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Le 27 juillet 2009
Ottawa (Ontario)
2009/44

D’après une transcription

Discours du ministre du Commerce international et ministre de la porte d’entrée de l’Asie-Pacifique, l’honorable Stockwell Day, à l’occasion de la 2e table ronde Canada-Chine-Israël sur le développement trilatéral de la recherche et de la technologie agricoles

Mesdames et Messieurs, j’ai l’honneur de vous entretenir ce soir d’un sujet qui n’est pas important seulement pour le Canada et ses pays partenaires représentés ici, mais pour le monde entier. Nous vivons des moments passionnants, qui donnent lieu à des discussions passionnantes. Je souhaite la bienvenue à nos amis de Chine et d’Israël et à ceux qui, je crois, nous viennent de la Nouvelle-Zélande et de l’Inde et aussi d’autres parties du monde, j’en suis sûr.

Je me sens un peu intimidé lorsque j’entends les représentants de nos deux pays partenaires évoquer leur longue histoire agricole. La Chine et Israël ont certainement une histoire plus longue que celle du Canada, mais nous les dépassons pour ce qui est de la géographie. Et c’est en étudiant cette histoire que nous comprenons l’importance de travailler ensemble. Un des événements de l’histoire « ancienne » du Canada remonte à 1903, date à laquelle Charles Saunders, qui cherchait à sélectionner des variétés de blé capables de survivre à nos magnifiques hivers, a mis au point le blé Marquis. Et puis j’entends le vice-gouverneur Yao Zhongmin parler de pratiques agricoles chinoises vieilles de plus de 4 000 ans…

Il y a quelques semaines à peine, j’étais en Jordanie, où nous avons signé un accord de libre-échange. J’ai été invité à aller au mont Nébo, et je me suis rendu à l’endroit d’où Moïse aurait aperçu la terre promise. Et ça, c’était il y a beaucoup plus de cent ans. Je dois dire à mes amis israéliens que j’ai trouvé le panorama extraordinaire; par beau temps, on peut voir jusqu’à Jérusalem. Mais on peut aussi voir beaucoup de terres arides, ce qui a dû inciter Moïse à se demander : « C’est ça, la promesse? »

Mais la promesse était juste au-delà de l’horizon, difficile à voir si l’horizon était embrumé. Comme la Chine, Israël a découvert de nombreuses techniques agricoles il y a plus de 4 000 ans. Nous avons tous entendu parler des progrès incroyables qui ont transformé une terre pratiquement stérile en sol dont la fertilité dépasse aujourd’hui tout ce qu’on aurait pu imaginer.

La trame commune de ces trois récits est le fait que ces pratiques agricoles ont été développées de façon isolée, alors qu’aujourd’hui, nous contemplons cette extraordinaire entreprise coopérative entre trois grandes nations, trois grands peuples à qui l’on doit des découvertes qui ont mené et continuent de mener à des percées dans le domaine de la production alimentaire, dans les domaines de la science-technologie et de la biotechnologie. Et nous connaissons tous les nombreuses applications de ce genre de découvertes.

En fait, les scientifiques et les inventeurs qui ont façonné l’avenir de l’agriculture ont fait mentir Thomas Malthus, qui prédisait il y a 200 ans que nous ne pourrions pas nous nourrir; mais, bien entendu, nous pouvons voir aujourd’hui qu’il est vraiment possible de nous nourrir en abondance. Mais cela présente des défis, comme nous l’avons vu au cours du dernier siècle. Défis au chapitre de l’environnement, et défis au chapitre des coûts. Ce ne sont pas tous les pays et tous les peuples qui peuvent profiter des découvertes, mais c’est par ce type d’entreprise coopérative que le grand espoir de demain - nourrir le monde de manière durable, saine et écologique - se réalisera. [Les entretiens auxquels nous avons participé à] Yangling au sujet de l’agriculture de l’avenir nous ont persuadés que les discussions, à quelque niveau que ce soit, peuvent littéralement mener à l’amélioration de la santé de la planète.

Nous avons entendu parler de ce que font d’autres pays. Le Canada en fait beaucoup aussi. Je pourrais continuer longtemps sur ce que nous faisons dans le seul domaine de l’agriculture, mais je veux finir mon discours, pour qu’on puisse passer à d’autres sujets. Je me bornerai à mentionner que cette année même, le ministre [de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Gerry] Ritz a annoncé un programme d’aide à l’innovation agricole de 158 millions de dollars. Nous avons investi quelque 2 milliards de dollars dans la mise au point de différents types de carburant à partir de produits agricoles; nous avons produit l’an dernier environ 800 millions de litres de biocarburants, et nous approchons du milliard de litres.

Donc, bien des initiatives s’implantent. Nous avons mis en œuvre un programme de science-technologie de 20 millions de dollars qui suscite une demande énorme. Et je voudrais le voir prendre de l’expansion, parce que si la demande d’accords de coopération scientifique et technique avec les autres pays est forte, la promesse est encore plus grande.

Et quand je songe aux accords scientifiques et techniques que nous avons signés avec la Chine au cours de mon dernier voyage là-bas, il y a à peine deux mois, j’ai peine à croire que tant de grands esprits ont été réunis, tant de gens qui ont consacré toutes leurs années d’apprentissage à ce domaine en particulier. Et les produits qui en sont issus sont fantastiques. J’ai donc l’intention de demander des fonds additionnels pour ce programme.

Entre temps, quand je visite Israël ou la Chine, j’admire la façon dont des gens innovateurs, aux prises avec des problèmes qui paraissent au départ insurmontables, trouvent des solutions qui transforment littéralement la vie de leurs concitoyens. Pour donner un bon exemple de la coopération qui existe en Chine aujourd’hui, je citerai ce qui s’est passé la semaine dernière au forum de la Coopération économique Asie-Pacifique, où 21 économies du Pacifique s’étaient réunies pour discuter, et où j’ai rencontré de nouveau mon collègue chinois, le ministre [du Commerce] Chen Deming, pour trouver des solutions aux problèmes que nos pays rencontrent.

Il en est de même avec Israël. Israël a été l’un des premiers pays avec lesquels nous avons signé un accord de libre-échange dans cette partie du monde. D’autres maintenant demandent des accords semblables, bien entendu, parce qu’ils en voient les avantages. Quand nous considérons les problèmes auxquels Israël a fait face dans ce domaine, et sur lesquels les plus grands esprits du pays se sont penchés, nous sommes impressionnés par les innovations sans nombre qu’ils ont produites, qu’il s’agisse de méthodes d’irrigation inédites, de biotechnologie ou d’applications pour la biomasse.

J’espère donc que cette deuxième série de pourparlers débouchera sur des idées et des accords qui profiteront non seulement à nos trois pays, mais au monde entier.

En terminant, je tiens à féliciter ceux et celles d’entre vous qui ont pris la parole, ceux et celles qui sont résolus à continuer sur la lancée des discussions de Yangling. Vous changez vraiment pour le mieux la face du monde.

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Date de modification :
2009-09-17