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Discours du ministre Van Loan devant le Conseil d’affaires Canada-Turquie

Nº 2010/83 - Toronto (Ontario) - Le 22 octobre 2010

Sous réserve de modifications

J’aimerais tout d’abord souhaiter la bienvenue au Canada et dans notre belle ville de Toronto au ministre d’État responsable du commerce extérieur de la Turquie, Monsieur Zafer Çaglayan.

Il sera intéressant de connaître son point de vue sur l’avenir des relations commerciales entre nos deux pays.

Les personnes ici présentes jouent un rôle important dans ces relations.

Depuis 2002, le Conseil d’affaires Canada-Turquie défend avec vigueur et dynamisme le renforcement des liens qui unissent nos deux pays, aussi bien en ce qui a trait au commerce et aux investissements qu’aux affaires.

Depuis longtemps, vos membres mettent l’accent sur l’importance de la Turquie pour l’économie mondiale car elle est un membre fondateur de l’Organisation de coopération et de développement économiques [OCDE] et du G-20, représente un marché dynamique de 72 millions de personnes et est une porte d’entrée pour le commerce et l’investissement vers l’Europe et l’Asie.

Les Canadiens admirent depuis longtemps la Turquie pour les nombreux efforts qu’elle déploie en vue de favoriser la paix et la stabilité dans la région.

Nous sommes de proches alliés en Afghanistan et au sein de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord.

Le Canada se réjouit également des nombreuses réformes économiques entreprises par la Turquie ces dernières années, qui montrent à quel point  l’ouverture des économies aux échanges et aux investissements mondiaux peuvent s’avérer fructueux.

La stabilité financière que la Turquie a su conserver tout au long de la dernière récession a également attiré l’attention.

À l’instar du Canada, aucune banque turque n’a été acculée à la faillite, et aucune opération de sauvetage n’a été nécessaire.

Il y a déjà longtemps que le monde entier, et le Canada aussi, ont remarqué cette stabilité.

Le commerce entre le Canada et la Turquie

Depuis des années, les entreprises canadiennes sont à la recherche de débouchés en Turquie.

Aujourd’hui, à la grandeur de ce pays, nombre de sociétés canadiennes soumissionnent de vastes projets dans les infrastructures, l’exploitation minière et la production d’énergie.

Ce genre d’activités génère d’excellents résultats commerciaux.

Nos exportations de marchandises vers la Turquie ont augmenté de 1,2 milliard de dollars en 2008. C’est là une excellente performance qui aide à maintenir la vigueur de nos économies.

De plus, avec environ 632 millions de dollars en achat de marchandises turques l’an passé, le Canada demeure un client important.

Aussi notre gouvernement a-t-il entrepris des démarches pour renforcer cette collaboration, par exemple en négociant des ententes sur le transport aérien et sur la double imposition.

Il nous paraît évident que le renforcement de notre partenariat est la voie à suivre.

Renforcer notre partenariat

Prenons pour exemple nos délégués commerciaux en Turquie : ceux-ci s’efforcent de créer plus de liens entre l’expertise canadienne et la demande turque.

L’an dernier, notre ambassade, en collaboration avec votre organisme, a organisé une mission commerciale canadienne en Turquie.

Celle-ci a connu un franc succès, car un grand nombre d’entreprises canadiennes s’y sont jointes pour mettre en évidence ce que le Canada a à offrir à ses partenaires turcs.

Je tiens à poursuivre sur cette lancée.

C’est pourquoi je suis très heureux de vous annoncer aujourd’hui que je vais diriger une mission commerciale composée d’entreprises canadiennes, qui m’accompagneront en Turquie en décembre de cette année.

J’espère que vous serez nombreux à y participer.

À vrai dire, le Canada a beaucoup à offrir à ses partenaires turcs, et ce, dans plusieurs secteurs clés.

L’énergie en est un bon exemple.

Au fil des années, le Canada a développé une expertise considérable dans toutes les formes d’énergie, allant du pétrole et du gaz au nucléaire, en passant par les technologies vertes.

Le Canada accueille également un grand nombre d’entreprises de haute technologie de calibre mondial, y compris Research in Motion, fabricant du BlackBerry.

Du transport à l’exploitation minière, en passant par le tourisme et l’infrastructure, le Canada a en effet beaucoup à offrir.

Exportation et développement Canada [EDC] considère la Turquie comme un marché stratégique offrant de multiples possibilités aux sociétés canadiennes, et Affaires étrangères et Commerce international Canada entend bien leur prêter main forte.

Nous profitons également de toutes les occasions qui nous sont données pour expliquer à nos partenaires turcs les nombreux avantages que le Canada peut présenter en tant que destination d’affaires.

En voici quelques-uns :

  • un environnement ouvert et attrayant fondé sur la libre-entreprise, qui vaut au Canada d’être classé par l’Economist Intelligence Unit comme le milieu le plus propice aux affaires au sein du G-7 cette année et au cours des quatre prochaines années;
  • la situation budgétaire la plus solide du G-7;
  • le taux d'imposition sur l'investissement des sociétés le plus bas des pays du G-7;
  • l’un des plus forts taux de croissance économique en 2010 et 2011, selon les prévisions du Fonds monétaire international;
  • le fait que nous soyons la première zone franche au sein du G-20 pour les importations du secteur manufacturier;
  • une main-d'œuvre qualifiée qui compte la proportion la plus élevée de diplômés postsecondaires parmi les pays membres de l’OCDE;
  • une qualité de vie exceptionnelle;
  • un milieu dynamique pour l'innovation, qui offre les incitatifs fiscaux les plus généreux de tous les pays développés pour la recherche et le développement;
  • un engagement ferme à l’égard d’une saine gouvernance et de la primauté du droit.

Mais sans doute le plus grand potentiel qui existe dans le développement des relations commerciales entre le Canada et la Turquie réside-t-il dans la possibilité de négocier un accord de libre-échange.

Un dossier solide en faveur du libre-échange

Il y a longtemps que les entreprises des deux pays réclament le renforcement des liens commerciaux grâce au libre-échange.

Vous savez probablement que notre gouvernement a mis en place un programme ambitieux de négociations commerciales.

Au cours des quatre dernières années, nous avons négocié de nouveaux accords commerciaux avec huit pays, et nous sommes en pourparlers en ce moment avec près de 50 autres pays.

C’est ainsi que nous avons entrepris de négocier un accord économique et commercial global avec l’Union européenne, la plus importante initiative commerciale prise par le Canada depuis l’Accord de libre-échange nord-américain.

De même, nous voyons notre partenariat avec la Turquie comme une excellente façon de créer des emplois et de favoriser la prospérité grâce à un accroissement du commerce et des investissements entre nos deux pays.

Nous croyons qu’un ambitieux accord de libre-échange avec la Turquie, qui porterait notamment sur l’accès aux marchés des produits, des services, de l’investissement et des marchés publics, serait un gain important pour nos pays, tout particulièrement alors qu’ils se dirigent tous deux vers une reprise économique durable.

Pour cette raison, nous avons tenu, au début du mois, des pourparlers exploratoires à Ankara.

Mais les négociateurs ne peuvent y arriver seuls.

Le Canada a donc lancé une consultation publique pour obtenir l’opinion des Canadiens et des milieux d’affaires sur cette question.

Je vous invite à nous faire part de votre point de vue par le biais de la section consultations de notre page Web consacrée aux Négociations et accords commerciaux.

Le concours actif des gens d’affaires de nos deux pays est essentiel.

Et c’est là que vous entrez en scène.

Conclusion

Nous comptons sur vous pour appuyer ce processus de négociations et présenter des arguments en sa faveur dans vos relations avec d’autres entreprises et avec les divers paliers de gouvernement.

Au fil des ans, nos deux pays ont développé un partenariat vigoureux et aux multiples facettes dans un grand nombre de secteurs.

Il est temps de passer à l’étape suivante.

Ensemble, nous pouvons, à partir de nos réussites antérieures, créer de nouveaux débouchés et de nouveaux emplois, aussi bien pour les citoyens du Canada que pour ceux de la Turquie.

Je vous remercie.

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Date de modification :
2013-05-09