Nº 2010/92 - Yokohama, Japon - Le 11 novembre 2010
Sous réserve de modifications
Je suis reconnaissant de cette occasion de dire quelques mots sur la détermination du Canada à aider ses entreprises, petites, moyennes et grandes, à réussir sur les marchés mondiaux.
J’aimerais souligner les efforts déployés par la Chambre de commerce et d’industrie du Japon et la féliciter de cet événement d’envergure.
Les petites et moyennes entreprises sont l’épine dorsale de l’économie mondiale.
Elles sont sans aucun doute essentielles à l’économie canadienne.
On retrouve au Canada près de 2,4 millions de petites et moyennes entreprises.
Leurs efforts sont particulièrement importants étant donné que le Canada est une nation commerçante très dépendante des débouchés hors frontières.
Ces entreprises représentent près de 36 p. 100 de la valeur de nos exportations; on comprend aisément pourquoi le gouvernement est résolu à contribuer à leur réussite sur les marchés mondiaux.
Lorsque nos entreprises ont du succès, il en est de même des Canadiens.
C’est pourquoi nous nous efforçons d’établir des conditions économiques favorables à la prospérité de nos entreprises.
Le Canada est sorti de la récession mondiale en excellente position.
Nous avons pris des mesures pour préserver et créer des emplois, réduire les impôts, construire des infrastructures et investir dans la formation et les compétences en vue d’assurer la prospérité à long terme.
Bien que la reprise demeure fragile, nous sommes fiers de nos réalisations à ce jour.
Le Canada a récupéré presque toute la production perdue au cours de la récession.
Le Fonds monétaire international s’attend à ce que le Canada connaisse la croissance moyenne la plus solide des pays du G-7 au cours de 2010 et de 2011.
Autrement dit, nous avons mis en place des conditions économiques favorables au développement de notre économie et à la prospérité de nos entreprises.
Et cela comprend un ambitieux programme de libre-échange.
Les Canadiens comprennent depuis longtemps le lien crucial qui existe entre le succès de notre économie à l’échelle nationale et la capacité de nos entreprises à réussir à l’échelle internationale.
Notre succès certain à titre de partenaire dans le cadre de l’Accord de libre-échange nord-américain en est un excellent exemple.
L’Accord a créé des emplois et de la prospérité pour des millions de Canadiens.
Depuis le début de la récession mondiale, l’approche du Canada a consisté à promouvoir le libre-échange et l’ouverture des marchés et à lutter contre le protectionnisme.
Nous avons prêché par l’exemple.
Au cours des quatre dernières années, nous avons conclu de nouveaux accords commerciaux avec huit pays, et des négociations sont en cours avec près de 50 autres.
Nos négociations commerciales avec l’Union européenne constituent notre initiative la plus ambitieuse en matière de libre-échange depuis la conclusion de l’Accord de libre-échange nord-américain.
L’Asie-Pacifique est également une région importante pour le Canada.
Par exemple, nous étudions actuellement la possibilité de conclure un accord de partenariat économique avec le Japon.
Une étude conjointe Canada-Japon réalisée en 2007 a montré que l'élimination des tarifs douaniers procurerait au Japon des retombées économiques évaluées à près de 6,2 milliards de dollars américains et qu'elle accroîtrait ses exportations de 2,4 milliards de dollars américains.
Ces chiffres illustrent bien la façon dont nous pouvons créer des débouchés pour les entreprises, les innovateurs et les investisseurs canadiens et japonais à partir d’une relation commerciale mature et sophistiquée.
Nous appuyons fermement l'intégration économique de cette région et travaillons à la mise en place d'une zone de libre-échange de l'Asie-Pacifique comme objectif à long terme.
Le Canada met également en œuvre d’autres initiatives dans la région. Parmi elles figurent les négociations de libre-échange avec la République de Corée et l’entente-cadre sur le commerce et l’investissement avec l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est.
En outre, le Canada s'est engagé dans des négociations en vue de conclure des accords sur la promotion et la protection des investissements étrangers avec des partenaires de la région, dont la Chine, l'Inde, l'Indonésie et le Vietnam.
Toutes ces initiatives s’ajoutent aux efforts que nous déployons pour parvenir à une conclusion ambitieuse et équilibrée des négociations du cycle de Doha.
Dans le cadre de tous ces efforts, le gouvernement prend des mesures pour aider les entreprises canadiennes à réussir sur les marchés mondiaux, dans la région de l’Asie-Pacifique et au-delà.
Nous appuyons également nos entreprises grâce au Service des délégués commerciaux.
Un personnel qualifié dans toutes les régions stratégiques du globe est essentiel à l’élargissement des marchés disponibles aux entreprises et investisseurs canadiens.
Partout au Canada, dans la région de l’Asie-Pacifique et dans plus de 150 pays dans le monde, nos délégués commerciaux appuient des milliers d’entreprises canadiennes.
Depuis 2006, le gouvernement a ouvert six nouveaux bureaux commerciaux en Chine et trois en Inde.
Les délégués commerciaux du Canada aident au jumelage de l’expertise et des produits canadiens à la demande croissante dans la région de l’Asie-Pacifique, notamment pour les produits alimentaires, les métaux, l'énergie, les services d'ingénierie et de construction, les transports et les services financiers canadiens, et j'en passe.
Les délégués font également valoir à nos partenaires mondiaux la réussite du Canada et les avantages concurrentiels qu’il offre en tant que destination d’affaires, y compris :
Le Canada est également bien doté sur le plan de la géographie.
Sur le littoral du Pacifique, nous avons mis au point un réseau de plus en plus intégré de ports, d’aéroports, de routes et de chemins de fer qui connecte les océans Atlantique et Pacifique au cœur de l’Amérique du Nord.
Par l’intermédiaire de l'Initiative de la porte et du corridor de l'Asie-Pacifique du Canada, nous œuvrons de concert avec tous les ordres de gouvernement et le secteur privé afin de renforcer considérablement notre infrastructure de transport sur la côte Ouest du Canada.
Notre souhait est de stimuler le commerce transpacifique entre l’Amérique du Nord et des économies comme la Chine, la Corée du Sud, l’Asie du Sud-Est, le Japon et l’Australie grâce à cette porte d’entrée au Canada.
Il ne s’agit là que de quelques exemples des efforts que déploie le gouvernement pour aider les entreprises et les investisseurs canadiens à nouer davantage de liens au sein de l’économie mondiale.
Nous sommes très fiers d’être un chef de file en la matière, et nous nous réjouissons à la perspective de collaborer avec nos amis et partenaires de la région de l’Asie-Pacifique — et surtout à l’échelle mondiale — pour créer des emplois et des débouchés qui nous aideront tous à avancer sur le chemin d’une reprise durable.
Je vous remercie.