No 2010/93 - Yokohama, Japon - Le 12 novembre 2010
Sous réserve de modifications
C’est avec plaisir que je participe à ce groupe d’experts.
Le Canada est d’avis que les accords commerciaux — bilatéraux, régionaux et multilatéraux — contribuent dans une large mesure à l’avancement de nos économies sur le chemin de la reprise.
Les partenariats commerciaux et économiques ont sans aucun doute favorisé le succès dans la région de l’Asie-Pacifique.
Depuis la formation de l'APEC en 1989, le total des échanges de marchandises dans la région s'est accru de 350 p. 100.
Grâce à environ 40 accords commerciaux actuellement en vigueur avec des économies de l’Asie-Pacifique, cette région est un excellent exemple de la contribution du libre-échange à la création d’emplois, à la croissance et au renforcement des économies.
L’expérience du Canada dans le domaine du libre-échange a également été très positive.
Depuis l'entrée en vigueur de l'Accord de libre-échange nord-américain, nos échanges de marchandises avec les États-Unis ont augmenté de 73 p. 100.
L’année dernière, même en pleine récession économique mondiale, plus de 1,6 milliard de dollars en biens et en services ont franchi la frontière canado-américaine quotidiennement.
Nos investissements bilatéraux sont aussi extraordinaires, atteignant 549,6 milliards de dollars en 2009.
Le Canada et les États-Unis sont devenus des parties intégrantes de la chaîne d’approvisionnement de l’un et l’autre pays — nous travaillons ensemble.
Entre-temps, nos échanges avec le Mexique ont plus que quadruplé.
Nos industries nationales ont prospéré grâce au libre-échange nord-américain, en vendant à nos partenaires, en participant aux chaînes d’approvisionnement nord-américaines et en attirant des investissements au Canada.
Nous cherchons maintenant à répéter ce succès par le biais d’accords de libre-échange bilatéraux avec des marchés clés à l’échelle mondiale.
Le Canada est toujours résolu à favoriser les progrès au sein de l’Organisation mondiale du commerce, mais il reconnaît, comme bien d’autres nations qui dépendent du commerce, qu’il doit exécuter un programme ambitieux de négociation en matière de libre-échange pour ouvrir de nouveaux marchés aux entreprises canadiennes et créer des emplois et des débouchés pour les travailleurs canadiens.
Cela signifie aller au-delà du niveau multilatéral.
C’est pourquoi nous avons conclu de nouveaux accords commerciaux avec huit pays au cours des quatre dernières années, et négocions actuellement avec près de 50 autres.
Nous concentrons également nos efforts sur la région de l’Asie-Pacifique.
Au cours des 25 dernières années, nos liens commerciaux dans la région ont augmenté considérablement.
Nous voulons stimuler le commerce transpacifique avec des économies comme l’Australie, la Chine, le Japon, la République de Corée et l’Asie du Sud-Est.
Prenez par exemple notre partenariat avec le Japon — notre deuxième partenaire en Asie au chapitre des échanges de marchandises et notre principal partenaire en Asie en ce qui touche les investissements.
Les entreprises canadiennes installées au Japon sont nombreuses.
Par ailleurs, de nombreuses entreprises japonaises profitent du contexte canadien si propice aux affaires.
Je sais que le Canada et le Japon peuvent élargir leur relation commerciale en libéralisant le commerce, par le biais d’un accord de partenariat économique ou d’un accord de libre-échange.
Une étude conjointe Canada-Japon réalisée en 2007 a montré que l'élimination des tarifs douaniers procurerait au Japon des retombées économiques évaluées à près de 6,2 milliards de dollars américains et qu'elle accroîtrait ses exportations de 2,4 milliards de dollars américains.
Il s’agit d’un excellent exemple de la façon dont nous pouvons créer des débouchés pour nos entreprises, nos innovateurs et nos investisseurs à partir d’une relation commerciale mature et sophistiquée.
C’est pourquoi le Canada appuie fermement l'intégration économique de la région de l’Asie-Pacifique et travaille à la mise en place d'une zone de libre-échange régionale comme objectif à long terme.
En outre, le Canada croit que son succès au chapitre du commerce régional et multilatéral dans la région, loin d’entraver la conclusion fructueuse du cycle de Doha, peut inspirer les chefs de file mondiaux à être plus ambitieux dans l’élimination des obstacles au commerce.
Le succès de la région de l’Asie-Pacifique en tant que superpuissance économique intégrée peut servir de modèle au reste du monde.
Il démontre comment chaque nation peut favoriser la coopération afin de créer des débouchés et des emplois de chaque côté des frontières.
C’est un modèle de réussite dont le monde a besoin, maintenant plus que jamais, tandis que nous continuons à tendre vers une reprise économique, en créant les emplois et la prospérité auxquels nos citoyens s’attendent.
Je vous remercie.