Affaires étrangères et Commerce international Canada
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Discours du ministre Van Loan à la conférence sur l’ALENA de l’Alliance nord-américaine des universités innovantes

No 2010/19 - Ottawa (Ontario) – Le 12 avril 2010

Sous réserve de modifications

Je vous remercie de vos mots aimables, ainsi que de m’avoir invité à prendre la parole ce soir.

Permettez-moi d’abord de saluer le travail formidable accompli par votre organisation.

L’Université Athabasca, le University College de l’Université du Maryland et l’Instituto Tecnológico de Monterrey s’associent pour promouvoir un dialogue sur plusieurs questions importantes par-delà les frontières.

Le thème de cette année en est un exemple parfait. On pourrait même dire que « la création de la richesse au moyen du libre-échange et de l’entrepreneuriat » résume assez bien l’approche du commerce international adoptée par notre gouvernement.

Nous croyons que lorsque les entreprises prospèrent, les Canadiens prospèrent eux aussi. En effet, les entreprises florissantes créent des emplois, stimulent la prospérité et aident à maintenir la qualité de vie dont jouissent les Canadiens et sur laquelle ils comptent.

En ces temps d’incertitude économique mondiale, les efforts du gouvernement en vue de renforcer l’économie canadienne revêtent une urgence encore plus grande.

Si nous mettons tellement l’accent sur son Plan d’action économique, c’est pour protéger les revenus, créer des emplois, assouplir les marchés du crédit et aider les travailleurs et les communautés locales à se remettre sur pied.

Le budget de 2010 présente notre plan d’action pour revenir à l’équilibre budgétaire à moyen terme, et ce, bien avant tous les autres membres du G7.

Nous appuyons le secteur de la fabrication en faisant du Canada le premier pays du G20 à devenir une zone libre de droits de douane pour les importations de machines et d’équipement.

Nous créons et protégeons les emplois, et nous investissons dans les compétences et l’instruction des Canadiens afin de créer les emplois et les industries de demain.

Et notre Plan d’action économique opère les changements nécessaires pour faire en sorte que, d’un océan à l’autre, nous sortirons de ce ralentissement économique en meilleure santé que presque tous les autres pays industrialisés. Mais s’il est vrai que nous arrivons à un tournant important, nous sommes loin d’avoir repris tout le terrain perdu.

Je suis sûr que vous conviendrez qu’on ne peut vraiment parler d’une reprise durable sans parler aussi de mesures de promotion du commerce vigoureuses et ambitieuses.

Le Canada est, après tout, une nation commerçante. Les échanges commerciaux sont à l’origine d’environ 60 p. 100 de notre produit intérieur brut.

Et c’est ici même, en Amérique du Nord, que notre adhésion au libre-échange et à l’ouverture des marchés s’est révélée la plus productive et la plus instructive.

Le succès de l’ALENA

Il ne fait aucun doute que l’Accord de libre échange nord-américain est une réussite pour nos trois pays.

Au Canada, par exemple, près de 4,1 millions d’emplois ont été créés depuis la signature de l’Accord.

L’Accord a également marqué un nouveau départ important dans nos relations commerciales avec les États-Unis et le Mexique.

Avec les États-Unis, l’Accord est venu couronner les liens étroits bâtis entre nos deux pays au fil des générations. Nous avons fait fructifier ces relations et, grâce au libre-échange bilatéral, nous avons créé le partenariat commercial le plus prospère de l’histoire.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

  • L’an dernier, la valeur totale des biens et des services qui ont franchi la frontière s’élevait à plus de 1,6 milliard de dollars par jour.
  • Aux États-Unis, 8 millions d’emplois dépendent des échanges commerciaux avec le Canada.
  • Le Canada a acheté l’an dernier près de cinq fois plus de marchandises aux États-Unis qu’à la Chine.
  • Le Canada est le principal marché d’exportation de marchandises de 34 États américains.

Grâce au libre-échange, nous ne nous bornons pas à échanger des produits et des services, mais nous poursuivons aussi des objectifs communs. Nous avons créé des chaînes d’approvisionnement pour ainsi dire continues, qui permettent aux produits de traverser la frontière plusieurs fois au cours de leur fabrication. Ce genre de coopération profite aux particuliers et aux entreprises en créant des emplois et des débouchés de part et d’autre de la frontière.

Notre partenariat commercial avec le Mexique a suivi une trajectoire quelque peu différente.

Avant la signature de l’Accord, nos échanges bilatéraux étaient assez modestes.

Mais depuis, nos échanges bilatéraux de marchandises ont bondi de 370 p. 100, et nos investissements directs au Mexique, de plus de 630 p. 100.

Aujourd’hui, le Mexique est notre cinquième marché d’exportation de marchandises et un partenaire incroyablement important pour différents secteurs partout au Canada.

Près de 2 400 entreprises canadiennes se sont implantées sur le marché mexicain.

L’ALENA a donc renforcé les partenariats entre les trois pays. Et il nous a donné à tous un réel avantage concurrentiel sur le marché mondial.

Nos trois pays forment l’un des blocs commerciaux les plus dynamiques et les plus prospères au monde, avec un produit intérieur brut global de plus de 18,8 billions de dollars.

Songez aussi aux chaînes d’approvisionnement et aux corridors de transport qui sillonnent notre continent depuis l’Atlantique jusqu’au Pacifique, en passant par les Grands Lacs et le cœur de des États-Unis pour descendre jusqu’au Mexique.

Pour maintenir leur compétitivité dans l’économie mondiale, nos entreprises innovent, accroissent leur efficacité et se spécialisent dans des produits et des services de plus grande valeur. Et elles le font à l’aide de facteurs de production et de services achetés à leurs partenaires nord-américains.

Le libre-échange est le moteur de ce succès et il nous aide à rivaliser avec des géants commerciaux en devenir comme la Chine, l’Inde et le Brésil.

Depuis quelques années, nous avons pris des mesures pour améliorer ce partenariat encore davantage.

Notre gouvernement poursuit ses efforts pour renforcer notre partenariat et éliminer les obstacles au commerce qui subsistent – les retards à la frontière, par exemple, ou encore les écarts entre nos régimes de réglementation.

En plus de nous faire perdre du temps et de l’argent, ces obstacles entravent notre capacité d’attirer plus d’entreprises et d’investissements en Amérique du Nord.

Notre gouvernement sait bien que des relations commerciales complexes doivent aller bien au-delà de la simple réduction des droits de douane. Il importe, plus que jamais auparavant, que les entreprises puissent abaisser leurs coûts et éviter des fardeaux qui alourdissent inutilement la conduite des affaires.

C’est pourquoi le Canada continuera d’appuyer les efforts en cours pour rendre l’Amérique du Nord à la fois plus favorable aux affaires et plus compétitive.

Nous avons réussi dernièrement à obtenir une exemption des dispositions « Buy American » qui s’appliquent aux projets d’infrastructure dans le cadre du plan de relance des États-Unis. Nous entendons poursuivre nos efforts pour libéraliser les échanges face à la tentation du protectionnisme.

Le plan d’action commercial du Canada : l’élargissement des marchés

L’immense succès du libre-échange nord-américain nous a d’ailleurs incité à multiplier nos démarches pour ouvrir de nouveaux marchés, attirer les investissements et aider les Canadiens à se mesurer à la concurrence dans le monde entier.

Ainsi, nous avons déposé au Parlement des projets de loi visant à mettre en œuvre les accords de libre-échange conclus avec la Colombie et la Jordanie. Nous déposerons bientôt un projet de loi relatif à un accord similaire avec le Panama.

En outre, le Canada a déjà entamé ses négociations les plus importantes depuis celles qui ont mené à l’Accord de libre-échange nord-américain. Il s’agit des négociations avec l’Union européenne en vue d’un accord économique et commercial global.

Nos entreprises réclament depuis longtemps un resserrement de nos relations commerciales avec l’Union européenne. Nos efforts en vue de réaliser le libre-échange avec l’UE permettront à nos travailleurs de bénéficier de la croissance qu’ils sont en droit d’attendre et qu’ils méritent afin de pouvoir s’imposer et réussir. Nos partenaires européens nous ont dit, pour leur part, qu’ils sont vivement intéressés par ce que le Canada peut leur offrir en tant que partenaire économique.

Nous avons :

  • le système bancaire le plus solide au monde;
  • un climat ouvert et propice aux affaires;
  • une fiscalité des entreprises très favorable, en voie d’offrir les taux d’imposition les plus bas du G7;
  • une main-d’œuvre qualifiée, comptant la plus forte proportion de diplômés postsecondaires de l’Organisation de coopération et de développement économiques;
  • une adhésion solide au principe de la légalité;
  • une qualité de vie très élevée.

À certains égards, nous avons été encouragés par le succès de l’accord de partenariat économique que le Mexique a conclu avec l’Union européenne.

Nous entendons aussi aller encore plus loin et conclure un accord qui sera à la fois plus vaste et plus ambitieux que l’Accord de libre-échange nord-américain.

Nous sommes convaincus que cet accord rendra l’Amérique du Nord plus attrayante et plus compétitive pour les entreprises du monde entier et qu’il offrira la possibilité de profiter à nous tous.

C’est pourquoi la lutte contre le protectionnisme et le maintien de l’ouverture des marchés au commerce et aux affaires sont au cœur du message que nous adressons au monde entier au moment où le Canada s’apprête à accueillir le prochain sommet du G20.

Comme l’expérience nous l’a appris ici, en Amérique du Nord, la libéralisation des échanges est le meilleur moyen de créer des débouchés et des emplois, et de stimuler la prospérité dans l’économie mondiale.

Dans un monde très compétitif − un monde où il arrive parfois que le bien fondé du libre-échange et de l’ouverture des marchés soit remis en question −, il incombe à tous ceux et celles qui croient aux mérites du commerce de se tenir debout et de demander qu’on ouvre plus de portes au commerce et à la coopération mondiale.

Votre groupe représente une voix importante à cet égard. Je suis heureux de constater que vous vous efforcez de garder cette question au cœur de votre propre dialogue.

Conclusion

Le monde voit depuis longtemps dans l’Amérique du Nord un modèle de partenariat commercial productif.

Canadiens, Mexicains et Américains peuvent tous être très fiers de ce qu’ils ont accompli au cours des 16 dernières années.

Je me réjouis à l’idée de collaborer avec nos partenaires nord-américains pour continuer de renforcer ce succès et de créer d’autres possibilités pour nos citoyens dans les années à venir.

C’est également avec beaucoup d’intérêt que je prendrai connaissance des résultats de cette conférence et de vos délibérations sur l’avenir de notre grand partenariat continental.

Je vous remercie.

 

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Date de modification :
2010-04-13