No 2010/47 - Toronto (Ontario) - Le 22 juin 2010
Sous réserve de modifications
Il me fait grand plaisir d’être entouré de tant de jeunes entrepreneurs venus du Canada et du monde entier. J’aimerais en particulier souhaiter la bienvenue au Canada et dans notre belle ville de Toronto à nos nombreux visiteurs.
Par votre participation à cet événement, vous contribuez à éclairer les discussions du Sommet d’affaires du G-20.
Et du fait de vos réussites à titre d’entrepreneurs, vous contribuez à façonner l’avenir de l’économie mondiale.
Vous comprenez mieux que quiconque le rôle important joué par les entreprises dans la création d’emplois et de débouchés pour les populations des collectivités du monde entier.
Le lien est évident. Les économies prospères ont besoin d’entreprises prospères, grandes et petites. Et ce sont les gens comme vous qui sont à l’origine de cette prospérité.
Mais le Canada estime également que le succès de nos entreprises au pays est en lien étroit avec leur succès à l’étranger. C’est une leçon que nous avons tirée de l’histoire.
En raison de sa faible population, le Canada compte depuis longtemps sur la vente à l’étranger de ses ressources, produits manufacturés et biens et services. Nous avons appris que le meilleur moyen de réaliser cela est de pratiquer le libre-échange, de manière à faciliter le plus possible les échanges entre nos entreprises et nos partenaires commerciaux.
Cela suppose que l’on négocie un accès aux marchés, que l’on élimine les obstacles au commerce et qu’on encourage la libre circulation des ressources, des marchandises, des biens et services de part et d’autre de nos frontières.
Le temps a démontré l’efficacité de cette approche. La réussite éclatante du libre-échange nord américain en est un bon exemple. Il a créé des emplois et s’est révélé avantageux non seulement pour le Canada mais aussi pour nos partenaires mexicains et américains.
Inspiré par ce franc succès, le Canada va maintenant de l’avant avec un ambitieux programme de négociations commerciales avec des pays du monde entier.
En font partie nos négociations commerciales les plus importantes depuis celles ayant mené à l’Accord de libre-échange nord-américain, soit les pourparlers en cours avec l’Union européenne en vue de conclure un accord économique et commercial global.
Toutefois, le Canada est loin d’être le seul à ouvrir de nouveaux débouchés aux entreprises. Cela se produit à l’échelle du monde.
Prenez par exemple l’essor d’économies asiatiques comme la Chine et l’Inde, deux économies mues par leur engagement à l’égard du commerce et de l’investissement.
L’Union européenne constitue un autre bon exemple à considérer de voisins qui font tomber les barrières économiques entre eux pour former une plateforme commerciale de plus en plus unie.
Prenez aussi le cas de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est — une puissance économique montante qui repose sur une population de 592 millions d’habitants.
Ces réussites démontrent la force du libre-échange et de l’ouverture du commerce.
De nos jours, plus que jamais, nos pays doivent chercher à accroître le commerce, l’investissement et les partenariats alors qu’ils œuvrent à favoriser une reprise économique durable qui profitera à tous.
Cet attachement au libre-échange et à la coopération économique sera au centre du message que le Canada transmettra au reste du monde durant le Sommet du G-20.
Lors du Sommet, les dirigeants devront rendre compte de leurs engagements pour redresser l’économie mondiale et jeter les bases d’une croissance durable et équilibrée.
Nous travaillerons également à renforcer le système financier mondial et à appuyer la lutte mondiale contre le protectionnisme commercial.
Mais les gouvernements ne peuvent y arriver seuls. Ils doivent compter sur le dynamisme et le leadership du milieu international des affaires.
Vous faites partie de ce milieu, vous qui êtes les entrepreneurs et les visionnaires du monde des affaires de demain. Nous avons besoin de votre soutien et de vos conseils alors que nous allons de l’avant.
Travaillons donc ensemble pour créer la prospérité sur laquelle nous comptons tous. Et mettons en place une économie mondiale solide et prospère qui profitera à tous.
Je vous remercie.