Affaires étrangères et Commerce international Canada
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Discours du ministre Van Loan devant la Chambre de commerce canado-australienne

Nº 2010/88 - Montréal (Québec) - Le 1er novembre 2010

Sous réserve de modifications

Je comprends qu’il s’agit d’un événement inaugural pour la section de Montréal de la Chambre de commerce canado-australienne, et c’est donc un honneur pour moi que d’être ici parmi vous.

Comme moi, vous comprenez tous l’importance de chercher des occasions d’affaires hors de nos frontières.

Le commerce est synonyme de prospérité et d’emplois – y compris ici, au Québec.

Pendant cette période de redressement économique au Canada et au Québec, nous devons aider les entreprises telles que celles que vous représentez à percer davantage de marchés internationaux.

Il s’agit là d’un élément important de la stratégie de redressement économique du gouvernement.

L’économie canadienne est sur la bonne voie

Nous sommes sortis de la récession mondiale en excellente position.

Au cours de la deuxième année du Plan d'action économique de notre gouvernement, des mesures ont été prises pour maintenir et créer des emplois, réduire les impôts, construire des infrastructures et investir dans la formation et les compétences en vue d'assurer la prospérité à long terme.

Et nous sommes sur la bonne voie.

En fait, le Canada a récupéré presque toute la production perdue au cours de la récession.

Le Fonds monétaire international s’attend à ce que le Canada connaisse la croissance la plus forte des pays du G-7 au cours de 2010 et 2011.

La plupart des économistes du secteur privé prévoient que la croissance moyenne du produit intérieur brut réel sera de 1,8 p. 100 au cours du premier trimestre de 2010, et d’environ 2,5 p. 100 au cours des trois trimestres suivants.

Bien que le redressement soit encore fragile, nous sommes fiers de nos réalisations à ce jour.

Pour maintenir cet élan, notre gouvernement s’engage à rester centré sur les emplois et la croissance.

Le libre-échange fait partie intégrante de notre stratégie.

Notre gouvernement est tout à fait conscient du fait qu’un programme ambitieux de libre-échange est essentiel au redressement économique car il ouvre des marchés et des occasions d’affaires pour les entreprises et les travailleurs canadiens.

Comme l’Australie, nous sommes attachés à conclure, de façon à la fois équilibrée et ambitieuse, le cycle de Doha de l’Organisation mondiale du commerce.

Cependant, nous sommes également attachés à un ambitieux programme de négociations en matière de libre-échange.

C’est la raison pour laquelle, ces quatre dernières années, nous avons négocié de nouveaux accords commerciaux avec huit pays, et des négociations sont en cours avec une cinquantaine d’autres.

Ces négociations comprennent un accord commercial global avec l’Union européenne.

Les négociations commerciales avec l’Union européenne jouissent d’un soutien précieux et d’un vif intérêt de la part du secteur économique du Québec.

Les provinces et territoires canadiens ont activement participé aux négociations portant sur des domaines relevant, en tout ou en partie, de leur compétence.

Nous apprécions leurs efforts et leur soutien.

Nous venons juste de conclure la cinquième ronde de négociations à Ottawa, et nous sommes en bonne voie de conclure les pourparlers d’ici la fin de l’année prochaine.

Nous comptons également garder dans notre ligne de mire les occasions d’affaires qui peuvent se présenter avec nos partenaires de l’Asie-Pacifique.

Ces partenaires incluent l’Australie.

Commerce Canada-Australie

Notre partenariat présente plusieurs facettes. Nous sommes tous deux membres du Commonwealth; nos valeurs et systèmes parlementaires ont donc plusieurs similarités. Notre partenariat est également ancré dans nos efforts communs en Afghanistan, notre engagement au sein des Nations Unies et de l’Organisation mondiale du commerce, et notre collaboration dans le cadre de la Coopération économique Asie-Pacifique. De plus, des centaines de milliers de touristes visitent chaque année nos pays respectifs.

Nos liens commerciaux font également partie intégrante de nos relations.

Et ils ne datent pas d’hier, mais remontent plutôt au jour où le Canada a envoyé son premier délégué commercial, M. John Short Larke, à Sydney, il y a de cela 116 ans.

L’année dernière, nos échanges de marchandises se sont chiffrés à 3,4 milliards de dollars, et la valeur du stock de nos investissements directs bilatéraux a atteint près de 17,6 milliards de dollars.

C’est une excellente performance malgré le ralentissement de l’économie mondiale.

Cela fait de l'Australie le cinquième marché d'exportation de marchandises du Canada en importance, à l’extérieur de l'Amérique du Nord et de l'Europe occidentale. L’Australie est, en outre, la destination de choix des investissements directs canadiens dans la région Asie-Pacifique. Enfin, elle représente notre troisième source d’investissement dans cette région.

Le penchant des entreprises canadiennes pour le marché australien s’explique de plusieurs manières.

À l’instar du Canada, l’Australie s’en est mieux tirée que la plupart des autres pays au cours de la récente période de ralentissement économique.

Grâce à leurs institutions financières solides, bien capitalisées et bien réglementées, et à leur détermination à prendre des mesures ciblées et opportunes pour stimuler leur économie, les deux pays ont surmonté la crise et s’en sont bien sortis.

Les entreprises canadiennes se tournent depuis longtemps vers l'Australie comme partenaire stratégique pour accéder à des marchés comme la Chine, le Japon et le groupe des nations de l’Asie du Sud-Est.

Le Canada et l’Australie sont des portes d’entrée géographiques et économiques vers l’Amérique du Nord et l’Asie, respectivement.

Le grand succès remporté par le programme de libre-échange australien a renforcé le caractère concurrentiel du pays, notamment l’accord conclu avec le groupe des nations de l’Asie du Sud-Est, et les négociations qui se poursuivent actuellement avec la Chine, le Japon, la République de Corée et bien d’autres pays.

Les Canadiens sont par conséquent très motivés à l’idée de travailler davantage avec l’Australie.

Le Canada offre de nombreux avantages compétitifs comme destination de l’investissement :

  • un environnement ouvert et attrayant fondé sur la libre-entreprise, qui vaut au Canada d’être classé par l’Economist Intelligence Unit comme le meilleur endroit au sein du G-7 où faire des affaires cette année et au cours des quatre prochaines années;
  • pour la troisième année consécutive, le système bancaire le plus sûr au monde, selon le Forum économique mondial;
  • la situation financière la plus solide du G-7, et le premier pays du G-7 à prévoir un rétablissement de l’équilibre budgétaire à moyen terme;
  • le taux d'imposition sur les nouveaux investissements d’affaires le plus bas des pays du G-7;
  • la croissance économique moyenne la plus rapide du G-7 au cours de la période de 2010-2011, selon le Fonds monétaire international, et le premier pays à retrouver ses niveaux de PIB d’avant-crise;
  • la première zone exempte de droits du G-20 pour ce qui est des importations du secteur manufacturier;
  • une main-d'œuvre qualifiée, qui compte la proportion la plus élevée de diplômés postsecondaires parmi les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques;
  • une qualité de vie exceptionnelle;
  • un milieu dynamique pour l'innovation, qui offre les incitatifs fiscaux les plus généreux de tous les pays développés pour la recherche et le développement;
  • un engagement ferme à l’égard d’une saine gouvernance et de la primauté du droit.

Et nous saisissons toutes les occasions qui s'offrent à nous de parler à nos partenaires australiens de l'Initiative de la Porte et du Corridor de l'Asie-Pacifique.

Œuvrant de concert avec tous les paliers de gouvernement et le secteur privé, nous procédons à une croissance considérable de notre infrastructure de transport sur la côte Ouest du Canada, et ce, afin de stimuler le commerce avec les économies asiatiques comme la Chine, la Corée du Sud, le Japon et, assurément, l’Australie.

La côte Ouest du Canada fait de notre pays le réseau de transport de choix entre l’Asie et l’Amérique du Nord.

Alors, que faire à présent?

Franchir une nouvelle étape

Bien que notre partenariat commercial soit déjà fort diversifié, il est encore largement possible, à notre avis, de renforcer davantage nos échanges dans certains secteurs tels que la haute technologie, les sciences de la vie et les services environnementaux.

Au fil des années, le Canada a fait la preuve de fortes capacités dans tous ces secteurs, lesquels occupent tous une place importante dans l’économie australienne.

De même, l’industrie de la défense du Canada a beaucoup à offrir à ses partenaires australiens, dans la foulée du Livre blanc de la défense 2009, qui en appelle à une expansion vigoureuse de l’infrastructure et des équipements liés à la défense nationale de l’Australie.

L’ambitieux programme canadien en matière de libre-échange dans la région Asie-Pacifique comprend également des négociations avec la République de Corée, un renforcement de nos relations commerciales et économiques avec le Japon et notre entente-cadre sur le commerce et l’investissement avec le groupe des nations de l’Asie du Sud Est.

Nous sommes également en pourparlers pour conclure des accords sur la promotion et la protection des investissements étrangers avec la Chine, l’Inde, l’Indonésie, le Vietnam et la Mongolie.

Notre gouvernement croit qu'en ces temps de difficultés économiques il faut encourager le libre-échange et les investissements, et non le protectionnisme.

C’est le cas pour nos relations avec la région de l’Asie-Pacifique.

C’est le cas aussi pour nos relations avec nos partenaires en Australie.

Conclusion

Toutefois, les gouvernements ne peuvent pas créer ces possibilités tout seuls.

Nous avons besoin de la vision, des efforts et de l’énergie de nos milieux d’affaires.

Nous comptons donc sur le soutien continu que vous apporterez au gouvernement afin d’ouvrir de nouveaux marchés pour les entreprises canadiennes et de nouveaux débouchés pour les travailleurs canadiens.

Ensemble, nous pouvons faire avancer nos économies sur la voie d’un redressement durable et concrétiser les possibilités dont rêvent nos citoyens.

Je vous remercie.

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Date de modification :
2013-05-09