à ce que les États-Unis honorent leurs obligations commerciales. Heureusement, le président Obama a donné suite à ce message lors de sa visite au Canada en [discutant] et, par la suite, en introduisant dans le projet de loi un amendement qui stipulait que tous les éléments du plan de relance devaient respecter les obligations et les accords commerciaux.
Par conséquent, la pression est constante, et je m’adresse à ceux ici qui appartiennent aux milieux d’affaires : s’il vous plaît, ne vous adressez pas à nous, vos représentants élus, pour nous demander de vous protéger lorsque ce n’est pas nécessaire. Il arrive parfois qu’il soit tout à fait justifié de faire appel aux mécanismes de règlement des différends en cas de dumping ou de pratiques déloyales. Mais ce que nous voyons en ce moment dans le monde entier, en tout cas dans les démocraties, ce sont des entreprises qui se précipitent vers leurs élus pour réclamer une protection.
Bien sûr, nous voulons nous montrer sensibles aux préoccupations de nos électeurs, et il peut arriver que vous obteniez ce que vous demandez, mais si des barrières protectionnistes de ce genre sont mises en place, l’activité commerciale va décliner. C’est pourquoi nous demandons aux gens de penser au long terme. C’est là la raison qui nous a amenés à prendre certaines des mesures que nouas avons prises dans le domaine commercial. En 1947, les leçons apprises à la suite de la crise de 1929 ont mené à la création de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce [GATT]. Les pourparlers et les accords [qui ont suivi] et qui en 1995 ont débouché sur la création de l’Organisation mondiale du commerce, nous ont donné, malgré toutes les difficultés et les imperfections du système, d’excellentes occasions de comprendre pourquoi il importe de ne pas céder au protectionnisme.
C’est pourquoi nous appuyons l’ALENA, cet accord qui nous unit aux États-Unis et au Mexique, et c’est pourquoi, si nous avons un modèle au sein du commerce ou du commerce international, à l’heure actuelle, je rappelle à nos représentants et aux Canadiens que « les accords commerciaux, c’est nous ». Je veux m’assurer que nous comprenons bien, surtout dans une période de récession, que nous ne devons pas céder à la tentation protectionniste. C’est même dans des moments comme celui-ci que nous pouvons reprendre à notre compte la célèbre phrase de [Charles] Dickens : « C’est la meilleure des époques et c’est la pire des époques ». Nous traversons certes une période très difficile sur le plan financier, mais elle nous donne en même temps la possibilité de soutenir que, plus que jamais, nous devons aujourd’hui garder les portes ouvertes aux débouchés qui s’offrent.
C’est pour cette raison qu’à la Chambre des communes, en ce moment même, nous sommes très près de mettre un point final à un accord de libre-échange avec certains pays européens. Il ne s’agit pas d’un accord avec l’Union européenne [UE], mais plutôt avec la Norvège, l’Islande, la Suisse et le Liechtenstein. Nous en sommes à la troisième lecture à la Chambre. L’accord éliminera des droits de douane qui, dans certains cas, s’élèvent jusqu’à 40 p. 100, Cet accord va non seulement nous donner accès à de grandes possibilités d’échanges avec ces pays, mais il va aussi nous servir de tremplin vers le marché européen. Et c’est avec plaisir que j’ai annoncé récemment que nous avions terminé ce qu’on appelle la phase d’exploration avec l’UE et nous nous réjouissons d’avance à l’idée que le premier ministre pourra très bientôt signer le document annonçant le début des négociations officielles devant mener à la signature d’un accord de libre-échange avec l’UE. Nous sommes très enthousiastes à l’idée que 27 autres pays se joindront à la famille du libre-échange.
Bien sûr, tout cela ne va pas se faire du jour au lendemain. La tâche ne sera pas facile, il y aura des obstacles à surmonter, et de plus, parmi ces 27 pays, il y en a qui ont des sentiments mitigés et on y discute avec passion de la question de savoir si l’on veut d’autres accords de libre-échange. Mais l’UE elle-même, en tant qu’instance, reconnaît qu’il faut que des pourparlers aient lieu, et je trouve cela formidable.
J’ai annoncé aujourd’hui — nous avons d’ailleurs eu une conférence de presse à ce sujet ce matin — que nous avions déposé à la Chambre des communes des accords de libre-échange avec la Colombie et le Pérou, de même que les lois de mise en œuvre afférentes. Ces accords nous ouvriront également d’importants débouchés.
Ce qu’il y a d’intéressant à propos de ces accords particuliers, c’est que d’autres pays ont signé des accords de libre-échange avec la Colombie et le Pérou. Ce sont des accords importants pour le Canada, mais en Colombie-Britannique, par exemple, l’ouverture des marchés, la suppression des droits de douane sur les produits de papier, à un moment où notre industrie forestière est durement touchée, rendent ces produits plus concurrentiels. Ces accords de libre-échange offre une excellente possibilité d’éliminer les tarifs douaniers sur les machines que nous exportons vers des économies émergentes comme la Colombie, où l’infrastructure et la croissance des besoins en infrastructure occupent une place importante, les machines qui servent à l’extraction minière, par exemple. On peut en dire autant pour nos produits agricoles.
Il y a cependant un défi que nous devons relever. La Colombie, par exemple, a déjà signé des accords de libre-échange avec certains autres pays. Cela signifie qu’au moment où je vous parle, les producteurs, les entrepreneurs et les travailleurs dans ces pays ont un avantage concurrentiel par rapport au Canada en Colombie et au Pérou parce qu’ils bénéficient déjà de l’élimination des tarifs. Nous voulons nous assurer non seulement que les règles du jeu sont équitables mais aussi que nous n’entrons pas dans un domaine où les règles du jeu sont inéquitables.
[Ce qui peut ] vous intéresser, c’est le fait que nos accords relatifs au travail et à l’environnement avec ces deux pays en particulier, la Colombie et le Pérou, sont les plus vigoureux et les plus rigoureux que nous n’ayons jamais eus dans le cadre de nos accords de libre-échange. L’accord que les pays européens viennent de signer avec la Colombie, par exemple, ne comprend pas les volets sur le travail et l’environnement que nous avons. Ce sont les premiers accords de ce genre dans le monde, des accords d’avant-garde qui vont bénéficier aux deux pays.
La semaine prochaine, je serai en Chine, où nous voulons accroître notre présence commerciale. J’annoncerai l’ouverture de six bureaux commerciaux supplémentaires en Chine. J’y rencontrerai des représentants clés de l’industrie ainsi que les personnalités politiques voulues pour exploiter davantage les débouchés importants qui y existent — pour tirer parti des acquis, mais aussi pour élargir nos activités et même dépasser ce que nous avons déjà mis en place.
En décembre, j’étais en Inde ... ou était-ce en janvier? Tout cela s’estompe, mais nous y avons eu des réunions très importantes. J’ai rencontré le premier ministre Manmohan Singh, le ministre du commerce et de l’industrie [Kamal Nath], le conseiller à la sécurité nationale [M. K. Narayanan] et d’autres ministres et gouverneurs. Des représentants de l’industrie nucléaire canadienne m’accompagnaient. Comme vous le savez, l’économie indienne a affiché une croissance phénoménale. Jusqu’à la récession, l’essor de la classe moyenne en Inde a été une évolution très positive et bien sûr, les besoins énergétiques ont augmenté de manière exponentielle et l’Inde veut passer à l’énergie propre. Elle veut construire entre 25 et 35 réacteurs nucléaires au cours des 12 prochaines années. C’est là un projet colossal qui représente une chance extraordinaire pour le Canada, et nous avons ouvert les portes de l’Inde à notre industrie nucléaire.
En ce qui a trait à l’infrastructure, toutes les économies émergentes ont des besoins énormes, et le Canada, avec ses capacités avancées dans la construction de routes, la construction de ponts et la construction de mille et une chose, y trouvera d’énormes débouchés non seulement pour ses produits, mais aussi pour ses services, depuis les services d’ingénierie jusqu’aux services comptables ou financiers, et j’en passe.
C’est là la voie dans laquelle nous nous sommes engagés, la courbe de tendance que nous suivons. Nous avons également choisi d’avoir une politique claire pour les Amériques et pour veiller à y assurer une présence canadienne. J’ai rencontré cette semaine le vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères et du commerce extérieur de la Jamaïque [Kenneth Baugh], et nous tournons notre attention vers les pays de la CARICOM [Communauté des Caraïbes]. Nous avons maintenant suscité un grand intérêt envers le Canada dans cette région. Je dois rencontrer leurs ministres du commerce afin d’accroître les débouchés et les possibilités de libre-échange avec les Caraïbes.
Le libre-échange ne se résume pas à l’élimination des tarifs douaniers. Il comprend aussi l’harmonisation des règlements et des politiques relatives à la main-d’œuvre et à l’environnement, des accords sur la sciences et la technologie, sur les activités de recherche-développement. Le libre-échange est un programme complet, une boîte à outils — peu importe les termes employés — qui sert à s’assurer qu’à tous les niveaux imaginables, nous élargissons les possibilités.
Nous devons le faire, cela s’impose en ce moment, et nous le faisons. Et nous allons continuer à récolter les bienfaits qui en découlent. Nous avons besoin de votre apport, non seulement de ceux d’entre vous qui appartiennent au corps diplomatique, cela va de soi, mais aussi de deux qui sont issus des milieux d’affaires. Vous devez nous dire dans quels domaines nous devons concentrer nos efforts, ou encore quels types d’arrangements fiscaux vous ouvrent de nouvelles possibilités. Nous devons être entièrement à votre écoute, vous, les gens d’affaires, pour que cela puisse se produire.
Le dernier point que j’aimerais aborder pour conclure, c’est que le Lower Mainland de la Colombie-Britannique est une porte d’entrée, et c’est là un message que nous avons communiqué et que nous allons continuer de communiquer, en particulier à la communauté asiatique. C’est un message qui a d’ailleurs été entendu, car environ 2,8 millions d’EVP [équivalents vingt pieds] ou chargements de conteneurs sont passés en 2008, une année record, au seul port de Vancouver. La pleine capacité est de 3,1 millions d’EVP, de sorte qu’elle avait presque été atteinte avant que ne survienne la récession. Le message circule, c’est clair. Mais nous sommes en train de développer cette capacité.
Comme vous le savez, nous avons pris un engagement de plus de 2 milliards de dollars à l’appui de la pleine intégration des réseaux maritimes, routiers et ferroviaires pour le transport de marchandises. Nous pouvons donc souligner ce message auprès des milieux d’affaires asiatiques lorsqu’ils songent au transport maritime, plus avantageux pour eux. Ils veulent entrer sur le marché nord-américain, [par] le port de Vancouver ou de Prince Rupert, le meilleur port ou le port océanique aux eaux les plus profondes au monde. Ils peuvent y trouver un avantage s’il y a un réseau ferroviaire intégré, par exemple depuis Prince Rupert jusqu’aux principaux marchés, vers Chicago ou Memphis, ce qui correspond à une centaine d’heures à partir du déchargement au port. Les délais d’attente sont généralement de 24 heures au plus, sur les marchés dans les zones intermodales où les marchandises sont déchargées.
La possibilité d’expédier ces marchandises vers ces grands marchés en une centaine d’heures à un coût économique — depuis leur point de départ en Asie jusqu’ici et ensuite jusqu’à leur destination finale — un périple qui dure de quatre à sept jours, c’est là un atout immense que nous avons, et nous continuerons de le promouvoir vigoureusement. Et c’est pourquoi nous avons investi beaucoup d’argent dans les réseaux, et pourquoi vous entendez presque chaque semaine nos annonces au sujet d’un autre réseau routier, d’un autre réseau ferroviaire qui est relié et intégré à ce processus global.
Cela dit, nous n’avons pas un plan maître arrêté dans ses moindres détails. Nous avons encore besoin de votre aide et de votre contribution, et nous en aurons toujours besoin. Mais nous sommes sur la bonne voie avec les plans de relance proposés, les initiatives que nous avons prises du côté du commerce et la promotion des capacités que le Canada et les Canadiens ont à offrir. Nous allons continuer d’accomplir la tâche entreprise, et nous vous remercions d’être des partenaires enthousiastes et de vois joindre à nous dans cet effort.
Je vous remercie.