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Discours du ministre Van Loan devant le Conseil canadien des Amériques

No 2010/30 - Toronto (Ontario) – Le 14 mai 2010

Sous réserve de modifications

Je tiens tout d’abord à souhaiter la bienvenue à mon collègue, M. Roberto Henríquez, ministre du Commerce et de l’Industrie du Panama, à Toronto, capitale des affaires du Canada.

Je voudrais également souligner la présence d’autres invités panaméens aujourd’hui, dont :

  • M. Carlo Escobar, ambassadeur du Panama au Canada;
  • M. Bosco Vallarino, consul général du Panama à Toronto;
  • M. Victor Pérez, ministre de l’Agriculture du Panama.

La ministre du Travail du Canada, Mme Lisa Raitt, est également présente.

Je remercie le Conseil canadien des Amériques d’avoir organisé cette activité. Les efforts que déploie le Conseil année après année constituent l’un des fondements des relations fructueuses que le Canada entretient dans l’ensemble de l’Amérique latine et des Caraïbes, notamment avec le Panama.

J’espère donc que l’Accord de libre-échange Canada-Panama, que nous avons signé ce matin à Ottawa en présence du premier ministre Harper, représente pour vous une victoire, non seulement pour nos entreprises, mais aussi pour des organisations comme la vôtre.

Le Panama jouit d’une économie dynamique et novatrice — une économie qui attire l’attention des entreprises du monde entier, y compris celles du Canada. Le Panama représente aussi une porte d’entrée vers l’Amérique latine et les Caraïbes. Le canal de Panama n’est rien de moins qu’un moteur économique qui attire les affaires en Amérique latine et à travers elle.

Le canal est aussi un pilier de la Zone franche de Colón — une plaque tournante mondiale de l’expédition dont les activités annuelles d’importation et d’exportation atteignent des milliards de dollars.

Mais en tant que pays, le Panama est encore plus. C’est un modèle de libre entreprise — un petit pays qui tire profit de ses avantages géographiques et du dynamisme de son peuple pour saisir les occasions d’affaires mondiales.

Tout pays de l’Amérique latine qui souhaite bâtir pour ses citoyens une économie solide et concurrentielle à l’échelle internationale n’a qu’à suivre l’exemple du Panama.

La réussite du Panama repose aussi sur les nombreuses initiatives de libre-échange menées par le pays, non seulement avec des voisins comme le Salvador et le Chili, mais aussi avec Singapour, Taïwan et les États-Unis.

Les entreprises canadiennes sont très enthousiastes à l’idée de faire davantage d’affaires au Panama, que ce soit dans les secteurs du bâtiment, du tourisme, des services, de l’éducation, de la fabrication, de la logistique, des ressources humaines, de la distribution ou de l’énergie. Les entreprises canadiennes peuvent jouer un rôle important dans l’économie panaméenne. C’est pourquoi l’Accord de libre-échange que nous signons aujourd’hui tombe à point nommé pour nos deux pays.

Cet accord éliminera les droits de douane sur tout un éventail de produits canadiens et permettra un meilleur accès au marché panaméen pour les fournisseurs de services canadiens. Il garantit également un accès aux marchés publics, offrant ainsi davantage de possibilités aux entreprises canadiennes qui souhaitent participer aux projets d’expansion du canal de Panama et à d’autres projets d’infrastructure. Il aidera également les investisseurs canadiens au Panama en leur offrant une plus grande transparence et une meilleure protection.

Cet accord confèrera aussi à nos partenaires panaméens un accès au marché canadien ainsi qu’à tous les avantages commerciaux qu’offre le Canada, notamment :

  • un climat de libre entreprise ouvert et attrayant;
  • la meilleure situation fiscale des pays du G7;
  • le système bancaire le plus sain du monde;
  • un taux d’imposition des sociétés peu élevé — en voie de devenir le plus bas du G7;
  • la plus rapide croissance économique des pays du G7 selon le Fonds monétaire international;
  • la première « zone en franchise de droits » offerte aux fabricants par un pays du G20;
  • une main-d’œuvre qualifiée et la plus importante proportion de diplômés de l’enseignement postsecondaire parmi les pays de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques;
  • un ferme attachement à la bonne gouvernance et à la primauté du droit;
  • une grande qualité de vie.

Mais aujourd’hui, nous soulignons également le fait que le libre-échange peut aller de pair avec la protection des droits des travailleurs et la protection de l’environnement. C’est pourquoi nous signons aussi aujourd’hui deux accords parallèles qui nous engagent à assurer une excellente protection de l’environnement et des droits des travailleurs.

Notre gouvernement est conscient qu’une économie canadienne concurrentielle dépend d’une baisse des taux d’imposition, d’investissements dans l’innovation et de la promotion de la libre entreprise partout au pays.

Mais une économie concurrentielle dépend aussi de l’établissement de partenariats dans le monde entier. Elle dépend du libre-échange.

C’est pour cette raison que le Canada met de l’avant un ambitieux programme commercial, qui inclut des négociations avec l’Union européenne en vue d’un accord économique et commercial global.

Et c’est aussi pourquoi nous unissons ses efforts à ceux de ses partenaires panaméens pour accroître les occasions d’affaires et promouvoir la prospérité et la création d’emplois dans les deux pays.

Je me réjouis à la perspective de collaborer avec le ministre Henríquez dans l’avenir afin de tirer le maximum de cet accord commercial et de promouvoir la prospérité et la réussite économique tant au Canada qu’au Panama.

Je vous remercie.

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Date de modification :
2010-05-14