No 2010/71 - Toronto (Ontario) - Le 17 septembre 2010
Sous réserve de modifications
D’une année à l’autre et d’un maillon à l’autre, votre groupe nous a aidés à nouer des relations plus étroites avec nos voisins et nos amis des Amériques. Il y a trois ans, lorsque le premier ministre Stephen Harper a évoqué la détermination de notre gouvernement à resserrer le dialogue avec nos partenaires de l’hémisphère occidental, cela marquait un nouveau chapitre important dans les relations du Canada avec l’Amérique latine et les Caraïbes. Or, dès le départ, nous savions que nous pourrions y parvenir grâce aux efforts de gens comme vous.
Nous sommes fiers de ce que nous avons accompli dans la région, qu’il s’agisse de notre appui au développement et à la sécurité, des secours apportés à nos amis en Haïti et au Chili pour les aider à faire face à des catastrophes naturelles dévastatrices, ou de l’accroissement des échanges commerciaux et des investissements attribuable à la négociation de divers accords de libre-échange et aux réussites commerciales.
En outre, le Canada a souhaité la bienvenue à Haïti, à la Jamaïque et à la Colombie en tant que participants invités à la réunion du G-8 qui s’est déroulée dernièrement dans la région de Muskoka.
Ces réalisations sont le résultat d’un véritable travail d’équipe, un travail dont nous pouvons tous être très fiers.
Je rentre tout juste d’une visite en Amérique centrale et en Amérique du Sud, où j’ai eu maintes fois l’occasion de mesurer les progrès accomplis.
Au Chili, en Argentine, en Colombie et au Costa Rica, j’ai rencontré de nombreux représentants des gouvernements et chefs d’entreprise. J’ai pu constater directement certaines des grandes réalisations entreprises par des sociétés canadiennes dans la région. Cela comprend le soutien incroyable qu’apportent les entreprises canadiennes au Chili alors que ce dernier s’efforce de résoudre la situation à la mine de cuivre San José près de Copiapó. En collaboration avec les autorités chiliennes, ces entreprises offrent un éventail de services de soutien, dont des services de transport aérien, des équipes de forage, des générateurs et des communications par satellite sur place. C’est là un bon exemple de l’importance que le Canada accorde à la région, dans les temps favorables comme dans les moments difficiles.
J’en ai également appris davantage au sujet des efforts que ces pays ont déployés pour renforcer leur économie à la suite de la dernière récession et pour planifier l’avenir. Sur de nombreux fronts, ces pays stimulent activement leur économie, soutiennent la science, la technologie et l’innovation comme jamais auparavant et s’ouvrent au monde, à la recherche de débouchés.
Prenez le « miracle » brésilien, par exemple. C’est sans doute là l’une des économies les plus importantes et les plus remarquables du XXIe siècle. Regardez les efforts déployés par les pays de la Communauté des Caraïbes pour rassembler leurs forces et devenir un important pôle d’attraction collectif pour le commerce et l’investissement à l’échelle internationale. Voyez les efforts que l’Argentine a réalisés ces 10 dernières années pour accroître ses activités commerciales et ses exportations, après la crise financière de 2001, et pour relancer énergiquement son économie à la suite de la dernière récession. Ou observez la Colombie, un pays qui fait un travail remarquable pour venir à bout de ses problèmes - le crime, la corruption et l’instabilité -, tout en mettant en place une économie diversifiée et innovatrice qui attire l’attention du monde entier.
Aussi divers qu’ils soient, ces pays comprennent à quel point il importe de prendre des mesures efficaces pour relancer l’économie. Ils font le nécessaire pour créer un climat accueillant pour les entreprises. Ils nouent des liens avec le monde grâce au libre-échange et à l’investissement.
À lui seul, le Chili a conclu des accords commerciaux avec quelque 57 pays — accords avec des pays qui représentent plus de 85 % du produit intérieur mondial et environ 90 % du commerce extérieur du Chili.
Comme je l’ai expliqué dans le cadre des réunions avec les dirigeants et les hauts représentants au cours de ma visite, le Canada comprend lui aussi l’importance du libre-échange et des partenariats internationaux. En fait, le libre-échange est un ingrédient essentiel de notre recette pour la reprise économique.
Les objectifs fixés par le Canada pour stimuler la reprise correspondent étroitement à ceux établis par les dirigeants internationaux lors du Sommet du G-20 tenu à Toronto, en juin. Lors de ce sommet, les dirigeants ont établi des cibles fermes en matière de réduction de la dette pour les prochaines années. Ils ont souligné leur engagement à l’égard de la réforme des institutions monétaires internationales. Ils se sont également entendus sur la nécessité de mettre en œuvre des mesures de stimulation économique ciblées et rapides, ainsi que des mesures de réduction des déficits.
À tous ces égards, le Canada a pris les devants. Notre plan d’action économique comprend des mesures visant à conserver et à créer des emplois, à réduire les impôts, à bâtir des infrastructures et à investir dans les compétences et la formation afin d’assurer notre prospérité à long terme.
Et nous prenons des mesures de manière à ce que le Canada émerge de ce ralentissement plus fort et en meilleure santé financière que la plupart des autres pays industrialisés.
Dans la deuxième année du Plan d’action économique du Canada, le gouvernement a énoncé un plan en trois points pour rétablir l’équilibre budgétaire, à savoir, poursuivre la stratégie de désengagement du plan et freiner la croissance des dépenses de programmes et des frais de l’État. Grâce à de tels efforts, notre déficit devrait diminuer de près de la moitié entre 2009-2010 et 2011–2012, et être virtuellement éliminé d’ici 2014–2015.
Nos efforts sont en train d’être reconnus. Le Fonds monétaire international s’attend à ce que le Canada soit le seul pays du G-7 à revenir à l’équilibre budgétaire au cours des cinq prochaines années.
Notre attachement au libre-échange est un autre pilier de la réussite économique du Canada. Là encore, nous montrons l’exemple. Ainsi, nous avons éliminé tous les droits de douane sur les importations d’intrants, de machines et d’équipements servant à la fabrication, de sorte que le Canada est la première zone libre de droits de douane pour les fabricants au sein du G-20.
Enhardis par notre grande réussite dans le cadre du libre-échange nord-américain, nous poursuivons notre ambitieux programme et cherchons à ouvrir d’autres portes à nos entreprises partout sur la planète. L’attention du public porte surtout sur nos négociations avec des régions économiques, comme l’Union européenne, ou sur nos discussions préliminaires avec l’Inde. Mais le fait est que nous sommes en train d’établir un record impressionnant de réussites ici mêmedans les Amériques.
Depuis la région des Andes, riche en ressources, jusqu’aux vastes terres agricoles du cône Sud en passant par l’industrie bien établie des services touristiques et financiers des pays des Caraïbes et d’Amérique centrale, la région de l’Amérique latine et des Caraïbes offre vraiment une très grande variété de débouchés aux entreprises canadiennes.
Nos entreprises saisissent ces occasions et nouent des liens commerciaux dans la région depuis des décennies. Aujourd'hui, on trouve des entreprises, des produits, des services, des compétences et des capitaux canadiens partout dans la région.
Des intrants canadiens entrent dans la fabrication de nombreux produits fabriqués ici, lesquels sont ensuite vendus sur place, dans toute l’Amérique latine et partout dans le monde. Cette réalisation remarquable témoigne de l’ampleur de la présence du Canada dans la région.
Nous sommes également l’un des principaux investisseurs en Amérique latine et dans les Caraïbes. Voilà pourquoi, lorsqu’il s’agit de faire des affaires dans ces régions, le Canada est un acteur important.
Notre gouvernement met à profit cette réussite :
Le Panama est un marché important pour le Canada et occupe en outre une place unique dans le système commercial mondial, grâce à son canal. Ce point de passage crucial est à l’heure actuelle en pleine expansion, ce qui représente une excellente occasion, pour les entreprises canadiennes, de créer des emplois et des débouchés.
J’ai hâte de voir les partis, quelle que soit leur orientation, étudier et adopter le projet de loi le plus tôt possible au cours de la prochaine session du Parlement afin de permettre aux Canadiens de profiter de ces bienfaits.
Nous ne nous arrêterons pas là. Nous avons également engagé des négociations de libre-échange avec la Communauté des Caraïbes, la République Dominicaine et le Groupe des quatre de l’Amérique centrale, soit le Guatemala, le Honduras, le Nicaragua et le Salvador.
Nous ne cessons par ailleurs d’étudier des façons d’accroître l’efficacité des accords commerciaux en vigueur. À titre d’exemple, nous collaborons avec le Chili afin de mettre à jour notre accord de libre-échange très fructueux et d’y ajouter notamment un chapitre sur les services financiers, pour ainsi créer plus de débouchés pour le Canada.
Nous déployons des efforts semblables avec le Costa Rica. L’actualisation de notre accord de libre-échange avec ce pays pourrait aboutir à une réduction des droits de douane appliqués aux marchandises et à l’élimination des obstacles au commerce dans un large éventail de secteurs, créant ainsi de nouveaux débouchés pour les industries canadiennes du bâtiment, de la fabrication et de l’agriculture.
Nous espérons également que cette mesure aura pour effet d’élargir l’accès au marché dans des secteurs comme le commerce transfrontalier des services, les services financiers, le commerce électronique, les télécommunications et l’investissement, et aussi d’aider les entreprises canadiennes à avoir accès aux marchés publics.
Les bénéfices des accords de libre-échange sont clairs. Ces accords donnent à nos entrepreneurs et nos producteurs un avantage concurrentiel manifeste. Qu’il s’agisse d’abaisser les droits de douane pour les producteurs et les fabricants ou de promouvoir la coopération en matière d’investissements et d’échanges, les entreprises canadiennes peuvent compter sur notre gouvernement, qui continuera à soutenir leurs efforts sur les marchés mondiaux.
Les entreprises canadiennes peuvent également compter sur l’excellent appui de notre équipe de délégués commerciaux en Amérique latine et dans les Caraïbes. Là-bas, tous les jours, ils s’attachent à établir des contacts axés sur le commerce, l’investissement et l’innovation avec nos partenaires dans la région.
Le Service des délégués commerciaux est l’un des plus performants de notre gouvernement. Il ressort d’une récente étude que les exportateurs recevant une aide de la part de ce service enregistrent des valeurs d’exportation 18 % plus élevées que les exportateurs qui n’en reçoivent pas.
Conscient de ce fait, notre gouvernement s’engage à ouvrir de nouveaux bureaux commerciaux dans les marchés à forte croissance. Par exemple, il étendra nos services au Brésil, où deux nouveaux bureaux seront inaugurés à Recife et à Porto Alegre.
Nous accomplissons également des progrès en ce qui concerne plusieurs accords de coopération dans les domaines des sciences et de la technologie, comme celui que nous avons signé avec le Brésil, et dans les négociations sur les services aériens dans la région.
Nous nous engageons à aider les pays émergents à accéder aux outils de développement et autres outils financiers avec l’aide de la Banque de développement interaméricaine, du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale. En fait, le Canada accueillera la prochaine réunion annuelle de la Banque interaméricaine de développement à Calgary, au mois de mars. Nous travaillons actuellement à l’élaboration d’un programme complet qui intéressera tant les entreprises que les groupes gouvernementaux et non gouvernementaux.
Comme le premier ministre l’a indiqué lorsqu’il a annoncé que Calgary serait la ville hôte de cet événement, la réunion contribuera à « ouvrir de nouvelles portes à tous les Canadiens qui souhaitent faire davantage d’affaires dans les Amériques ». Il s’agit d’une grande occasion d’afficher les pratiques exemplaires et l’expertise du Canada dans de nombreux secteurs clés. J’espère que vous pourrez vous joindre à nous et profiter, bien entendu, de l’hospitalité légendaire de Calgary.
Tout au long de ces efforts, le Canada demeurera un partenaire actif et solide pour tous les pays de la région. De plus, nous continuerons à compter sur le soutien de groupes comme le vôtre pour y parvenir.
L’histoire du Canada, à l’instar de celle de bon nombre de nos partenaires d’Amérique latine et des Caraïbes, est une histoire de coopération et non d’isolement. Les efforts que nous déployons dans les Amériques offrent une solution de rechange solide et sûre aux pensées isolationnistes dans la région. Au fur et à mesure que les pays de la région feront de plus en plus preuve d’ouverture et de coopération dans leurs relations internationales, le Canada sera là, en tant que partenaire, ami et exemple.
Travaillons ensemble pour créer un hémisphère plus fort et plus coopératif, qui profitera aux populations depuis l’Arctique jusqu’à l’Argentine, et depuis la Colombie-Britannique jusqu’aux Caraïbes.
Je vous remercie.