Affaires étrangères et Commerce international Canada
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Le 1er mai 2009
Vancouver (Colombie-Britannique)
2009/31

D’après une transcription

Discours du  ministre du Commerce international etministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, l’honorable Stockwell Day, devant le Conseil canadien pour les Amériques

Mesdames et Messieurs, le commerce n’est pas un jeu à somme nulle. Lorsqu’il est pratiqué habilement, il apporte la prospérité à toutes les parties concernées. Le Canada doit sa prospérité au fait qu’il est depuis toujours une nation commerçante, et nous espérons que notre exemple encouragera d’autres pays. Je souhaite profiter de l’occasion pour souligner l’excellent travail de nos services diplomatiques et commerciaux partout dans le monde, et la plus-value apportée par nos diplomates, nos missions et notre Service des délégués commerciaux.

Au récent Sommet des Amériques, le premier ministre [Stephen] Harper a donné un aperçu de quelques-unes des mesures très importantes que nous prenons afin de doubler le montant des prêts en capital que nous offrirons, par l’intermédiaire de la Banque interaméricaine de développement, aux pays avec lesquels nous conclurons des accords de libre-échange. Par exemple, au cours des cinq prochaines années, nous prévoyons augmenter notre financement à l’assistance électorale et renforcer nos liens bilatéraux dans le domaine de l’éducation. À cette fin, 1 600 nouvelles bourses d’études seront octroyées à des étudiants d’Amérique latine qui viennent au Canada.

Ce sont là quelques-unes des mesures positives que nous avons adoptées pour promouvoir non seulement nos intérêts, mais également ceux que nous partageons avec l’Amérique latine. Et ces mesures donnent des résultats : l’an dernier, les échanges bilatéraux de marchandises entre le Canada, l’Amérique latine et les Caraïbes se sont élevés à plus de 22 milliards de dollars, et le stock d’investissement direct du Canada dans la région a atteint près de 132 milliards de dollars. Ce sont des chiffres considérables, qui indiquent où se situent nos intérêts.

C’est au Brésil, à Rio de Janeiro et à São Paulo, que j’ai effectué ma première visite à titre de ministre du Commerce international du Canada. Ma deuxième visite officielle a été au Pérou, en novembre dernier, où j’ai accompagné le premier ministre Harper à la conférence sur la Coopération économique Asie-Pacifique. Ensuite, je suis allé au Panama. Comme vous pouvez le constater, j’apprécie l’accueil chaleureux que je reçois en Amérique latine, en plus d’y trouver répit à la rigueur de nos hivers canadiens!

Bien entendu, ces visites nous aident à faire des progrès notables dans plusieurs aspects du commerce. Vous connaissez sûrement notre position : en cette période de ralentissement économique mondial où les problèmes financiers surgissent de toutes parts, il faut tout mettre en œuvre pour accroître les possibilités d’affaires plutôt que de les réduire. Le protectionnisme nous inquiète, et c’est pourquoi nous continuerons à mettre en place des mesures énergiques au chapitre des lois commerciales et des accords de libre-échange.

Je suis heureux de vous annoncer, par exemple, que l’Accord de libre-échange avec les États membres de l’Association européenne de libre-échange, à savoir l’Islande, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein, a finalement reçu la sanction royale et entrera en vigueur en juillet. Cette excitante réalisation, qui ouvrira de nombreuses possibilités, marque l’aboutissement des efforts déployés pendant une dizaine d’années par nombre de gens, dont moi-même. La semaine prochaine, j’accompagnerai le Premier ministre à Prague où il fera une autre annonce importante. Je ne peux pas entrer dans les détails maintenant, mais je peux vous dire qu’elle concerne l’ouverture de négociations de libre-échange avec l’Union européenne.

C’est la nécessité d’ouvrir de nouvelles possibilités qui nous motive. C’est également la raison pour laquelle des accords de libre-échange avec le Pérou et la Colombie figurent au programme législatif de la Chambre des communes. Bien entendu, je souhaite que ces deux accords soient conclus, mais j’aimerais aussi répondre à certaines préoccupations qui ont été exprimées concernant l’accord négocié avec la Colombie. À mon avis, il est important que les opposants à ces accords soient informés des dispositions relatives au travail et à l’environnement qu’ils contiennent. Des articles obligent les parties, à savoir le Canada, la Colombie et le Pérou, à respecter les normes de l’Organisation internationale du Travail sur l’ensemble des questions relatives au travail, de l’âge minimum des travailleurs et du travail des enfants jusqu’à la santé et la sécurité au travail. Autrement dit, on y aborde toutes les questions qui nous importent et qui importent également aux populations de la Colombie et du Pérou.

Par contre, ces dispositions sont absentes de plusieurs accords similaires entre certains pays européens et la Colombie, par exemple. Je suis donc très fier de ce que nous avons convenu avec nos bons amis colombiens. Je crois qu’il faut reconnaître ces progrès et en tirer profit afin de poursuivre le cheminement vers de meilleures conditions de travail, une prospérité accrue et une meilleure gestion de l’environnement. Naturellement, je ne peux pas prévoir avec certitude le temps qu’il faudra pour que le processus démocratique de la Chambre des communes conduise à l’approbation de l’un ou l’autre de ces accords, mais dans l’intervalle, j’encourage tous ceux que la question préoccupe à s’informer de ce que nous faisons.

Outre ce que nous avons accompli en matière de travail et d’environnement, nous sommes aussi heureux de nos réalisations sur le plan des stratégies visant à améliorer la responsabilité sociale des entreprises. Nous avons reçu à ce sujet des commentaires d’organisations non gouvernementales, de représentants de la société civile ainsi que d’entreprises. Je crois que le Canada est le chef de file mondial en ce qui a trait aux pratiques exemplaires dans le secteur de l’extraction minière. Par exemple, nous avons créé un poste de conseiller qui sera chargé des questions de responsabilité sociale des entreprises pour l’ensemble de ce secteur. Il servira de médiateur entre les parties en cas de litige et les aidera à parvenir à une entente. Je crois que dans la très grande majorité des cas, l’industrie canadienne de l’extraction minière offre un très bon exemple de responsabilité sociale, et qu’elle bénéficie à toutes les parties concernées, et je pense que la plupart des entreprises canadiennes de ce secteur sont très fières de cela.

Nous renforçons également nos capacités mondiales en étendant le rayonnement du Service des délégués commerciaux. Le Canada compte maintenant 964 délégués commerciaux répartis dans plus de 150 villes du monde. Nous voulons faire en sorte que notre réseau sur le terrain soit adéquatement outillé pour répondre à vos besoins, à ceux des populations des pays où nous sommes présents et bien entendu, aux besoins des Canadiens qui veulent faire des affaires dans ces régions.

Chers amis, nous vivons une période difficile. Mais au sein d’une économie mondiale qui connaît des problèmes, le système bancaire du Canada est reconnu par des organismes de l’extérieur comme le plus stable du monde. Ce n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat des dispositions, des lois et des restrictions que nous avons appliquées à nos institutions financières. Les institutions prêteuses doivent maintenir une certaine assise financière et faire preuve d’une grande transparence. On disait jadis que le système bancaire canadien était ennuyeux, mais j’estime que nos institutions financières ont fait la preuve que « l’ennui » est de nouveau à la mode. Nous avons aussi conçu un plan d’action échelonné sur les cinq prochaines années pour poursuivre l’allégement du fardeau fiscal des particuliers et des entreprises, ainsi que des amortissements fiscalement autorisés. Je ne suis donc pas étonné que l’Economic Intelligence Unit ait affirmé en janvier que le Canada était le pays dont la situation était la meilleure au début du ralentissement économique et qu’il le sera toujours lorsque l’économie redémarrera.

J’aimerais terminer sur cette pensée, pour vous rappeler que les économies ont connu des ralentissements cycliques tout au long de l’histoire. En 2000, quelques économistes éminents publiaient des livres dans lesquels ils soutenaient que le cycle économique était terminé et que la prospérité était assurée pour toujours. Nous savons maintenant que c’est faux et qu’en fait l’économie connaît des hauts et des bas. L’économie mondiale progressera de nouveau, cela n’a rien de secret. Vous pouvez compter là-dessus. Bien sûr, nous ne savons pas quand cela se produira, mais lorsque le moment viendra, le Canada sera en très bonne position en raison de sa stabilité financière.

Grâce à l’augmentation du crédit que nous rendons disponible par l’intermédiaire d’organismes comme Exportation et développement Canada et à nos efforts dans les Amériques et dans d’autres pays, et parce que d’autres pays ont répondu à notre appel de tempérer les tentations protectionnistes, nous récolterons des bénéfices. C’est en nous ouvrant à de nouvelles possibilités que nous pourrons créer des emplois pour nos citoyens et ranimer leur espoir en un avenir meilleur.

Je vous remercie.

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Date de modification :
2009-09-17