Affaires étrangères et Commerce international Canada
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Discours du ministre Van Loan devant la Chambre de commerce Chili-Canada

Nº 2010/60 - Santiago, Chili - Le 24 août 2010

Sous réserve de modifications

J’apprécie l’occasion qui m’est donnée de m’adresser directement aux hommes et aux femmes qui font progresser le partenariat entre le Canada et le Chili, année après année.

Depuis dix-huit ans, votre organisme est à l’avant-garde des efforts déployés pour promouvoir le commerce, l’investissement et la collaboration commerciale entre nos deux pays.

Vous avez milité avec vigueur en faveur de notre accord de libre-échange qui en est maintenant à sa treizième année de réussite.

Ensemble, nous pouvons contribuer à faire en sorte que les entreprises jouent un rôle positif dans les collectivités de tout le Chili.

Je peux vous assurer que notre gouvernement continuera de miser sur vos conseils et votre soutien, tandis qu’il trouvera de nouvelles façons de créer des débouchés pour les Canadiens et les Chiliens, dans les années à venir.

Permettez-moi d’exprimer le profond soulagement du Canada de savoir que les 33 mineurs prisonniers de la mine de cuivre de San José sont vivants. Nous espérons leur sauvetage prochain.

Connaissant les liens étroits qui unissent le Canada et le Chili, j’ai été très heureux d’apprendre que plusieurs entreprises canadiennes avaient répondu à la demande d’aide du gouvernement du Chili. En collaboration avec les autorités chiliennes, elles ont fourni divers types de soutien, notamment du transport aérien, des équipes de forage, des génératrices et des communications par satellite sur le site.

Cet appui témoigne de l’importance que le Canada — le gouvernement aussi bien que les entreprises — accorde à ses liens d’amitié avec le Chili, dans les temps favorables comme dans les moments difficiles.

J’aimerais souligner un important volet de notre partenariat – son rôle crucial au moment où nos pays travaillent à l’établissement d’une reprise économique durable.

Le chemin de la reprise

À l’instar du Canada, le Chili s’est mieux tiré d’affaire que la plupart des autres pays au cours de la récente crise économique.

Son système bancaire est demeuré solide durant le ralentissement de l’économie mondiale et n’a eu besoin d’aucun renflouement gouvernemental, tout comme celui du Canada.

La solide croissance économique du Chili après le séisme de février atteste elle aussi la vigueur et la résilience de ce pays.

À la suite du séisme, les entreprises canadiennes n’ont pas hésité à se porter au secours du pays pour le reconstruire : en effet, elles ont fourni une aide, du matériel et des services d’une valeur de 11,4 millions de dollars. Et le gouvernement du Canada a versé 2 millions de dollars en aide humanitaire d’urgence au peuple chilien en ces temps difficiles. Voilà qui illustre bien les liens étroits qui nous unissent.

Le tremblement de terre a durement éprouvé le Chili, car il s’est produit au milieu du ralentissement de l’économie mondiale. Toutefois, les efforts que le gouvernement chilien a déployés pour se redresser après le séisme et pour stimuler son économie portent maintenant leurs fruits. Je crois comprendre que l’économie chilienne continuera à croître en 2011; c’est un signe fort encourageant.

Le Canada a lui aussi compris l’importance d’une intervention rapide, ciblée et efficace pour aider à relancer son économie.

En fait, en définissant sa stratégie pour redresser son économie, il a adopté des objectifs correspondant de près à ceux énoncés par les dirigeants du monde pendant le Sommet du G-20, tenu à Toronto en juin.

Au Sommet, les dirigeants ont fixé des objectifs rigoureux en matière de réduction de la dette au cours des années à venir; or, c’est là quelque chose que le Canada et le Chili préconisent tous deux depuis longtemps.

Les dirigeants ont aussi souligné leur volonté de réformer les institutions monétaires internationales. Or, le Chili et le Canada ne sont pas les derniers venus à cet égard, comme le démontre la vigueur de leurs systèmes bancaires et financiers.

Les dirigeants ont convenu qu’il fallait adopter rapidement des mesures de stimulation ciblées ainsi que des mesures de réduction des déficits.

Comme le Chili, le Canada a été un chef de file à cet égard.

Notre plan d’action économique comprenait un certain nombre d’activités pour stimuler la création d’emplois, réduire les impôts, créer des infrastructures et investir dans les compétences et la formation pour assurer la prospérité à long terme.

Dans le Budget de 2010, le gouvernement a présenté un plan à trois volets pour rétablir l’équilibre budgétaire. Ce plan inclut le suivi à la stratégie de désengagement déjà intégrée dans le Plan d’action économique, met un frein à la croissance des dépenses liées aux programmes et révise les coûts administratifs du gouvernement.

En vertu du Plan d’action économique, notre déficit devrait diminuer d’environ 50 p. 100 entre 2009-2010 et 2011-2012, puis essentiellement disparaître d’ici 2014-1015.

Le Fonds monétaire international s’attend à ce que le Canada soit le seul pays du G-7 à retrouver l’équilibre budgétaire d’ici cinq ans.

En outre, nous prenons des mesures pour que le Canada sorte de la crise plus fort et en meilleure forme sur le plan budgétaire qu’à peu près n’importe quel autre pays industrialisé.

Le Canada offre de nombreux avantages :

  • un contexte ouvert et attrayant axé sur la libre entreprise et classé par l’Economist Intelligence Unit comme étant le meilleur où faire des affaires dans le G-7 cette année et au cours des quatre prochaines années;
  • la meilleure position budgétaire des pays du G-7;
  • un faible taux d’impôt sur les sociétés – le Canada est en voie d’offrir le plus faible taux d’imposition des sociétés qui soit dans tout le G-7 en 2012;
  • la croissance économique la plus rapide du G-7 au cours des deux prochaines années, d’après le Fonds monétaire international et l’Organisation de coopération et de développement économiques;
  • le Canada est la première « zone exempte de droits » du G-20 pour ce qui est des importations manufacturières;
  • une main-d’œuvre qualifiée qui affiche le plus haut taux de titulaires d’un diplôme d’études postsecondaires de tous les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques;
  • un contexte dynamique favorable à l’innovation, avec un des programmes d’incitatifs fiscaux les plus avantageux du monde industrialisé au chapitre de la recherche et du développement;
  • une volonté ferme de favoriser la saine gouvernance et la primauté du droit;
  • une excellente qualité de vie.

Par ailleurs, l’engagement pris par le Canada en faveur du libre-échange explique aussi grandement sa réussite économique.

Le libre-échange est sûrement un sujet que le Chili connaît bien. Le Chili ne donne pas seulement accès à l’Amérique latine, mais aussi au monde, grâce à des accords commerciaux conclus avec 57 pays, dont le Canada, les États Unis, le Japon, la Chine et l’Union européenne.

En fait, les pays avec lesquels le Chili a conclu ces accords sont à l’origine de plus de 85 p. 100 du produit intérieur brut mondial. En outre, environ 90 p. 100 des exportations du Chili sont destinées à ces pays; c’est la preuve du pouvoir des accords de libre-échange.

Les Canadiens sont très fiers du fait que l’accord commercial conclu avec le Chili a marqué en quelque sorte un point tournant pour ce pays, car ce fut le premier accord global du genre signé par ce dernier.

Depuis lors, le Canada n’a pas cessé de multiplier les succès.

Inspiré par l’énorme succès qu’il a remporté grâce à l’Accord de libre-échange nord-américain, le Canada poursuit un ambitieux programme en vue de créer toujours plus de débouchés pour ses entreprises dans le monde entier.

Nos nouveaux accords de libre-échange conclus avec le Pérou et avec l’Association européenne de libre-échange sont maintenant en vigueur.

En mai, mon homologue panaméen [le ministre du Commerce et de l’Industrie Roberto Henríquez] et moi avons signé l’Accord de libre-échange Canada-Panama.

En juin, le Parlement a sanctionné l’Accord de libre-échange Canada- Colombie.

En outre, le Canada a présenté un projet de loi visant l’entrée en vigueur d’un accord de libre-échange avec la Jordanie.

Nous négocions maintenant des accords de libre-échange avec le Marché commun des Caraïbes, la République dominicaine, la République de Corée, l’Ukraine et le Groupe des quatre de l’Amérique centrale, soit le Guatemala, le Honduras, le Nicaragua et le Salvador.

Nous avons collaboré de près avec l’Inde afin d’exécuter une étude conjointe qui aboutira à la négociation d’un accord de partenariat économique global.

Par ailleurs, nous venons de conclure le quatrième cycle de négociations avec l’Union européenne qui mènera à la plus importante initiative commerciale du Canada depuis l’Accord de libre-échange nord-américain.

Au milieu de tous ces efforts, nous continuons de percevoir notre partenariat avec le Chili comme une source de débouchés dans les années à venir.

Le partenariat canado-chilien

Depuis l’entrée en vigueur de l’Accord de libre-échange Canada-Chili en 1997, la valeur de nos échanges bilatéraux de biens et de services a triplé pour atteindre 2,4 milliards de dollars l’an dernier.

Au cours de la même période, l’investissement direct canadien au Chili est passé à 8,3 milliards de dollars, ce qui en fait un élément crucial de nos liens commerciaux avec ce pays.

Grâce à nos efforts continus, nous travaillons maintenant à la mise à jour de plusieurs éléments de l’accord, y compris l’ajout d’un nouveau chapitre sur les services financiers.

Toutefois, des relations vraiment évoluées vont au-delà du commerce bilatéral des biens. Elles portent aussi sur la collaboration. Or, sur ce plan aussi, le partenariat entre le Canada et le Chili a connu un vif succès.

Outre le fait que les Canadiens ont investi des milliards ici au Chili, les fournisseurs d’équipement et de services de notre pays font de plus en plus partie intégrante des chaînes d’approvisionnement chiliennes.

Des intrants canadiens entrent dans la fabrication de nombreux produits fabriqués ici, lesquels sont ensuite vendus sur place, dans toute l’Amérique latine et ailleurs dans le monde.

Afin de mettre à profit cette réussite, nos délégués commerciaux travaillant ici à Santiago déploient activement des efforts pour faire correspondre le savoir-faire canadien à la demande chilienne.

Le Canada a beaucoup à offrir dans des domaines tels que l’équipement et les services miniers, l’énergie, l’agriculture et la haute technologie.

Notre collaboration étroite dans le domaine des sciences et de la technologie constitue un autre bon exemple de ce que nous pouvons nous offrir mutuellement.

Des chercheurs et des universitaires des deux pays collaborent déjà dans de nombreux secteurs novateurs, y compris la biotechnologie, la recherche sur le cancer, l’aquaculture et la technologie agroalimentaire.

Les milieux d’affaires canadiens et chiliens mettent aussi la main à la pâte et trouvent des façons de commercialiser les innovations et d’accroître la prospérité et la réussite économique des deux pays.

Dans de nombreux secteurs différents et pour bien des raisons, le Canada perçoit donc le Chili comme un partenaire régional stratégique important maintenant, et pour l’avenir.

Conclusion

Le Canada est déterminé à resserrer ses liens avec le Chili dans les années à venir.

Au fil des ans, nos deux pays sont devenus des partenaires étroitement liés sur les plans politique, social et économique.

Les Canadiens aiment faire des affaires ici. Ils apprécient l’importance qu’accorde le Chili à la transparence et à la prévisibilité de la réglementation.

Le Canada et le Chili sont résolus à ouvrir des marchés et à se tourner vers le monde pour profiter des possibilités économiques.

Ils sont tous deux des portes d’entrée stratégiques pour le commerce, surtout dans la région du Pacifique.

Ils sont très actifs dans leur « voisinage » : ainsi, le Canada accueillera les participants à la réunion de la Banque interaméricaine de développement en 2011, à Calgary, un autre récent exemple de son leadership dans les Amériques. Nous espérons accueillir une importante délégation du secteur privé de toute la région à cette réunion.

Le Canada et le Chili sont tous deux déterminés à aider leurs populations à prospérer et à s’épanouir dans l’économie mondiale.

Je suis ici cette semaine pour trouver de nouvelles façons d’atteindre cet objectif, en puisant dans l’énorme potentiel qui existe au sein de notre partenariat. Travaillons ensemble pour aider nos deux pays dans leur cheminement vers une reprise durable. Traçons pour l’avenir une voie qui guidera tant les Canadiens que les Chiliens vers de nouvelles sources de croissance et de prospérité.

Je vous remercie.

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Date de modification :
2013-05-08