Affaires étrangères et Commerce international Canada
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Le 6 juin 2009
Toronto (Ontario)
2009/36

D’après une transcription

Discours du ministre du Commerce international et ministre de la porte d'entrée de l'Asie-Pacifique, l'honorable Stockwell Day, devant la Chambre de commerce Canada-Inde

Nous sommes ravis, mon épouse et moi, d’être parmi vous. Je sais que d’autres parlementaires sont également présents et que les présentations ont été faites, et je crois que l’honorable Peter Kent [ministre d’État des Affaires étrangères (Amériques)] vient juste d’arriver.

Mesdames et Messieurs, notre récente mission commerciale en Inde a été l’une de mes expériences les plus marquantes. Mon séjour a été étonnant et fascinant. J’ai pu rencontrer, bien entendu, le premier ministre M.[Manmohan] Singh. C’était deux mois environ avant les [dernières] élections. Deux jours après ma visite, je crois, il a été admis à l’hôpital pour des problèmes cardiaques. Je me suis dit, intérieurement, “j’espère que ma visite n’y est pour rien”, mais nous l’avons assuré qu’il serait dans nos pensées et nos prières. Nous nous réjouissons de son rétablissement et bien sûr, du fait que les choses se soient bien déroulées du point de vue politique également. Je n’ai pas à me prononcer sur les élections d’un pays étranger, ni à choisir un côté ou l’autre, mais je me réjouis que l’Inde ait opté pour la continuité. J’ai aussi rencontré le ministre de la Science et de la Technologie [Kapil Sibal], que vous avez pu voir à l’écran il y a un instant, l’ancien ministre du Commerce et de l’Industrie [Kamal Nath] ainsi que le conseiller à la sécurité nationale [M. K. Narayanan].

Je n’ai pas à vous le dire, car vous le savez déjà, qu’il existe entre l’Inde et le Canada des possibilités incroyables. Tant de choses peuvent être accomplies, à tous les niveaux, que ce soit en milieu universitaire ou dans celui des affaires! Et nous nous réjouissons des progrès réalisés. J’ai été ravi d’assister à l’ouverture de deux nouveaux bureaux commerciaux, l’un à Hyderabad et l’autre à Calcutta. J’ai eu la chance de pouvoir m’asseoir avec le ministre Nath, en compagnie des représentants désignés de nos deux pays, pour commencer à préparer un accord de partenariat économique global. Dans ce genre d’accords, il y a de nombreux détails à examiner et cela prend un certain temps, mais je me félicite des progrès réalisés.

Depuis longtemps déjà, des entreprises canadiennes et indiennes font le va-et-vient entre nos deux pays, et nous en voyons actuellement les résultats. En 2008, notre commerce bilatéral de marchandises a augmenté de 22 p. 100 par rapport à l’année précédente, ce qui comprend les chiffres de la fin 2008. Comme moi, vous avez dû entendre dire que nous sommes en quelque sorte en récession économique. Et pourtant, malgré ce ralentissement, nous avons constaté une augmentation. Nous espérons, et nous savons, que cette tendance se poursuivra.

Durant mon séjour en Inde, j’ai découvert, avec grand plaisir, les stations de transport en commun et gares de train les plus fréquentées du monde. On m’a accompagné au centre nerveux de ce réseau de transport, où un système informatisé de pointe extraordinaire surveille chaque rame de métro, chaque train qui traverse New Delhi, cette gigantesque ville. J’ai été ravi d’apprendre que c’est une société canadienne qui l’avait installé et de constater qu’ici au Canada, avec Essar [Steel Algoma], Tata [Industries] ou ICICI [Bank] et d’autres sociétés, tant de liens ont déjà été tissés.

Laissez-moi vous décrire quelques faits saillants de mon séjour. J’ai eu la chance de pouvoir assister, pendant un court moment, à un match de cricket. Bon! Je sais qu’il y a des sceptiques parmi vous, mais figurez-vous que j’ai joué au cricket à l’école secondaire de premier cycle. Ceux qui connaissent le cricket comprendront qu’on peut se laisser prendre par un match. Lorsqu’on joue et qu’on entend le bruit des battes de cricket, et que la balle est projetée de l’extrémité de la batte à près de 100 kilomètres/heure, qu’on ne porte pas de gant et que cette balle remplie de liège vient vers vous à la vitesse d’une fusée, c’est exaltant. J’ai en outre eu la chance de pouvoir regarder jouer certains des meilleurs joueurs du monde.

Mais le cricket n’a pas été mon seul motif d’enthousiasme. La conduite automobile dans l’une des plus grandes métropoles du monde est une expérience incroyable. On m’avait prévenu. Avant de vous parler de cette expérience, je tiens à dire que j’ai du respect et de l’admiration pour ce que le premier ministre [de l’Ontario] a accompli, et pas seulement dans la région du Grand Toronto, mais dans toute la province, en obtenant des fonds d’infrastructure. Certains des projets réalisés sont vraiment extraordinaires. Avez-vous déjà conduit dans la région du Grand Toronto en pleine heure de pointe? Mais en Inde, dans certaines des plus grandes villes — je m’adresse à ceux qui pourraient ne pas avoir vécu cette expérience merveilleuse — il y a des routes à 10 voies qui vont dans une seule direction. Elles sont balisées, je crois, mais ce sont strictement des suggestions. Par ailleurs, l’espace entre les voitures est si étroit que les miroirs latéraux ont été enlevés de la plupart des véhicules. C’est étroit à ce point là.

Mais après quelques jours, j’ai compris qu’en Inde, on avait pensé à tout. Et je peux vous dire franchement, après avoir circulé un après-midi complet dans New Delhi et les environs, que j’y ai vu [moins] d’accidents de la route que j’en vois en conduisant l’après-midi aux alentours de Penticton, en Colombie-Britannique. C’est vrai. En Inde, il y a une méthode, et cela semble marcher, et c’est cette méthode et cette capacité de transporter de l’énergie qui, grâce à la population indienne, constituent le moteur du progrès immense que connaît actuellement ce pays. Un progrès extraordinaire. L’Inde est le pays où l’essor des classes moyennes est le plus rapide. Nous avons une histoire parlementaire commune, une langue commune et un grand nombre de nos citoyens vivent et voyagent dans nos deux pays. Les perspectives qui s’ouvrent à nous sont fantastiques et je me réjouis de voir le travail réalisé actuellement et les projets auxquels nous pouvons nous associer.

À présent, j’aimerais faire une annonce. Vous savez, des représentants du Ministère m’avaient dit : “Non, ces annonces de financement, faites-les à Ottawa. C’est bon pour Ottawa, ce genre d’annonces.” Eh bien, j’ai répondu que j’allais assister à ce merveilleux dîner de gala, que des gens qui font bouger les choses y seront aussi, et que je pensais que nous devrions faire ces annonces. Monsieur le Premier Ministre, vous savez ce qui se passe lorsque des fonctionnaires ont une idée en tête et que vous en avez une autre : il faut parfois jouer un peu au bras de fer. Finalement, j’ai le plaisir de pouvoir vous annoncer quatre projets conjoints entre l’Inde et le Canada. Ils représentent une valeur de 6,7 millions de dollars et apporteront des résultats extraordinaires dans le domaine des sciences de la santé.

Le premier projet — et je vous prie de bien porter attention aux liens entre les établissements canadiens et les établissements indiens concernés — vise le dépistage non invasif de tumeurs à l’aide de la tomographie par émission de positrons et de l’imagerie par résonance magnétique. C’est tout ce dont je me rappelle au sujet de ce premier projet, mais je sais que les partenaires sont AUG Signals et l’Hospital for Sick Children, au Canada, et SoftTeam Solutions (P) Ltd., Chennai, le Christian Medical College and Hospital et le Dr. Kamakshi Memorial Hospital en Inde. Les liens qui ont été établis sont vraiment extraordinaires, n’est-ce pas?

Le deuxième projet qui fait partie de ces initiatives de 6,7 millions de dollars porte sur une technologie de diagnostic et de dépistage des cancers de la tête et du cou à l’aide d’une série de biomarqueurs. Je ne vais pas prétendre que je comprends vraiment de quoi il s’agit, mais je sais que ce projet permettra des avancées concrètes et des découvertes dans ce type particulier de dépistage. Les partenaires sont, du côté canadien,

l’Université York, le Mount Sinai Hospital, XPhase Pharmaceuticals et Fisher Scientific, et du côté indien, le All-India Institute of Medical Sciences,

le Dr. B.R.A. [Institute Rotary Cancer Hospital and Centre for Dental Education and Research] et IMGENEX India.

Le troisième projet est un test diagnostic rentable pour le VIH et d’autres problèmes de santé similaires ou connexes. Les partenaires sont le Centre for Global Health, bioLytical Laboratories et l’Agence ontarienne de protection et de promotion de la santé, au Canada et le St. John’s Research Institute et Kentropy Technologies, en Inde, qui s’associent avec des instituts du même type. Là encore, ces partenariats déboucheront sur des percées et sur des progrès importants dans le traitement de ces maladies.

Le quatrième et dernier projet est un partenariat de recherche qui porte sur les traitements contre la malaria qui sont, d’après nous, très prometteurs. Les partenaires du projet sont le University Health Network et

Therapure Biopharma au Canada et l’International Centre for Genetic Engineering and Biotechnology, le Birla Institute of Technology and Science et Lifecare Innovations en Inde.

Mesdames et Messieurs, je suis heureux de vous annoncer ces projets. Et il ne s’agit que de quelques-uns des partenariats fantastiques que nous continuerons à voir se former dans l’avenir, puisque nous participons ici et en Inde à ce genre de projets qui comptent le plus pour nos citoyens. Dans nos deux pays, nous verrons une croissance continue du niveau de vie, de la productivité, de l’innovation, de la technologie, de tout ce qui améliore la vie. Je remercie chacun d’entre vous ici du rôle déterminant que vous jouez dans tout cela.

Je vous remercie de votre attention.

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Date de modification :
2009-09-17