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Discours d’ouverture du ministre Van Loan à la Conférence sur l’innovation et la technologie en Afrique

No 2010/5 - Ottawa (Ontario) - Le 4 février 2010

Sous réserve de modifications

Je suis très heureux de me joindre à mes collègues et amis, pour l’ouverture de cette importante conférence.

Un peu plus tard ce printemps, j’espère me rendre dans plusieurs pays africains, qui développent de nouvelles technologies et établissent des orientations commerciales pour le continent.

Je me réjouis à la perspective de rencontrer des gens d’affaires canadiens et des dirigeants africains afin d’étudier de nouvelles occasions de partenariat et de travailler avec vous pour saisir les possibilités exceptionnelles créées par une Afrique nouvelle et dynamique.

En fait, l’Afrique prend actuellement un grand essor. Individuellement et collectivement, les pays africains progressent dans maints domaines, relèvent des défis et écrivent un nouveau chapitre de l’histoire du continent.

Le Canada est fier de faire partie de cette histoire.

Notre relation avec l’Afrique s’exprime sous de nombreuses formes. Nous maintenons de fortes relations politiques… et de solides liens « de personne à personne » créés par les universités, les entreprises, les organismes de la société civile et d’autres groupes. Chaque année, grâce à nos échanges de médecins, de chercheurs et d’étudiants, nous tissons des liens durables avec le continent.

Le Canada se réjouit de participer au changement en Afrique. Nous avons aidé à augmenter la capacité de prêt de la Banque africaine de développement d’une marge potentielle de 2,8 milliards de dollars.

En tant que seul membre du G8 faisant partie à la fois de La Francophonie et du Commonwealth, nous avons joué un rôle unique dans la promotion des réformes et dans les progrès accomplis à l’échelle du continent. Nous avons collaboré étroitement avec les gouvernements qui soutiennent la transparence et la responsabilité, et nous avons favorisé la promotion de nos valeurs communes de liberté, de démocratie et de primauté du droit.

Le Canada a joué un rôle capital dans tous ces domaines et, dans chacun d’entre eux, la libéralisation du commerce a mené au progrès.

C’est pour cette raison que notre gouvernement est déterminé à lever les obstacles au commerce. Nous sommes convaincus que la facilitation de la circulation des personnes, des marchandises et des services conduit à la prospérité économique, à la stabilité et à une meilleure qualité de vie.

À cette fin, le Canada a renforcé ses relations économiques avec l’Afrique. Nos importations de marchandises ont plus que doublé depuis 2000, et nos exportations ont plus que triplé. Nos avions, nos logiciels, nos trains, et nos téléphones intelligents desservent l’Afrique. Et nous sommes le plus grand investisseur étranger dans l’industrie minière du continent.

Je puis vous dire que le Canada fait partie des nombreux pays des quatre coins du monde qui saluent les progrès économiques réalisés par l’Afrique au cours des dernières années.

Les réalisations sont très impressionnantes. Entre 2004 et 2008, le continent a connu une croissance moyenne de 5 p. 100, voire plus, ce qui dépasse la moyenne de celle des économies émergentes. Les budgets des pays africains sont maintenant mieux équilibrés, l’inflation a considérablement ralenti et la dette extérieure a diminué.

Au cœur de cette réussite, des pays comme le Botswana se distinguent et servent d’exemples des effets positifs des efforts déployés au chapitre du libre-échange. Entre 1980 et 2006, au Botswana, le produit intérieur brut par habitant a progressé à un taux annuel moyen composé de 5,4 p. 100.

La haute technologie se répand de plus en plus sur le continent. L’Afrique est le marché des télécommunications mobiles qui connaît la croissance la plus rapide du globe. Les nouvelles technologies de télécommunication sont constamment introduites dans le marché africain, aidant les pays à développer l’infrastructure dont ils ont besoin pour soutenir leur développement économique dans les années qui viennent.

Cette situation a été clairement illustrée lors du récent Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, auquel mon collègue, le ministre [des affaires étrangères, Lawrence] Cannon, a assisté. Le Sommet a montré une Afrique émergente de plus en plus prospère et tournée vers l’avenir.

Notre gouvernement est conscient du potentiel exceptionnel du marché africain. Nous pensons aussi que le Canada est très bien placé pour répondre aux besoins du continent. Une Afrique émergente a besoin de plus d’expertise canadienne, de plus de technologies canadiennes et de plus d’universités canadiennes créant des réseaux du savoir avec leurs partenaires africains.

Au moment où le Canada cherche à diversifier son commerce et ses investissements, l’Afrique représente une destination d’importance croissante. Notre gouvernement encourage les entreprises canadiennes à poursuivre l’exploration des nombreuses possibilités d’investissement en Afrique. Le Canada demeure également résolu à aider nos entreprises à jouer un rôle positif dans les communautés où elles exercent leurs activités.

La récente nomination de Mme Marketa Evans à titre de conseillère en responsabilité sociale des entreprises de l’industrie extractive du Canada en est un bon exemple.

Notre commerce et nos investissements stimulent la croissance et l’innovation au Canada, et créent des possibilités en Afrique, faisant naître une nouvelle génération d’innovateurs et d’entrepreneurs, qui représentent l’avenir de notre économie mondiale.

Les perspectives de développement économique en Afrique sont étroitement liées à l’investissement étranger. Les pays africains peuvent tirer profit de ce potentiel pour créer des emplois et assurer la prospérité pour leur population.

Seulement, pour attirer des entreprises et des investissements internationaux, il faut une bonne gouvernance et un cadre juridique solide. L’Afrique devra apporter des améliorations importantes à ses infrastructures et s’efforcer d’avoir une réglementation équitable, une gouvernance efficace et juste, et un enseignement de qualité. Elle aura aussi à juguler la violence et l’instabilité.

En définitive, la résolution de ces problèmes incombe aux dirigeants africains mais, là encore, le Canada représente un partenaire de choix. Le Canada s’est engagé à collaborer avec l’Union africaine pour améliorer la capacité des forces de maintien de la paix en Afrique.

Nous jouons un rôle important dans les efforts de maintien de la paix au Soudan et dans la région des Grands Lacs. En bref, les mesures que nous prenons visent à créer de nouvelles fondations qui bénéficieront aussi bien au Canada qu’à l’Afrique.

Conclusion

Les événements tels que cette conférence jouent un rôle crucial dans nos efforts mutuels pour soutenir le développement économique de l’Afrique.

En terminant, permettez-moi de remercier nos distingués invités, Canadiens et Africains, d’avoir pris le temps de participer à cette importante conférence.

Je me réjouis de la perspective de travailler avec vous pour renforcer les liens existant entre nous, et pour créer de nouveaux débouchés pour les populations du Canada et de tout le continent africain.

Je vous remercie.

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Date de modification :
2010-02-09