Nº 2010/65 - Toronto (Ontario) - Le 14 septembre 2010
Sous réserve de modifications
Je suis heureux d’être ici pour vous parler des liens solides et croissants qui existent entre le Canada et l’Inde.
Nos deux pays ont noué des liens culturels, économiques et politiques étroits qui remontent à de nombreuses générations.
Depuis plus de trois décennies d’histoire commune, la Chambre de commerce Canada-Inde joue un rôle déterminant dans le renforcement des relations économiques entre nos deux pays.
Les organismes comme le vôtre sont d’excellents partenaires pour notre gouvernement alors qu’il cherche à accroître le libre-échange et les possibilités d’investissement.
Nos relations commerciales avec l’Inde sont à la fois passionnantes et prometteuses pour nos deux pays, alors que nous progressons vers une relance économique durable.
Comme vous le savez, le Sommet du G-20 a eu lieu en juin ici même à Toronto. La reprise économique a été à cette occasion le principal sujet de discussion.
Pendant le sommet, les dirigeants mondiaux ont convenu que la coopération est essentielle à l’échelle mondiale en ces temps de difficultés économiques.
Ils se sont entendus sur plusieurs mesures clés :
La démarche que le Canada a adoptée pour redresser son économie correspond de près aux objectifs définis par les dirigeants du G-20. De fait, le Canada montre la voie.
Selon le Fonds monétaire international, le Canada devrait être le seul pays du G-7 à retrouver l’équilibre budgétaire au cours des cinq prochaines années.
En outre, nous adoptons des mesures pour que le Canada sorte de la crise économique plus fort et en meilleure situation financière que presque tout autre pays industrialisé.
Le Canada continue d’abattre les obstacles à l’investissement, de combattre les mesures protectionnistes et de promouvoir le libre-échange. Notre gouvernement est déterminé à rechercher de nouvelles possibilités de libre-échange aux quatre coins du monde.
En 2009 et 2010, le Canada a unilatéralement éliminé les droits de douane sur toute une gamme d’équipements et de machinerie, notamment sur les intrants manufacturiers. Cette mesure fera du Canada le premier pays membre du G-20 à devenir une zone libre de droits de douane pour les fabricants industriels et le rendra plus attrayant pour les investisseurs.
De nouveaux accords de libre-échange avec le Pérou et l’Association européenne de libre-échange sont maintenant en vigueur.
Nous avons signé l’Accord de libre-échange Canada-Panama en mai.
En juin, nous avons reçu la sanction royale pour mettre en œuvre un accord de libre-échange avec la Colombie.
Nous avons de plus déposé un projet de loi visant à mettre en œuvre un accord de libre-échange avec la Jordanie.
Nous menons actuellement des négociations en vue de conclure des accords de libre-échange avec la Communauté des Caraïbes, la République dominicaine, l’Ukraine, la République de Corée et le Groupe des quatre de l’Amérique centrale, soit le Guatemala, le Honduras, le Nicaragua et le Salvador.
Enfin, nous abordons le cinquième cycle de négociations visant à conclure un accord économique et commercial global avec l’Union européenne.
Grâce à ces initiatives, notre gouvernement crée des débouchés pour les entreprises canadiennes, sachant qu’elles peuvent rivaliser avec les meilleures du monde.
La réussite du programme de libre-échange de notre gouvernement et le succès que connaissent les entreprises canadiennes à l’étranger sont facilités par le travail de notre réseau de délégués commerciaux.
Les délégués commerciaux sont nos agents sur le terrain dans plus de 150 villes partout dans le monde, où ils aident les entreprises canadiennes à trouver de nouveaux débouchés.
En Inde, nos délégués commerciaux font la promotion des intérêts économiques du Canada et ils aident les entreprises canadiennes à faire des affaires dans le marché indien émergent.
Les délégués commerciaux peuvent constituer un atout précieux pour vos membres. Je vous encourage d’ailleurs à vous renseigner davantage sur le Service des délégués commerciaux du Canada auprès du kiosque d’information ici même.
Notre gouvernement s’emploie activement à resserrer ses liens avec l’Inde.
L’année dernière, le Canada a ouvert trois bureaux commerciaux en Inde, soit à Hyderabad, à Kolkata et à Ahmedabad.
L’Inde héberge ainsi le troisième réseau commercial en importance du Canada à l’étranger, avec un total de huit missions.
Des membres haut placés de nos gouvernements ont effectué de nombreuses visites depuis 2006, incluant celle du premier ministre Stephen Harper en 2009.
Pendant sa visite en Inde, M. Harper et le premier ministre de l’Inde, M. Manmohan Singh, avaient annoncé la création d’un groupe d’étude conjoint pour examiner la possibilité d’un accord de partenariat économique global.
Cet été, les deux dirigeants se sont rencontrés à Toronto pour le Sommet du G-20, à l’issue duquel le premier ministre Singh a prolongé son séjour pour une visite bilatérale destinée à resserrer les relations entre les deux pays.
Ils se sont entendus sur les activités et l’encadrement qui aideront les deux pays à atteindre leur objectif commun d’accroître leurs échanges bilatéraux jusqu’à hauteur de 15 milliards de dollars par an au cours des cinq prochaines années.
Ils ont aussi accueilli favorablement la conclusion de l’étude conjointe selon laquelle les deux pays pourraient réaliser d’importants gains économiques avec un accord de partenariat économique global.
Les deux premiers ministres ont déclaré que leurs gouvernements respectifs entameraient immédiatement les procédures d’obtention des approbations pour lancer les négociations, afin que ces procédures soient terminées d’ici la fin du mois d’octobre.
Les entreprises canadiennes démontrent beaucoup d’enthousiasme à la perspective de faire davantage d’affaires avec l’Inde.
Nous croyons par ailleurs que l’Inde pourrait elle aussi profiter des nombreux avantages que le Canada offre aux entreprises :
Le Canada est véritablement un meneur mondial pour ce qui est d’édifier une économie solide.
Nous croyons en outre qu’un resserrement des liens économiques avec l’Inde pourrait produire des retombées commerciales positives pour les citoyens de nos deux pays.
Notre gouvernement demeure aussi résolu à créer davantage de débouchés en matière d’investissement, au Canada et à l’étranger.
Pour établir une économie forte, la promotion de l’investissement doit aller de pair avec le commerce.
C’est pourquoi nous nous efforçons de mettre au point un accord de promotion et de protection des investissements étrangers avec l’Inde qui profitera aux investisseurs canadiens et indiens, en haussant le niveau de confiance des entreprises canadiennes qui investissent déjà en Inde.
Cet accord ferait aussi connaître le Canada comme destination d’investissement étranger et ouvrirait ainsi de nouveaux marchés pour les entreprises indiennes à la recherche de débouchés à l’étranger.
De plus, nos deux pays collaborent dans les secteurs des sciences et de la technologie, de sorte qu’ils profiteront de part et d’autre de nouvelles connaissances et technologies de nature à stimuler la croissance économique.
Enfin, notre gouvernement est actuellement en voie de ratifier avec l’Inde un accord de coopération sur l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques.
Nous cherchons à ouvrir aux membres de l’industrie nucléaire canadienne l’accès au marché nucléaire civil indien, en pleine expansion.
Les relations entre le Canada et l’Inde se trouvent réellement à un tournant crucial.
Mais ce sont les liens interpersonnels qui renforcent les accords entre nos gouvernements et rapprochent nos deux pays et qui créent pour l’un et l’autre une prospérité et des bienfaits économiques accrus.
Plus tard ce mois-ci, mon homologue indien, le ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Anand Sharma, se rendra au Canada. Nous aurons l’occasion de faire progresser d’importants dossiers relatifs au commerce et à l’investissement.
Les négociations sur le commerce et l’investissement ne peuvent toutefois pas être le fait des seuls gouvernements : il leur faut l’appui de groupes tels que le vôtre, qui connaissent la culture et le milieu des affaires.
Votre chambre de commerce a un rôle déterminant à jouer au moment où nous cherchons à resserrer nos liens économiques avec l’Inde.
Je vous remercie.